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Posts Tagged ‘Ressenti’

Listening to you – The Who

icone-smSee me, feel me, touch me, heal me.

See me, feel me, touch me, heal me.

See me, feel me, touch me, heal me.

See me, feel me, touch me, heal me, heal me, heal me.

Listening to you I get the music.

Gazing at you I get the heat.

Following you I climb the mountain.

I get excitement at your feet!

Right behind you I see the millions.

On you I see the glory.

From you I get opinions.

From you I get the story.

Listening to you I get the music.

Gazing at you I get the heat.

Following you I climb the mountain.

I get excitement at your feet!

Right behind you I see the millions.

On you I see the glory.

From you I get opinions.

From you I get the story.

Listening to you I get the music.

Gazing at you I get the heat.

Following you I climb the mountain.

I get excitement at your feet!

Right behind you I see the millions.

On you I see the glory.

From you I get opinions.

From you I get the story.

Ohhhhh, listening to you I get the music.

Gazing at you I get the heat.

Following you I climb the mountain.

I get excitement at your feet!

Right behind you I see the millions.

On you I see the glory.

From you I get opinions.

From you I get the story.

Listening to you!

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Comme une tonne de briques…

iconeB Zhang Xianliang dit:  Les douleurs physiques sont plus supportables que celles de l’âme.

Depuis un mois je n’ai de cesse de recevoir des coups de fouets à l’âme et puis ce sont des parpaings et enfin une tonne de briques.

Asdrubael, il fait pas exprès, il est pas doué, il est jeune,  il a pas fait attention et il y a toutes les excuses du monde mais à force s’est créée une brèche et c’est là qu’à chaque fois ça fait mal.

Une soumise c’est censé être le bien le plus précieux d’un maître et quasiment tous les jours une chose où une autre, une remarque, un profil, un écrit, s’insinue dans la brèche et me blesse.

J’en arrive au point de vouloir me confier mais, à qui d’autre qu’à mon blog?

Le seul qui m’écoute et ne me fait aucun mal…

Alors voilà mon cher blog, ça fait mal aux fesses de tomber des nues, j’aimerai bien rester assise par terre pour pas tomber plus bas…

A longueur d’années je n’ai même plus de larmes pour pleurer et exprimer ma détresse, elle est enfermée là, dans ma poitrine et elle irradie… J’ai des vertiges, la douleur connaît trop bien les points faibles de mon corps et il ne me reste plus qu’à m’allonger et pourquoi pas avec le temps me transformer en statue de poussière…

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La morsure du fouet

icone-smQu’est-ce que l’on ressent lorsqu’un fouet vient s’abattre sur votre peau?

Eh bien je vais vous le dire!

Du moins pour moi!

D’abord il y a une légère appréhension lorsque l’on n’est pas trop habituée comme moi (il y a 2 mois j’ignorais tout de ce côté là du fouet), on sait que ça va arriver alors une minuscule peur s’insinue: on sait qu’on va avoir mal!

Ensuite, on attend, on sait que ça va arriver mais si on ne fait pas face au fouet, on ne sait où il va frapper alors parfois j’essaie de deviner mais je me trompe souvent!

Et puis il y a cette amorce: la morsure!

Je pourrais imaginer aisément que le fouet a des dents et qu’il s’accroche à moi l’espace d’une minuscule seconde qui semble s’étirer dans le temps.

Mais, ce n’est pas une morsure, ce n’est qu’une léchouille et on sent son effet se dissiper aussi vite que la douleur est arrivée laissant pour 2 secondes un effet de brûlure.

Et puis plus rien, plus de douleur, un bien-être certain, un plaisir et un triomphe… Jusqu’au nouveau coup de fouet!

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Les yeux bandés

icone-bandeauS’il est une chose qu’Asdrubael m’a faite découvrir c’est bien le bandeau.

Pour moi, voir est très important.

Si je ne vois plus, je ne peux plus laisser courir mon regard sur un objet ou un autre, être déconcentrée par un chose qui va subitement attirer mon attention. M’enlever la vue, c’est m’enlever un repère important et je n’aurai jamais jamais accepté si je ne lui faisais pas un minimum de confiance.

Les yeux fermés, c’est la place à l’imagination au fantasme bien plus terrible que la réalité.

Je me suis donc retrouvée « aveugle » un temps et Asdrubael a eue la présence d’esprit de ne pas en profiter pour inventer quelque chose de nouveau, non, j’ai reconnu le fouet, j’ai reconnues des sensations déjà appréhendées auparavant et j’ai pu me détendre.

Pour le coup, il m’a offert là un tout nouveau point de vue et a ainsi enlevée l’appréhension qui accompagne parfois la vision de certains instruments.

Il m’a libérée de ce sentiment et j’ai pu en apercevoir d’autres, bien différents, comprendre là que « la peur n’évite pas le danger » et qu’il vaut bien mieux ne pas se crisper.

J’ai parfois du mal à me détendre sachant que je vais recevoir une douleur et, plus elle est répétée plus elle devient difficile à supporter parce que je me raidis.

J’ai appris là une belle leçon que je n’ai plus qu’à mettre en pratique mais, le chemin est long il me semble encore avant de maîtriser ce réflexe de se crisper quand on sait que quelque chose amenant la douleur va vous être infligé.

Je réalise là l’ampleur du masochisme et à quel point il faut savoir oublier ce qui a été auparavant appris: « ne fais pas ça, ça fait mal! ».

La douleur en tant que sensation est toujours vue négativement même si cette vision a changée chez moi, il y a des restes, des réflexes conditionnés et des gestes associés.

Cherchant à m’en libérer il va me falloir être beaucoup plus sérieuse que je ne l’ai été jusqu’ici…

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Le sado-masochisme

icone-smJe ne pense pas que pour aborder cette notion il soit possible de dissocier le sadisme du masochisme, ça pourra l’être ultérieurement ceci dit!

Ou tout simplement que je n’ai pas envie de séparer ce duo infernalement complémentaire puisque, dans ma/notre pratique, nous fonctionnons aussi en nous complétant.

Ce serait dans la petite enfance ou l’enfance que se développeraient ces penchants: le sadique parce qu’il refuse et le masochiste parce qu’il accepte. De fait, le sadique domine tandis que le masochiste se soumet.

Il peut exister naturellement les deux aspects chez une même personne, ce qui est mon cas; en fonction de qui se trouve en face de moi, je vais adopter un comportement ou l’autre. Ce n’est pas « ne pas savoir choisir » mais « s’adapter ». Cependant, le masochisme reste la tendance la plus évidente chez moi.

Le but d’une relation sado-masochiste ou SM est la recherche du plaisir lié à la douleur morale ou physique.

Il y a les instruments qui infligent la sensation douloureuse: gifles, fouets, contraintes, etc… Et l’humiliation: des mots, des ordres, des postures, etc…

Peut-on ensuite réellement expliciter l’excitation, le plaisir ressenti lorsque l’on fait souffrir quelqu’un?

Peut-on expliquer l’excitation et le plaisir ressenti chez une personne qui expérimente la douleur?

Dans le premier cas, il est évident que c’est le sentiment de puissance lié à la domination, pouvoir prendre le pas sur autrui, le bien-être inhérent à la maîtrise de l’intensité de la douleur infligée.

Le choix d’alterner entre douceurs et douleurs, varier l’intensité, la fréquence; en fin de compte conduire l’autre à un état larmoyant, l’affranchir de toute honte inhérente à la supplication, aux cris; libérer en somme!

Et c’est toujours éminemment jouissif de libérer, surtout quand il s’agit de son complice de jeux, l’élever en l’aidant… C’est faire preuve il me semble d’un sacré degré de don de soi et d’humanité contrairement à ce qui est généralement dit.

Grandir parce que l’on fait grandir.

Dans le second cas, le mien, ça me paraît plus flou…

Pour certains il s’agirait de pouvoir accéder à une punition salvatrice qui découlerait d’un sentiment de culpabilité conscient ou non.

Pour moi, pour l’instant, il s’agirait de remettre en question tout ce que l’on m’a enseigné de la douleur, remettre en cause son aspect négatif et souvent morbide pour l’explorer objectivement.

C’est, il me semble, une sensation qui est mise au banc car la première réaction est la notion de déplaisir: « ça fait mal ».

Mais au-delà de cela, est-ce que ça ne serait pas comme ces goûts qui sont au début amers et qui ensuite révèlent toutes leurs saveurs?

C’est donc la question que je me pose, si je dépasse la douleur, si mon sadique arrive à me l’apprendre, que vais-je découvrir?

Car là est mon premier challenge, savoir appréhender sans crainte et sans me crisper, la douleur.

Je n’y arrive pas toujours encore… Seulement parfois. je sais que c’est aussi intimement intrinsèque à l’humeur, la fatigue.

Mais ce que j’entrevoie est suffisamment prometteur pour que j’ai envie de repousser les limites de ma tolérance à la douleur.

Je ne saurais décrire exactement cet horizon mais je sais qu’il mène à une pleine conscience et maîtrise de soi, entre les mains d’un autre… Et que ça, c’est quelque chose qui correspond à un idéal pour moi!

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Dans la rue…

icone-collierLe soir-même où j’ai reçu mon collier, il avait été décidé que nous irions au restaurant et sortirions par la suite, profiter des autres plaisirs qu’une ville comme Toulouse peut offrir à deux âmes complices qui viennent de poser les bases d’une relation toute nouvelle.

Il était drôle de voir que tout à chacun avait à cœur de s’apprêter… Pour moi, après cette journée à jouer, à prendre autant de douleur que de plaisir, tout était à refaire; le maquillage, la coiffure et puis auparavant, me rafraîchir un peu.

Je ne sais plus à quel moment Asdrubael me dit: « Tu mets ton collier?! » et moi de répondre « Comme tu veux ».

Afin de ne pas dénoter davantage que cela, j’ai noirci mon maquillage, ébouriffé un peu mes cheveux, j’étais déjà en noir et vue ma tenue composée d’un corset, d’un chemisier de style japonisant, d’un pantalon (eh oui, j’étais prête à assumer les gifles qu’il faudrait pour ce choix!) et de chaussures à lanières aux chevilles, un collier en cuir noir riveté métallisé ne jurerait absolument pas!

D’autant que mes autres bijoux sont en argent.

Dans la voiture c’était facile, bien que la rigidité d’un collier neuf blesse légèrement la peau sans l’entamer ou même la faire rougir. La tête haute par cette contrainte m’oblige même à me tenir droite!

Dans la rue, je n’ai pas cherché le regard des gens, l’examen du trottoir m’absorbait complètement, les femmes se souviendront là que talons et pavés n’ont jamais fait bon ménage!

Au restaurant, tous les regards que j’ai pu croiser étaient souriants mais là non plus, je n’ai pas tellement cherché à voir de réaction préférant plonger mon regard alternativement entre les yeux de mon Maître et mon assiette.

Globalement il me semble que ce collier n’a été perçu par les autres que comme un « bijoux » un peu original.

Par la suite, nous avons retrouvé Mr Vice dans un bar à Chicha.

Là, je me suis vénérée d’avoir tout de même mis un pantalon, s’assoir et se lever presque par terre avec un corset c’est déjà suffisamment compliqué sans avoir en plus à veiller à ne point tout dévoiler jusqu’à sa conscience!

Là non plus le collier n’a pas fait grande impression, regardé à la dérobée mais sans plus.

Il a été considéré comme une originalité probablement. Je pense que personne n’a saisi le véritable sens du port de celui-ci.

Entre deux bars et le retour, deux passants ont tout de même eu un regard insistant. Il n’était pas question d’un regard outré, ni curieux mais je les ai plutôt perçus comme cherchant à détailler la chose.

Est-ce qu’en l’exposant ainsi mon collier a perdu de sa signification?

Non, en fin de compte, pour moi, qu’il soit là ou pas, c’est la même chose. Ça ne reste qu’un symbole, un message disant que je ne m’appartiens plus, qu’il faut en référer à un autre que moi, à celui que j’ai choisi.

En fin de compte, j’aurais aimé qu’il y ait des réactions davantage visibles, j’étais à l’aise moi-même mais, je cherchais tout de même les regards, preuve que moi je n’oubliais pas ce collier.

Mais notre comportement l’un vis à vis de l’autre se passait bien finalement d’un tel signe d’attachement, aucun doute sur la nature d’au moins un des liens qui nous animait.

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Mon premier bondage

icone-bondagedIl me semble que je dois revenir sur ce point et arriver à dénouer l’entrelacs des émotions pour comprendre ce que j’ai pu ressentir à ce moment .

La première impression c’est que dans mon cas, je ne suis pas restée habillée, ça peut être légèrement gênant mais en fait, il n’en n’a rien été puisque celui qui m’attachait, Asdrubael, s’est tout de suite mis à l’œuvre, sans même un instant pour me considérer ou dire quelque chose à part me dire de lever les bras.

Je n’ai évidemment ressenti aucune douleur, ni aucune pression qui aurait pu me faire paniquer, il faut dire que c’était quelque chose de léger.

J’avais peur de me sentir piégée et de vouloir à tout prix me dégager, paniquer ou pire en arriver à ce qu’Asdrubael doive couper ses cordes! Ça, je l’aurais pris comme une défaite, une honte, un échec sur moi-même…

Bref! Je n’en voulais pas et heureusement, je me suis bien comportée, me conformant à ce qu’il me disait, le regardant faire lorsqu’il était en face de moi.

Je n’ai pas fait attention sur l’instant mais c’est que j’étais dans une demi-conscience.

Parfaitement en possession de mes moyens intellectuels, pourtant je crois bien que je me suis sentie comme éthérée, sans conscience de mon corps.

On ne me demandait pas de parler, on ne me demandait pas de réfléchir ou d’écrire… Et ça, ça m’a peut-être aussi naturellement reléguée à ma place.

Aucun avis à donner, j’avais déjà accepté auparavant. Tout était entendu.

C’était un moment assez calme finalement, seulement ponctué de quelques mots… Est-ce qu’il y avait un côté solennel?

Peut-être plus rituel… J’ai encore du mal à le définir je crois.

Une fois le bondage terminé, je n’ai ressenties que deux choses: la corde un peu serrée au-dessus de la poitrine et le nœud en contact avec mon clitoris, qui prenait pour le premier toute sa dimension lorsque je prenais une grande inspiration et pour le dernier, lorsque je marchais.

C’est là que j’ai pu constater à mon grand étonnement qu’attacher n’avait rien à voir avec ficeler. (Oui, je sais!)

Oh, j’avais bien vu des images mais, « être habillée de cordes » comme dit Asdrubael, c’est particulier.

Moins contraignant que des vêtements, avec une recherche esthétique à laquelle je suis sensible mais, aussi l’idée que le bondage peut provoquer une excitation aussi mentale que visuelle ou même physique ici!

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