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On a toujours un plus soumis que soi

Il y a quelques jours, on m’a fait une remarque sur mon Facebook qui disait qu’il ne devait pas être évident pour moi de me rendre compte que je m’étais « trompée de camps ».

Ça me paraît intéressant de discuter cette phrase, ces mots.

D’abord il y a l’histoire des camps, les dominateurs d’un côté, les soumis de l’autre.

Certes…!

Mais il ne s’agit en aucun cas de camps puisque l’un et l’autre se complètent et aucun ne peut exister sans l’autre.

Pas de guerre donc pas de camps; c’est une recherche de duo ou plus si affinités.

Ensuite, c’est une référence au fait que j’ai longtemps dominé avant d’être soumise.

Je n’ai pas à être humiliée ou honteuse d’avoir reconnu et admis que j’avais trouvé plus formidable et merveilleux que moi, une personne telle que j’ai eue envie de me placer sous son égide, de suivre autant l’axe de pensée que de vie.

Je ne me suis pas trompée étant donné qu’à mon sens il existe une hiérarchie naturelle.

Très peu de doms peuvent se targuer d’avoir mon « respect », pour ça, il faut que j’admire un aspect ou un autre. Tous ceux que je ne « respecte » pas en tant que dominateur-qui-sait-exercer-son-art passent automatiquement dans la case « soumis »; des personnes sur lesquelles j’ai un pouvoir notable et dont je pourrais abuser!

Mettre des soi-disant dominateurs à genoux dans leur recherche de me posséder, ça a été un sport fut un temps!

J’ai toujours su que je ne m’épanouissais pas en dominatrice même si, je sais dominer, même si j’ai souvent l’ascendant sur les personnes, je n’en fais plus vraiment usage maintenant. Et puis, ne me maîtrisant pas moi-même, je ne vais pas chercher à maîtriser autrui, ce serait un comble! (Et passablement dangereux).

Je n’ai donc eu de cesse de chercher quelqu’un qui saurait se servir de moi, c’est l’origine de ce blog après tout, et j’en ai eu très vite conscience même si je me suis voilée la face par confort.

Mettez des soumis ensemble, peu importe le sexe, vous verrez une hiérarchie s’établir. Même chose chez les dominateurs!

Et il arrive que des soumis soient bien plus exigeants envers eux-mêmes que des dominateurs, l’inverse est vraie la plupart du temps cependant.

Je pense donc que l’on a toujours plus soumis et plus dominant que soi.

Il est plus ou moins dit dans la sphère BDSM que toute personne soumise doit le respect à toute personne dominante mais, pour ma part, je dois avouer que je n’ai quasiment jamais vouvoyé un dominant, je serre des mains, je tape des bises mais loin de moi l’idée de me mettre à genoux pour embrasser la bague du « pape »; encore faut-il prouver qu’on est digne d’être adoré.

Ça n’empêche pas de respecter. Et si quelqu’un éveille mon respect, il ou elle le saura; pas besoin de faire le paillasson pour le démontrer.

On pourrait dire que je suis mal élevée, je ne le pense pas.

Je pense par contre et ça, c’est ce qui m’empêche de me ridiculiser devant des doms de pacotille.

On dit vite fait que les soumis sont mal élevés mais les dominateurs le sont souvent davantage et il me semble de bon aloi de le leur faire remarquer.

De la décence, de la justesse dans le langage et le comportement, c’est un minimum.

Je connais aussi ma valeur et c’est elle qui me donne un certain orgueil que bon nombre ont tenté de briser, en vain.

Il est hors de question pour moi de m’abaisser à la hauteur de mon maître afin que je sois à sa portée.

C’est à lui d’avoir l’ampleur suffisante!

J’ai demandé énormément, quelqu’un à ma mesure, fait pour moi.

A l’aube de mes 30 ans, dans un mois jour pour jour, je pense avoir vu mon vœux s’exaucer.

Ça ne tombe pas du ciel, la chance, ça se provoque!

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De par le passé…

Je suis quelqu’un de nostalgique.

Parfois, je repense au passé.

Dans ce passé il y a une lettre: M.

Le blog que j’avais écrit à l’époque existe toujours. Dans une boîte chinoise, j’y ai toujours le bijoux/collier qu’il m’avait offert ainsi qu’à son insu, 3 cheveux dans un papier de soie.

A l’époque, je croyais vivre quelque chose de grand avec un type qui me parlait tous les 2 ou 3 jours et qui se révélait impuissant à se servir de moi et à m’aider.

Il a tout fait pour que je lui fasse confiance.

Je ne sais plus tellement combien de temps à duré ce jeu-là mais en fouinant là où je n’aurais pas dû, j’ai découvert de bien vilaines choses.

Sous des gentillesses et une assurance de soi telles que j’ai cédé, il y avait pour lui un double voire un triple jeu.

Tout le monde m’assurait que c’était un « Maître » avec la majuscule mais après coup, il est plutôt minuscule.

Au point de m’envoyer un sms des mois après à une date qui avait peut-être pour but de faire écho, sans qu’on ne se soit plus jamais adressé la parole auparavant.

J’ignore en quels termes il peut penser à moi puisqu’il a dit avoir des pensées pour moi.

Moi, quand j’y pense, je me demande à quel point j’ai pu être aussi stupide.

A quel point j’ai fantasmée plus que vécue cette relation, qui n’en mérite peut-être même pas le nom.

Il n’a rien fait de ce qu’il a dit et encore moins son histoire de préavis, d’explication.

Possédée telle que je l’étais, cela a été terrible même si quelque part, j’ai bien cherché à mettre un terme à cette histoire. Je me suis excusée, il ne les a pas acceptées, fin de l’histoire avec des mots très moches de sa part au milieu.

Il y a bien longtemps que j’ai fait un déicide à son encontre mais cela me laisse un arrière goût de… glauque.

Méfiez-vous des contrefaçons et demandez toujours des preuves de ce que vous avancent les gens!

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Fiche descriptive d’un ou une soumise

Je sais que nombre de gens s’amusent uniquement sur internet via des logiciels de communication divers.

Je ne suis pas sans ignorer que les personnes soumises aiment généralement beaucoup remplir des papiers, écrire sur eux et donner force de détails.

On peut poser des questions sur un élément physique ou un autre et oublier…

Je vais vous proposer un petit questionnaire à faire remplir ou à remplir ensemble.

C’est pour s’amuser, voir si l’autre va répondre ou mentir, en face à face, vous pouvez vérifier mètre de couturière à la main!

Description détaillée de…

  • Taille:

  • Poids:

  • Couleur des cheveux:

  • Signes particuliers:

  • Tour de cou:

  • Tour de poitrine:

  • Bonnet: (le cas échéant)

  • Tour de poignets:

  • Tour de taille:

  • Tour de hanches:

  • Tour de cheville:

  • Pointure:

  • Taille de vêtements:

  • Taille du sexe au repos/ en érection: (le cas échéant)

  • Diamètre du sexe au repos/ en érection: (le cas échéant)

Je pense ne rien avoir oublié, de mon point de vue!

Vous pouvez aussi rajouter des informations que vous jugerez utiles, c’est aussi une manière de connaître toutes les mensurations nécessaires à l’achat de n’importe quel vêtement ou parure et ce à n’importe quel moment sans que la personne soumise s’en doute.

Il peut y avoir des variations de poids, pour ceux ou celles à qui cela plaît vous pouvez faire la pesée avec collier/laisse (tout accessoire qui fait partie de la personne soumise), en sous-vêtement ou nu(e), un peu à l’image des jockeys qui sont pesés avec leur matériel et leur tenue.

Cela peut être public si vous avez un programme de régime en cours afin de féliciter ou punir votre soumis(e).

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Ma bague d’O

C’est le 11 décembre 2009, alors que nous nous promenions dans une boutique à saveur BDSM, qu’Asdrubael m’appelle, m’arrachant à la contemplation de je ne sais plus quoi.

Je le rejoins afin de m’enquérir de ce qu’il souhaite et il me montre une vitrine.

A l’intérieur des bagues d’O.

Je me penche afin de regarder un peu mieux qu’Asdrubael a déjà hélé un vendeur pour qu’il ouvre la vitrine, et je dois ôter mes gants afin d’essayer ce qu’on me présente car, non, je ne connais pas mon tour de doigt, l’annulaire droit fait les essayages.

La première bague en métal argentée ne me va pas, qu’à cela ne tienne, Asdrubael insiste et dans celles en argent, une me va.

Je secoue la main, elle se décale un peu mais ne s’échappe pas.

Je l’enlève, le vendeur interroge Asdrubael parce que de l’une à l’autre ce n’est pas le même prix. Il répond que ça n’a pas d’importance.

Sur l’instant, je n’ai pas trop réalisé ce qui se passait… Comme si ce qui avait été acheté sous mon nez, à ma taille, ne me concernait pas.

D’ailleurs à la caisse, je me laisse distraire par une paire de gants qu’Asdrubael ne me laissera pas payer, malgré leur coût modique.

Moralité?

J’ignore le prix de la bague d’O qu’il m’a offerte mais c’est entre les rayons et la sortie qu’Asdrubael m’a faite me retourner, la bague dans la main.

- »Quelle main? » je demande…

Ce sera la droite.

Je la tends et il me la met donc à l’annulaire droit. S’en est suivi un baiser puis, un remerciement de ma part…

Un collier tel que le mien ne peux se porter au quotidien, cette bague, je dois la porter tout le temps, c’est ce que j’ai accepté.

Je me souviens de la remarque de ma Nanny, comme quoi Asdrubael aurait pu choisir un autre endroit, un autre moment qu’entre les rayons et la porte d’une boutique…

Ça n’avait aucune importance le lieu, le moment parce qu’à ce moment là, il n’y avait plus que nous deux, dans un espace indéfinissable.

Je n’aurais pas voulu d’une remise de bague au restaurant, ou lors d’une soirée… Ce moment nous l’avons vécu l’un tout près de l’autre et c’était bien.

Asdrubael n’avait pas prémédité son geste, c’était une envie, un désir à assouvissement immédiat et j’aime ses impulsions. On pourrait dire en effet que cela manque de formes mais… Pour moi c’est pas ça qui compte.

Je n’ai jamais porté de bague plus d’une soirée pour agrémenter une tenue…

Personne ne m’en a jamais offert et je n’en n’ai jamais achetée qu’une que je n’ai mise que quelques heures.

L’accepter c’était valider une étape et enfoncer le clou de manière inédite.

Cependant j’ai eu énormément de mal à m’y faire…

Lorsque l’on vous sert la main, c’est douloureux, lorsque l’on tient un stylo, il y a une pression, c’est gênant.

Le petit anneau est mobile et fait un petit bruit métallique lorsque j’agite la main.

Le support de l’anneau mobile, la petite boule, ne m’a jamais blessée mais j’ai rapidement saisi qu’on pouvait, en faisant pivoter la bague, s’en servir lors de caresses dans un jeu de température et de sensations.

Aujourd’hui, je la fais glisser sur mon doigt lorsque je suis nerveuse.

Si je dois l’enlever pour quelque chose de particulièrement salissant, elle me manque et j’ai peur de ne pas me souvenir où je l’ai posée.

Mais, je n’arrive pas à l’oublier… J’ignore si c’est tout à fait habituel.

Porter une bague est vraiment une curieuse sensation!

La bague d’O est censée être une réplique de celle décrite dans le roman de Pauline de Réage: « Histoire d’O ». La bague d’O est en fer et symbolise pour ceux qui la reconnaissent qu’elle est soumise et disponible à tous les usages que ces gens-là voudront bien en faire.

Ce n’est pas le même sens ici, dans notre histoire.

C’est un détournement d’un objet afin de sceller une étape et ne plus revenir en arrière.

Je ne révèlerai pas la signification exacte qui est mentionnée dans notre carnet noir mais, je peux dire que si je viens à rendre ma bague à Asdrubael, il a de quoi s’inquiéter car il n’y a plus de sécurité: si la situation empire c’est ensuite le collier que je rends.

La réciproque peut aussi être possible, s’il me demande de la lui rendre cette bague par exemple…

C’est jouer avec les codes, se les approprier pour se créer son cheminement, son histoire…

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Preuves de ma soumission

icone-collierJe l’ai décidé toute seule lorsque je suis devenue soumise à compter du 2 janvier 2009 de trouver un signe, un objet, quelque chose que je pourrai avoir en permanence sur moi et qui signifierait: « Je suis une soumise ».

Je sais bien qu’il existe la bague d’O, les colliers mais ça, c’est au maître à les donner.

Non, ce que je voulais c’était un signe distinctif, discret mais qui aurait un sens pour moi.

Je l’ai trouvé dans la collection Kimmidoll, qui ont repris l’ancienne tradition des kokeshis ou souhaits gravés sur des poupées rudimentaires au Japon.

Au tout début, j’en ai trouvée une rouquine et qui a la même coupe que j’avais au moment où je l’ai aperçue.

Petite geisha moderne au visage sage et à la posture soumise, elles ont toutes un petit message/signification qui pousse à se réaliser ou s’améliorer, à souhaiter.

J’ai donc trouvée cette collection très positive et attrayante puisque j’ai un faible pour tout ce qui vient du japon (Kinbaku compris!).

J’ai donc en porte-clefs, la petite rouquine qui est l’incarnation du sourire: Emi est son nom.

En porte-carte, Yuki, l’expression de la sensibilité,  en dehors du quotidien, chaque achat est très souvent un cadeau: c’est pour m’inspirer!

Pour rendre visite à mon Sadique, j’ai un  sac reprenant cette kimmidoll de la sensibilité qui me sert à mettre toutes mes affaires pour 2-3 jours.

Enfin, j’ai offert à Asdrubael une de ces kokeshis grand format pour qu’elle veille sur lui, Makoto qui incarne la sincérité et symbolise l’état d’esprit qui m’anime en venant à lui. (Petite astuce pragmatique, elle est aussi tirelire, le BDSM coûte cher, j’aimerai qu’elle gère notre budget!).

C’est à peu idiot sûrement à 29 ans de croire au pouvoir des mots associés à un bout de plastique mais ce sont des souhaits, des fétiches, des espoirs.

Je ne suis pas vraiment matérielle ni collectionneuse mais, là, j’ai été touchée simplement par l’espoir, par l’envie de croire qu’il peut m’arriver des choses exceptionnelles.

Et c’est ça qu’elles veulent dire pour moi!

http://www.kimmidoll.fr/

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