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Nouveau jouet: un fouet

Parce que j’ai râlé et parfois esquivé le fouet noir dur et mordant, Asdrubael a décidé de faire l’acquisition d’un nouveau fouet  qu’il a reçu il y a 2 semaines, enfin un peu plus.

Mais c’est durant notre avant dernier week-end ensemble que j’ai pu l’essayer.

Beaucoup moins mordant que l’espèce de chat à 9 queues noir en cuir, celui-ci a des lanières de nubuck rouges et un manche en cuir tressé.

Il est manufacturé et vient de loin il semblerait.

Il peut alors se faire très doux ou plus vif, un peu mordant et il est incontestable que je le supporte mieux!

Nous n’avons pas à notre sens une pratique assez régulière pour que j’explore la douleur en douceur et si je mal lunée, je pleure au bout du 3° coup.

Là, c’est très différent! Oh, je dis bien quand j’ai mal, mais ça n’a rien d’insupportable, et ça nous permet de davantage jouer et s’apprivoiser durant un moment plus long que les 2 minutes que je tiens avec le fouet noir.

Pourtant, il marque davantage, je rougis plus vite avec le fouet rouge et noir, ses larges lanières (plus d’un centimètre je pense) ne laissent pas beaucoup d’espace quand il frappe.

Je le trouve lourd et difficilement à manier, Asdrubael le trouve très bien et équilibré, il l’a bien en main… Un instrument d’homme?

Il fait plus d’un mètre, c’est certain!

Mais vraiment, j’ignore les dimensions…

Constatez par vous-même!

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La morsure du fouet

icone-smQu’est-ce que l’on ressent lorsqu’un fouet vient s’abattre sur votre peau?

Eh bien je vais vous le dire!

Du moins pour moi!

D’abord il y a une légère appréhension lorsque l’on n’est pas trop habituée comme moi (il y a 2 mois j’ignorais tout de ce côté là du fouet), on sait que ça va arriver alors une minuscule peur s’insinue: on sait qu’on va avoir mal!

Ensuite, on attend, on sait que ça va arriver mais si on ne fait pas face au fouet, on ne sait où il va frapper alors parfois j’essaie de deviner mais je me trompe souvent!

Et puis il y a cette amorce: la morsure!

Je pourrais imaginer aisément que le fouet a des dents et qu’il s’accroche à moi l’espace d’une minuscule seconde qui semble s’étirer dans le temps.

Mais, ce n’est pas une morsure, ce n’est qu’une léchouille et on sent son effet se dissiper aussi vite que la douleur est arrivée laissant pour 2 secondes un effet de brûlure.

Et puis plus rien, plus de douleur, un bien-être certain, un plaisir et un triomphe… Jusqu’au nouveau coup de fouet!

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Les yeux bandés

icone-bandeauS’il est une chose qu’Asdrubael m’a faite découvrir c’est bien le bandeau.

Pour moi, voir est très important.

Si je ne vois plus, je ne peux plus laisser courir mon regard sur un objet ou un autre, être déconcentrée par un chose qui va subitement attirer mon attention. M’enlever la vue, c’est m’enlever un repère important et je n’aurai jamais jamais accepté si je ne lui faisais pas un minimum de confiance.

Les yeux fermés, c’est la place à l’imagination au fantasme bien plus terrible que la réalité.

Je me suis donc retrouvée « aveugle » un temps et Asdrubael a eue la présence d’esprit de ne pas en profiter pour inventer quelque chose de nouveau, non, j’ai reconnu le fouet, j’ai reconnues des sensations déjà appréhendées auparavant et j’ai pu me détendre.

Pour le coup, il m’a offert là un tout nouveau point de vue et a ainsi enlevée l’appréhension qui accompagne parfois la vision de certains instruments.

Il m’a libérée de ce sentiment et j’ai pu en apercevoir d’autres, bien différents, comprendre là que « la peur n’évite pas le danger » et qu’il vaut bien mieux ne pas se crisper.

J’ai parfois du mal à me détendre sachant que je vais recevoir une douleur et, plus elle est répétée plus elle devient difficile à supporter parce que je me raidis.

J’ai appris là une belle leçon que je n’ai plus qu’à mettre en pratique mais, le chemin est long il me semble encore avant de maîtriser ce réflexe de se crisper quand on sait que quelque chose amenant la douleur va vous être infligé.

Je réalise là l’ampleur du masochisme et à quel point il faut savoir oublier ce qui a été auparavant appris: « ne fais pas ça, ça fait mal! ».

La douleur en tant que sensation est toujours vue négativement même si cette vision a changée chez moi, il y a des restes, des réflexes conditionnés et des gestes associés.

Cherchant à m’en libérer il va me falloir être beaucoup plus sérieuse que je ne l’ai été jusqu’ici…

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De l’importance du safe word!

safewordJ’ai déjà fait une définition du Safe Word ici.

Je croyais connaître son importance et j’ai toujours jugé que c’était parfaitement inutile!

Un après-midi, il n’y a pas si longtemps, j’ai été inconsciente et, depuis, en ai pris conscience.

Debout, nue, tournant le dos à mon Sadique qui avait en main son fouet préféré et qui s’amusait à me faire prendre ce que j’appellerai « un retour de flammes »; les lanières contournant le corps et les extrémités devenant cinglantes sur le devant du corps.

Ce n’était pas désagréable en soi, Asdrubael variait l’intensité et la localisation des coups et moi j’exhalais à peine un râle profond et sourd.

Petit à petit la douleur s’est faite lancinante et je sentais que je n’allais pas tarder à demander grâce ou du moins une pause… Jusqu’à que passe en un éclair une idée parfaitement stupide: ne rien dire et endurer la suite.

J’ai ressenti le coup, celui que je pouvais encore supporter et la perspective du suivant que je savais ne pas pouvoir endurer et, je n’ai rien dit!

Le temps s’est étiré et cet instant où dans ma tête j’ai décidé de moi-même, sans qu’on me l’ait demandé, de me dépasser s’est imposé. Il était hors de question que je fasse arrêter mon Maître, j’accepterai cette douleur croissante et je m’en enorgueillirais!

Le coup supposé insupportable, et donc à dépasser, arriva sur mon sein droit. Subitement, j’ai crié, éclaté en sanglots et je me suis effondrée à terre.

J’ai pleuré comme jamais je n’avais pleuré auparavant, autant par la douleur physique que par l’échec moral que je m’étais infligée.

D’un regard embué de larmes, j’ai lu l’inquiétude dans les yeux d’Asdrubael qui s’était empressé de me rejoindre, de s’enquérir de mon état.

Je ne me souviens plus comment je me suis retrouvée allongée contre lui dans un lit, mais la manière dont il me traitait me rassurait.

Malgré tout, je ne voulais pas quelque chose de froid, je ne voulais pas me faire examiner, je refusais tout ce qu’il proposait alors, il a concédé le fait d’attendre que la douleur se dissipe, ce qui n’arriva en fait pas avant le lendemain.

Une fois mon corset remis en place, je ne sentais plus la douleur et c’est le lendemain que j’ai pu constater un bleu à l’emplacement même de cette si vive douleur.

Mais au-delà ce cela, par orgueil, je nous ai fait vivre une expérience négative, quelque chose dont nous n’avions pas besoin.

Alors que si j’avais dit quelque chose, mon safe word, nous n’en serions pas arrivés là.

Je prends donc conscience de l’intérêt de ce mot, l’intérêt de respecter ses limites, le fait que ce n’est pas à moi de décider de les dépasser ou non…

Je m’en veux, c’est certain…

Un tel comportement est à proscrire mais il fallait bien le vivre pour que je m’en rende compte.

Ce n’est pas tant la douleur ou les larmes mais le souvenir de la détresse dans les yeux de mon Complice qui me sert autant de punition que de rappel; son inquiétude a été à la hauteur de ma stupidité et je crois que j’ai compris que si je n’arrive pas à faire les choses dans mon intérêt, ce sera dans le sien.

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Le sado-masochisme

icone-smJe ne pense pas que pour aborder cette notion il soit possible de dissocier le sadisme du masochisme, ça pourra l’être ultérieurement ceci dit!

Ou tout simplement que je n’ai pas envie de séparer ce duo infernalement complémentaire puisque, dans ma/notre pratique, nous fonctionnons aussi en nous complétant.

Ce serait dans la petite enfance ou l’enfance que se développeraient ces penchants: le sadique parce qu’il refuse et le masochiste parce qu’il accepte. De fait, le sadique domine tandis que le masochiste se soumet.

Il peut exister naturellement les deux aspects chez une même personne, ce qui est mon cas; en fonction de qui se trouve en face de moi, je vais adopter un comportement ou l’autre. Ce n’est pas « ne pas savoir choisir » mais « s’adapter ». Cependant, le masochisme reste la tendance la plus évidente chez moi.

Le but d’une relation sado-masochiste ou SM est la recherche du plaisir lié à la douleur morale ou physique.

Il y a les instruments qui infligent la sensation douloureuse: gifles, fouets, contraintes, etc… Et l’humiliation: des mots, des ordres, des postures, etc…

Peut-on ensuite réellement expliciter l’excitation, le plaisir ressenti lorsque l’on fait souffrir quelqu’un?

Peut-on expliquer l’excitation et le plaisir ressenti chez une personne qui expérimente la douleur?

Dans le premier cas, il est évident que c’est le sentiment de puissance lié à la domination, pouvoir prendre le pas sur autrui, le bien-être inhérent à la maîtrise de l’intensité de la douleur infligée.

Le choix d’alterner entre douceurs et douleurs, varier l’intensité, la fréquence; en fin de compte conduire l’autre à un état larmoyant, l’affranchir de toute honte inhérente à la supplication, aux cris; libérer en somme!

Et c’est toujours éminemment jouissif de libérer, surtout quand il s’agit de son complice de jeux, l’élever en l’aidant… C’est faire preuve il me semble d’un sacré degré de don de soi et d’humanité contrairement à ce qui est généralement dit.

Grandir parce que l’on fait grandir.

Dans le second cas, le mien, ça me paraît plus flou…

Pour certains il s’agirait de pouvoir accéder à une punition salvatrice qui découlerait d’un sentiment de culpabilité conscient ou non.

Pour moi, pour l’instant, il s’agirait de remettre en question tout ce que l’on m’a enseigné de la douleur, remettre en cause son aspect négatif et souvent morbide pour l’explorer objectivement.

C’est, il me semble, une sensation qui est mise au banc car la première réaction est la notion de déplaisir: « ça fait mal ».

Mais au-delà de cela, est-ce que ça ne serait pas comme ces goûts qui sont au début amers et qui ensuite révèlent toutes leurs saveurs?

C’est donc la question que je me pose, si je dépasse la douleur, si mon sadique arrive à me l’apprendre, que vais-je découvrir?

Car là est mon premier challenge, savoir appréhender sans crainte et sans me crisper, la douleur.

Je n’y arrive pas toujours encore… Seulement parfois. je sais que c’est aussi intimement intrinsèque à l’humeur, la fatigue.

Mais ce que j’entrevoie est suffisamment prometteur pour que j’ai envie de repousser les limites de ma tolérance à la douleur.

Je ne saurais décrire exactement cet horizon mais je sais qu’il mène à une pleine conscience et maîtrise de soi, entre les mains d’un autre… Et que ça, c’est quelque chose qui correspond à un idéal pour moi!

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