Posts Tagged ‘Shibari’

La sécurité dans le bondage

En bondage, la sécurité est primordiale; il y a donc des règles à respecter afin que la séance se déroule sans incident.

La première de ces règles est de toujours se munir d’une paire de ciseaux de sécurité. Ces ciseaux doivent être à bouts ronds pour passer entre les cordes et le modèle sans le blesser, et être suffisamment tranchants pour couper les cordes en une fois. Ils sont généralement proposés au rayon « Bondage » de vôtre boutique BDSM préférée.

La deuxième règle est d’éviter les points de compression suivants: le cou (notamment la la carotide et la jugulaire), sous les aisselles (artères brachiales), au pli du coude (artères radiales et cubitales), au pli des poignets (même si certains passages de cordes attachent les poignets, ils seront toujours suffisamment lâches pour passer aisément un doigt entre le poignet et la corde), à l’entre-jambe (artère fémorale), au pli du genou (artère tibiale) et au pli de la cheville (même remarque que pour le pli des poignets: on pourra facilement passer un doigt entre le modèle et le cordes).

La troisième règle est de s’enquérir au préalable d’éventuels problèmes de santés du modèle (mauvaise circulation, problèmes cardiaques ou respiratoire, propension aux malaises et évanouissements, etc…) et ainsi de vous adapter. vérifiez aussi que le modèle ne soit ni sur la digestion, ni ivre, ni sous l’emprise de stupéfiants ou autres substances (médicaments).

Enfin, en cas de problème, il est préférable d’avoir son brevet de secouriste, ou, à défaut, d’allonger le modèle et d’appeler les secours: le 15.

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Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur le Bondage sans oser le demander!

Après de grandes discutions avec Asdrubael, nous avons décidé que ce blog serait le théâtre d’une vulgarisation du Bondage sous toutes ses formes.

Très bien positionné dans les moteurs de recherche sur le sujet, il s’avère aussi que le Bondage est la récurrence la plus populaire de ce blog.

Nous allons donc avec plaisir et passion et, j’espère pédagogie, répondre à une demande existante: « Mais comment attacher? »

Il existe des ouvrages sur le sujet, des sites consacrés mais il s’avère qu’ils sont trop ardus pour des débutants ou des personnes n’ayant pas un degré de patience/passion suffisant sur le sujet pour s’y attarder longuement. Il y a, par exemple, des règles simples à toujours respecter qui ne sont évidentes que si on les connaît.

Je sais taper, mettre en forme sous la dictée, prendre des photos mais pas encore faire le modèle pour l’instant je dois me remettre.

Asdrubael sait attacher et lire dans les bondages… (Mystérieuse formulation qui signifie simplement qu’il suffit à Asdrubael de voir un Bondage pour le comprendre et le reproduire assez fidèlement. Après, c’est chacun son style!)

Tout ça pour vous dire donc que nous allons consacrer une série d’articles exclusivement sur le Bondage, quelle que soit son origine, dans une recherche d’esthétisme et de sécurité afin de procurer un plaisir que nous souhaitons partager.

Les premiers articles articles seront sûrement rébarbatifs et très portés sur des notions de base mais nous allons tenter des figures pas à pas en photos et voire en vidéos (encore rien de certain sur ce point cependant).

Ce sera nôtre projet de l’été qui s’il remporte du succès sera décortiqué dans les moindres détails.

☆ Comment je vois le succès d’un article?

-Simplement parce que j’ai des statistiques internes des articles les plus consultés, des mots les plus recherchés et ainsi nous pourrons au mieux répondre à vos besoins.

Bien entendu il vous sera possible d’interagir via les commentaires ou encore le formulaire de contact; je relève mes mails au moins une fois par jour, je n’en ai pas l’air ces temps-ci mais, je suis réactive et le Twitter vous indique si je suis en déplacement, malade ou autre.

J’espère donc que ce projet sera mené à bien, le sujet est vaste mais nous pouvons tenter d’en explorer au moins un petit bout!

Stay tuned!

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Et comment il était ce goûter?

Vendredi dernier, nous avons décidé de nous rendre aux Goûters du Divin Marquis.

Nous sommes arrivés vers 16h.

C’est une petite porte avec une petite plaque à laquelle il faut sonner, on vient vous ouvrir.

Là, on tombe sur un comptoir, il faut donner son nom pour la petite fiche « boissons » et si vous devez vous changer, vous devez le faire devant le comptoir.

Heureusement pour moi, une fois mon châle enlevé, j’étais prête! Juste mes barrettes « oreilles de chat » et mon collier à mettre.

On vous invite ensuite à descendre un escalier tout de rouge vêtu et vous tombez sur un salon à l’ancienne mode plein de fauteuils, de petites tables avec des bougies et une coupelle contenant divers chocolats.

Il y a aussi le bar avec un petit goûter fait de biscuits, bonbons et choux.

De la il y a plusieurs salles accessibles depuis un couloir ou un escalier en colimaçon le cas échéant.

Certaines pièces sont pourvues de fenêtres afin que l’on puisse regarder ce qu’il s’y passe.

Il y a aussi l’hôtesse des lieux, très prévenante.

Nous avons commencé dans le salon, par du bondage, il y avait peu de monde alors nous avons pu utiliser un point de suspension.

Puis au fur et à mesure, la cave voûtée s’est remplie et nous avons décidé de gagner l’étage.

J’ai effectué plusieurs bondages, Asdrubael a effectué plusieurs suspensions bref, nous avons partagé nos savoirs afin de faire découvrir le shibari.

Le goûter s’est terminé vers 21h et nous sommes allés dans un restaurant japonais puis, nous sommes rentrés, fourbus!

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La petite histoire de la grande suspension

Asdrubael et moi avons franchi le pas la semaine dernière et appris de façon autodidacte la suspension.

De nombreuses sources existent et, entre ce qu’il sait, ce qu’il a pu voir et les lois de la physique, nous nous sommes lancés après avoir pris de nombreux paramètres en compte.

La première séance a atteint le temps record d’une heure. Depuis le harnais à base de l’Ushiro Takate Kote, jusqu’au détachement.

Ce fut pénible et douloureux.

Asdrubael prenait son temps, le mien étant limité par ma douleur. Mes bras dans le dos ne sont pas du tout serrés ce qui fait que j’ai pu facilement soulager mon bras droit en le désengageant.

C’est grâce à une poutre du garage d’Asdrubael que nous avons pu tenter la chose, le dispositif a été placé, l’anneau, il m’a d’abord attachée l’épaule et puis la cuisse.

Etant donné que je suis très loin de faire 40kg, nous avons du faire face à une première difficulté, la corde autour de ma cuisse me faisait trop mal pour la suspendre.

2 essais plus tard et après avoir compris qu’il suffisait de faire davantage de tours de cordes autour de ma cuisse, vint un petit effet de vertige de ma part. A vrai dire j’avais une appréhension à me savoir suspendue.

Pour tromper l’ennemi, un tabouret m’a permis de faire la transition et enfin la cheville.

C’était réellement épique!

Le Deuxième essai de suspension s’est fait le lendemain. Nous avons pris 2 fois moins de temps et le résultat vous pouvez le voir dans la galerie « Bondage » grâce à un ami de passage qui a pris les photos!

Aah, on a bien un petit pincement au cœur en sachant que, on se trompe peut-être dans la manière de suspendre, qu’on peut faire des erreurs, qu’on ne le fait peut-être pas de façon traditionnelle, que cela pourrait être jugé dangereux… Ceci dit, ça tient et je ne souffre pas. Nous nous connaissons suffisamment nous et dans nos limites, je sais par exemple que j’en supporte bien plus que pas mal de modèles sans bouger, ni rien dire.

Je n’ai pas été suspendue à 5m du sol mais simplement de ma hauteur. A savoir que les jambes sont élevées mais pas le reste du corps. Adultes consentants et sûrs de nous, nous avons essayé avec succès!

La première fois, nous étions extatiques, presque étonnés et moi qui me disais: « Même les cochons peuvent voler! »

Je pensais alors à celui qui avait conseillé cet hiver à Asdrubael de prendre un modèle avec une morphologie davantage « comme sa femme » à lui… Je pense à ceux qui refusent de suspendre au-delà de 60kg…

Et je me dis qu’on a eu raison de faire bloc, de rester solidaires tous deux, de faire ensemble cette expérience, de ne pas céder aux sirènes de la facilité.

Nous allons nous améliorer, c’est certain…! Bientôt 1 an depuis notre premier bondage et nous voilà déjà là!

Où en serons-nous dans un an encore?!

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Cordes et savoir

Il est parfois difficile d’apprendre de nouvelles choses sur le Shibari.

C’est en japonais et si on ne le lit pas ou si on n’y comprend rien, c’est vraiment difficile!

Mais parfois il y a des gens qui prennent le temps de partager leurs traductions, qui prennent le temps de le faire.

Ainsi, sur Fetlife, il existent des groupes comme « Kinbaku », « Hojojutsu » et si ça vous intéresse davantage, des tas de groupes sur le Bondage. Juste, c’est en anglais… Là c’est rédhibitoire, ça se discute dans cette langue.

Des gens que l’on retrouve sur Fetlife ont décidé de traduire le SMpedia du japonais en anglais et ça donne: le NawaPedia.

A lire et à parcourir, je trouve cela très intéressant et très bien cette volonté de rendre les choses accessibles!

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Shibari you can use: japanese rope bondage and erotic macrame

Shibari you can use: japanese rope bondage and erotic macrame est un livre en anglais de Lee « Bridget » Harrington qui traite de bondage et parfois plus particulièrement de Shibari.

Il n’a pas pour prétention de vous apprendre les subtilités et les règles qui régissent par exemple le Kinbaku et ne se veut pas entrer dans le débat des puristes mais, il vous montre, en s’inspirant d’origines diverses comment en toute sécurité et simplement vous pouvez vous amuser en attachant votre partenaire.

Sous forme de tutorial, chaque figure est explicitée par des photos noir et blanc d’une qualité plutôt médiocre, on croirait une photocopie mais, c’est suffisant pour comprendre à l’aide des explications!

Le livre est souple et se prête bien à une manipulation.

En dehors des règles élémentaires de sécurité, on vous explique ce que vous avez à savoir dans les grandes lignes et puis on se lance dans une figure.

Il ne s’agit que de figures au sol et il n’est pas question de suspensions.

Les modèles sont très hétéroclites dans leur physique, leur look et le livre véhicule donc une image non-élitiste du bondage.

C’est au final un ouvrage très intime, qu’on peut mettre dans les mains de débutants complets en bondage et qui souhaitent essayer… A condition de comprendre un minimum l’anglais!

Certains diront que telle ou telle figure ne se fait pas de cette manière, qu’il est dangereux de jouer à la femme girafe avec des cordes, etc… Oui, mais il s’agit d’amusement pur et il est bien précisé quand quelque chose peut s’avérer dangereux de ne pas trop serrer ou d’éviter telle ou telle chose.

Cet ouvrage fait fit des guerres de clochers pour livrer un contenu dédié à une pratique érotique de la corde pour votre plaisir!

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Apprendre le bondage

A force de voir des photos, vous avez vous aussi envie de vous y mettre!

Il va falloir déterminer quel est le type de bondage (ligotage) qui vous plaît le plus.

Il y a une différence entre le Bondage (ligotage anglo-saxon) et le Shibari (ligotage asiatique).

Selon votre préférence vous allez pouvoir vous orienter sur des sites internet tels que Encordées et je vous renvoie à leur sélection de liens.

Mais tout ça ne vaut pas une rencontre avec un bondageur ou shibariste, que ce soit le voir en action dans son art ou discuter avec lui.

Selon ce que vous aimez, il saura vous aiguiller vers des personnes qui font des DvD, donnent des cours, etc…

Je tiens à dire que quelques ouvrages sont trouvables en librairie mais, ne vous croyez pas le maître du monde si vous terminez avec brio toutes les figures proposées; c’est de la vulgarisation!

Et comme toute vulgarisation, c’est simplifié au possible et pas toujours très heureux. Vous pouvez en rester là si vous ne souhaitez que profiter du corps de votre partenaire ligoté dans votre chambre à coucher.

Mais pour aller plus loin, un contact suivi avec des professionnels (et pas des ficeleurs auto-proclamés « Master of… ») vous permettra d’apprendre réellement.

Le chemin est dégrossi à présent, la clef c’est de sortir un peu de chez soi pour rencontrer des gens!

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Essai sur le bondage

icone-bondagedJ’ai commencé avec du bondage anglo-saxon, pour venir finalement au Kinbaku (art traditionnel japonais qui trouve ses sources dans l’ère Sengoku et le début de la période Edo). Personnellement je n’aime pas employer le terme de Shibari qui est très générique et qui signifie simplement attacher (quand vous ficelez votre poulet, sans le savoir vous faites déjà du Shibari lol).

La grande différence entre le bondage anglo-saxon et le Kinbaku est dans les passage de cordes. En Kinbaku il n’y a aucun nœuds. En anglo-saxon il y a des nœuds ce qui rend la technique beaucoup plus simple a apprendre.

Cependant si vous comptez apprendre avec des dvd ou internet, tous ne sont pas de qualité.

A éviter, par exemple, le dvd de Philippe Boxis qui simplifie la méthode anglo-saxone déja très simplifiée par rapport a la méthode du Kinbaku. Pour le bondage anglo- saxon, le site de base est le très célèbre Encordées ou encore les vidéos de Twistedmonk qui sont de bonne qualité.

Voilà pour la technique employée.

En ce qui concerne les cordes, on peut utiliser des cordes en coton mais uniquement pour le bondage au sol, car elles sont très élastiques et peu résistantes.

Sympa pour débuter mais si on veut progresser il vaut mieux passer aux cordes en chanvre (celles que j’utilisais pour le bondage anglo-saxon, elles grattent un peu au début mais à force d’utilisation elles deviennent assez douces), ou celles en jute (celles que j’utilise pour le kinbaku, même remarque que pour les cordes en chanvre).

Cependant, les meilleures cordes que j’ai eu l’occasion de tester étaient celles en lin. A la fois douces et résistantes.

Enfin pour terminer « Play sane safe consensually, and above of that, have fun » ^^ (« Jouez sainement, en securité, et avec le consentement de chacun, mais surtout amusez vous » ^^)

En parlant de sécurité et là je termine vraiment là-dessus, n’oubliez pas de vous munir d’une paire de ciseaux à bouts ronds très tranchants au cas où vous devriez couper les cordes d’urgence.

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Être modèle pour Bondage/Shibari/Kinbaku

icone-bondagedSi de prime abord cela paraît simple sur les vidéos ou photos il me semble important de dire un petit mot concernant le modèle utilisé pour tout Bondage/Shibari/Kinbaku.

Tout d’abord, il n’y a aucune obligation d’être nue, des vêtements serrés de coton (type legging, top) peuvent tout à fait convenir sans gêner le passage des cordes et leur tenue.

La nudité ou la tenue est à la discrétion de chacun et d’un accord mutuel.

Ensuite il faut vous assurer d’avoir un minimum de condition physique; vos membres vont être amenés à être contraints dans des positions pas nécessairement naturelles donc plus qu’une condition physique c’est en fait une condition de souplesse.

Il est apparu ce w.end une vieille douleur dans mon épaule droite… Quelque chose de très ancien qui ressemble à une tendinite et dont je vais m’occuper au plus vite.

Avant toute séance vous devez convenir d’un safe word, un mot à dire pour tout arrêter, ne pas hésiter à communiquer si une corde est trop serrée, mais ce n’est pas à vous à tripoter les cordes pour les mettre selon votre convenance.

D’ailleurs, il n’est pas question pour vous de bouger, vous vous laissez attacher et prenez la position demandée mais ce n’est pas à vous de bouger pour faciliter un passage de corde ou l’écarter du pied parce qu’elle s’est enroulée; c’est au ligoteur à veiller à cela.

Quelques étirements après une petite marche rapide seront du meilleur ton.

Si vous avez besoin d’aller à la salle de bains, de boire, vous moucher, etc… C’est aussi le moment! Éteignez les portables.

Une figure dure rarement plus de 25 mn mais plus vous serez à l’aise et détendue plus vous tiendrez et pourrez enchaîner avec calme et maîtrise de vous-même.

En cas de problème, de stress ou autre durant le bondage, restez calme.

On va vous détacher ou couper les cordes suivant votre état: vous devez donc avoir confiance en votre ligoteur.

Certaines figures permettent d’être partiellement libérée sans entacher le reste du Bondage/Shibari/Kinbaku.

Demandez à être libérée en cas d’engourdissement éventuel ou pour une séance qui s’éternise.

Il se peut, lorsque l’on est attachée que l’on soit dans un état second et qu’une fois détachée on se sente mal.

Allongez-vous, ne manger ni ne buvez rien avant de vous sentir mieux.

Après mon premier bondage, j’ai manqué de m’évanouir, gérée dans le calme, cette situation n’a rien de dramatique.

J’ai aussi appris qu’il valait mieux éviter de pratiquer juste après manger…

En effet, l’afflux de sang nécessaire pour la digestion est monopolisé dans les membres et le tout n’est pas agréable ou peu conduire à un malaise.

Après avoir été détachée, reposez-vous, asseyez-vous ou redressez-vous mais lentement!

Enfin, il faut savoir que même si on prête son corps au toucher des cordes ou des mains ou encore à la proximité physique, le Bondage/Shibari/Kinbaku n’a pas obligatoirement une connotation sexuelle.

Le corps devient un support où les cordes se déploient; le corps devient objet asexué…

Ou sexué en cas de relation entre modèle et ligoteur! Mais selon la discipline que vous suivez, certains écarts ne seront pas tolérés par respect pour la pratique.

Par exemple des modèles existent mais ne sont pas liés autrement que par la connaissance ou l’amitié avec un ligoteur qui souhaite parfaire ses techniques.

J’ai longtemps étudié les arts plastiques, et je mettais longtemps à choisir mes toile ou à les fabriquer, à acheter mes feuilles… Le support définit aussi l’œuvre au final.

Le corps est similaire à ce support ainsi, il me semble que tout ligoteur a le droit de choisir son support pour son art… Mais pour l’entraînement, après tout, n’importe qui qui partage votre vision de votre pratique peut convenir tant que c’est consentant!

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