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ABDSM: les origines

Je m’aperçois que ça n’a rien d’évident même si j’en parle quelques fois…

L’adresse du site provient d’un pseudo que je me suis composé: Bondless « sans lien », « sans attache », etc… en prenant pour modèle un manga de Yun Koga pour « jeunes filles »: Loveless.

Je ne suis plus tellement une « jeune fille » mais, c’est en le lisant que j’ai su quel type de lien je voulais.

Les icônes que je fais sont d’ailleurs extraites du manga, en référence, pour ne pas oublier mon désir, mon objectif.

ABDSM, c’est un jeu de lettres…

  • A: Asdrubael, dont les initiales sont aussi A.A. dans la vie.
  • B: Bondless, mes initiales sont B.B. dans la vie.
  • Et là je rebondis sur le B pour compléter BDSM.

Ce B de Bondage, c’est le point essentiel qui a fait que l’on s’est rencontrés tous les deux, il compte double c’est pour cela que le jeu de mots peut rebondir.

Voilà donc pourquoi l’image de logo ne reprend plus seulement Bondless comme ça l’était au début, car j’étais seule à ce moment là.

Dès que les choses ont vraiment changées et que je suis devenue soumise à Asdrubael, le logo a changé et est devenu ABDSM.

J’ai pas peur, j’ai un très gros ego et je dis: « je ne mets pas du spirituel que dans l’art à l’instar de Kandinsky »…

-Et là tout le monde rit!

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Méprises multiples et intentions

Nous avons des yeux et des oreilles…

Et il me semble très important d’éclaircir un point concernant le Bondless Show, ce slideshow présentant quelques photos prises de nous, de nos pratiques, de nos jouets ou matériel, etc…

Nous n’avons pas la prétention d’être des professionnels, des modèles de perfection ou à suivre, nous sommes simplement des amateurs, des débutants tant au niveau photographique que dans la pratique du Kinbaku ou encore dans notre histoire.

Nous en avons conscience mais il nous plaît de partager notre évolution depuis nos balbutiements, puisque nous avons eue la chance de pouvoir intégrer notre histoire dans un blog déjà existant.

Cette relation avec Asdrubael, c’est la suite de la mienne après un changement de blog, il y a une origine.

Celle que je n’ai pas vraiment de racines, peu de témoignages de mon passé (si je devais faire une grande réunion de famille, ça se situerait dans un cimetière), je fais tout mon possible pour me constituer des souvenirs face à une mémoire défaillante et je veux pouvoir consulter par la suite nos débuts et voir la chronologie, pouvoir se retourner en arrière et considérer le passé quand on a besoin de se rassurer sur l’avenir.

C’est vrai, je suis nostalgique… Mais c’est aussi bêtement un moyen de communiquer avec Asdrubael, j’écris et il me lit, il apprend parfois des choses!

Ce blog est aussi un moyen d’avoir un recul sur notre histoire, une façon de définir notre BDSM et, si des personnes s’y retrouvent ou peuvent s’en inspirer, trouver un conseil, c’est déjà énorme!

Les intentions sont de pouvoir partager nos premiers pas plus ou moins assurés, assumant nos erreurs et nos fautes, témoins de notre imperfection et bientôt de nos améliorations.

Nous sommes deux personnes avec leurs atouts, leurs défauts et nous avons décidé de composer avec, tout en cherchant à s’élever mutuellement.

Nous sommes bien ensemble et avons décidé de cheminer côte à côte, quoiqu’il en soit et malgré les coups durs, malgré nos problèmes personnels et nos joies.

Il ne s’agit que de ça…

Quelles prétentions pourrions-nous avoir alors que nous ne datons que de 6 mois?!

Pour finir, j’ai toujours pensé qu’il valait mieux parler à dieu qu’à ses saints, il y a les commentaires et la rubrique « Contact », ça sert aussi à ça!

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Mes origines BDSM

iconeBLorsque l’on s’est vaguement présenté et que l’on a réussi à faire un petit tour autour de soi, il me semble nécessaire de donner un petit complément à ma présentation.

J’ai grandi dans un système matriarcal et quasiment dans un gynécée où deux femmes ont d’abord eue et ont encore une important, malgré la disparition de la seconde il y a 18 ans: ma mère et sa mère.
Ces personnes ont été les seules à se réjouir de ma venue au monde; je me suis imposée sans accord préalable et de fait, je n’étais pas attendue.
On m’estimait inutile puisque ma sœur aînée comblait tous les désirs et était l’objet de tous les ravissements.
Ainsi, j’ai été plus libre.
Libre d’observer, d’analyser, de lire ce que je voulais, voir ce que je voulais.

Et puis, vint le temps où la famille de notre père estima qu’elle devait se charger de faire notre éducation et la connoter de façon bourgeoise, nous qui avions été élevées en « sauvages ».
Vinrent les leçons de piano, les après-midi broderie, demander la permission avant de quitter la table, équitation, danse, etc … Le tout dans une ambiance années 50 dont la cuisine était le terrain de jeu et d’apprentissage des premières recettes, comme si le temps s’était arrêté dans cette maison.
J’étais suffisamment docile pour que les choses se passent bien, je voulais tout faire pour qu’on m’accepte alors que ma sœur faisait des esclandres et était toute acceptée d’avance.
Première chose: obéir pour être aimée.

Puis après, nos parents nous ont récupérées et est venu le temps de la tyrannie de ma sœur: je devais suivre à la lettre ses exigences et un peu plus tard lorsque j’en eu assez, j’apprenais à la gifler et à la séquestrer, elle se montrait ensuite d’une gentillesse sans égal jusqu’à ce que ça recommence.
Deuxième chose: dominer pour avoir la paix.

Par le divorce de nos parents, la conjecture, nous nous sommes retrouvées pour ainsi dire seules, ne comptant que l’une sur l’autre. La formation d’un couple inséparable et fusionnel qui ne l’a été que par l’école, plus âgée que moi, elle passait les étapes avant moi et m’ouvrait le chemin.
Nous avons été souvent séparées et avons recherché constamment un lien équivalent auprès d’autres personnes.
Troisième chose: je serai toujours là pour toi.

Et vint le temps des couples en dehors de la sororité, ceux qui tiennent ou un peu du moins, j’ai alors coupé souvent le contact pour ne pas être jugée dans mes choix qui tenaient souvent plus de la raison qu’autre chose.
Jeune adulte, je devais gérer ma vie, j’en étais maîtresse et le devint dans le sens BDSM.
Ensuite, c’est flou, un genre de descente aux enfers entre raison et déraison.
Quatrième chose: je ne domine que par dépit et rage.

Ultime tentative pour me ranger, vivre un couple traditionnel avec une pointe de fantaisie mais force est de constater que je m’effondre sur moi-même et qu’à la fin, je fuis les ruines de ce monde et erre.
Cinquième chose: je veux mon Maître!

Aujourd’hui j’ai cette lecture du passé, ça n’a pas toujours été le cas, j’ai parfois lu ce que je voulais, me mentir était une discipline dans laquelle j’excellais!
Je ne pense pas me tromper étant donné que mon leitmotiv a toujours été de trouver ma place, d’user de toutes mes connaissances et capacités afin de combler le désir de quelqu’un, d’être en échange acceptée telle que je suis même si je suis profondément pour changer ce qui ne va pas chez moi dans l’optique d’être meilleure.
Le fait que j’ai toujours su me transcender pour les autres mais jamais pour moi-même.

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Le Bondage en quelques mots…

icone-bondagedCe serait au XV° siècle, au Japon qu’il y eût la nécessité de rechercher, développer puis utiliser des techniques afin de capturer un ennemi, le déplacer ou encore le torturer; c’était le Nawajutsu (Nawa= corde) et devint par la suite le Hojōjutsu.

On prête l’origine de ces pratiques à la manière toute japonaise de ceindre, emballer plutôt que nos boutons et autres boucles qui maintiennent par exemple des pièces de vêtements entre elles.

Ce serait ensuite le Hojōjutsu qui se serait immiscé dans l’érotisme sous le nom de Kinbaku (ligotage) car, détourné de sa fonction première.

Il ne s’agit plus seulement de ligoter mais à l’aide de cordes, d’exercer des pressions et autres nœuds destinés à stimuler le corps en des points précis, un genre de dérivé du Shiatsu.

L’esthétique est alors de mise, recherchant à exécuter des motifs où le nœud, dans la forme traditionnelle du Kinbaku, y est jugé comme disgracieux; il y en a donc le moins possible.

Le mot Shibari aurait été utilisé au siècle dernier lors de l’essor de ce type de ligotage, c’est l’équivalent du mot « Bondage » sans faire particulièrement référence au Kinbaku qui est un art en soi.

Le Bondage se veut être un mot généraliste pour désigner toute forme de ligotage que ce soit avec des menottes ou des rubans ou tout matériaux permettant d’attacher, lier.

Il va sans dire que ce genre de pratique ne se fait pas sans une bonne dose de sécurité et de prise de conscience que cela peut représenter comme danger si les participants ne les suivent pas à la lettre.

Si le Bondage peut se faire avec une paire de bas, le Kinbaku, lui, ne peut pas s’improviser!

Voici donc une première façon de l’aborder, le sujet est vaste et, il me faudra plusieurs parties ainsi que des connaissances davantage étoffées.

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