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Shibari you can use: japanese rope bondage and erotic macrame

Shibari you can use: japanese rope bondage and erotic macrame est un livre en anglais de Lee « Bridget » Harrington qui traite de bondage et parfois plus particulièrement de Shibari.

Il n’a pas pour prétention de vous apprendre les subtilités et les règles qui régissent par exemple le Kinbaku et ne se veut pas entrer dans le débat des puristes mais, il vous montre, en s’inspirant d’origines diverses comment en toute sécurité et simplement vous pouvez vous amuser en attachant votre partenaire.

Sous forme de tutorial, chaque figure est explicitée par des photos noir et blanc d’une qualité plutôt médiocre, on croirait une photocopie mais, c’est suffisant pour comprendre à l’aide des explications!

Le livre est souple et se prête bien à une manipulation.

En dehors des règles élémentaires de sécurité, on vous explique ce que vous avez à savoir dans les grandes lignes et puis on se lance dans une figure.

Il ne s’agit que de figures au sol et il n’est pas question de suspensions.

Les modèles sont très hétéroclites dans leur physique, leur look et le livre véhicule donc une image non-élitiste du bondage.

C’est au final un ouvrage très intime, qu’on peut mettre dans les mains de débutants complets en bondage et qui souhaitent essayer… A condition de comprendre un minimum l’anglais!

Certains diront que telle ou telle figure ne se fait pas de cette manière, qu’il est dangereux de jouer à la femme girafe avec des cordes, etc… Oui, mais il s’agit d’amusement pur et il est bien précisé quand quelque chose peut s’avérer dangereux de ne pas trop serrer ou d’éviter telle ou telle chose.

Cet ouvrage fait fit des guerres de clochers pour livrer un contenu dédié à une pratique érotique de la corde pour votre plaisir!

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« Soumise » de Salomé

Récemment, j’ai fait l’acquisition de ce livre et puisque j’ai décidé de lire un peu des ouvrages à connotation BDSM, il fallait lire à mon sens celui-ci.

C’est l’histoire de Salomé et Mastermind depuis le début jusque dans les années 2000 racontée sous forme de lettres que les deux amants s’envoient.

Rencontrés sur minitel, ils ont une première relation qui échoue et dès qu’ils se placent sous l’égide du BDSM, la relation perdure.

Une relation où il y a une différence d’âge, où Salomé a des difficultés à se placer professionnellement, où un enfant naît, où Salomé a quantité de reproches et critiques à faire à Mastermind et d’autant plus qu’il commence à collectionner les soumises pour pimenter leurs jeux.

Au fil des pages ils essaient de définir leurs relations: Maître/soumise et famille, couple.

Salomé y apparaît comme une râleuse patentée qu’on aurait envie de corriger, très exigeante, Mastermind paraît passer de nombreuses fois à côté de la plaque.

Jusqu’au moment où il estime que cela suffit, elle perd les signes de son appartenance et de sa soumission.

Désemparée elle songe à mourir, partir avec leur enfant et puis, elle se ressaisit et comme par magie, leur histoire repart de plus belle, de façon plus cadrée.

C’est à peu près là-dessus que ça se « termine »…

Leur histoire n’est peut-être pas terminée à ce jour d’ailleurs… Le site est à moitié fonctionnel et j’avoue, je n’ai pas spécialement l’intention de leur écrire à une adresse mail qui n’aboutira peut-être pas pour savoir ce qu’ils sont devenus.

Un livre à lire à mon sens pour voir comment une relation peut tourner au vinaigre et s’arranger, comment verrouiller une soumise intelligente et lui faire garder sa place.

Je me suis un peu fait violence pour terminer ce livre après les 30 premières pages qui sont lentes et propices à l’ennui. La suite est plus fluide et plus facilement lisible.

Un exemple de couple BDSM mais pas nécessairement une référence; chacun a ses idées et sa façon de mener sa barque!

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« Frappe-moi » de Mélanie Muller

41-tbSYEPuL._SL160_C’est l’histoire d’une soumise, une de celles qui travaillent, ont un appartement puis rencontrent leur maître qui se met à tout bouleverser.

D’abord elle ne connaît que sa voix, qui l’a conquise et lors de la rencontre, le physique ne compte plus; c’est le maître, celui qui commande et fait jouir, celui qui surprend et frappe.

Il a les clefs de son appartement et si au début cela n’a pas vraiment d’importance, elle finira par ne plus sortir de chez elle pour être disponible et ne jamais le rater.

Entre attente interminable et visites surprises, la soumise ne peut plus travailler; elle est arrêtée pour cause de dépression.

Elle a quand même à cœur de réaliser tous les fantasmes de son maître. Elle essaie de prendre le pouvoir et le surprendre pour son plaisir.

Elle devient double, tierce…

Et puis, elle le veut tout à elle, le séquestre trois jours.

Lui, ils lui fait comprendre qu’il aurait pu se libérer à n’importe quel moment, il a joué le jeu mais elle le veut tellement à elle que l’ultime nuit qu’il lui accorde après deux ans à jouer au chat et à la souris, cette nuit de rupture, elle l’étrangle avec cette ceinture qui l’a tant corrigée.

« Frappe-moi » est un roman de Mélanie Muller, une artiste précise-t’on.

Pour moi, c’est un genre « d’Empire des sens » moderne, dans le cas où l’homme n’aurait pas joué le jeu, ne donnant pas le pouvoir.

« Frappe-moi », c’est ce qui se passe dans la tête des soumises frustrées soit disant contrôlées à qui on n’accorde pas assez d’attention.

Délaissée, la soumise se terre pour ne rater aucune visite. Rupture sociale, rupture avec son emploi et c’est le tourbillon de la dépression qui crée les crises de larmes, les défis, les dédoublements de personnalité.

Toute à chacune, on a forcément pensé l’espace d’un instant: « Abandonne-moi et j’en mourrai » ou encore « Abandonne-moi et je te tue ».

Je ne crois pas qu’il y ait de réalisation de ces fantasmes destructeurs qui soulagent les angoisses et celle que son maître se désintéresse de soi.

Et puis, quand la rupture arrive, on ne meurt pas et on ne tue personne!

On relativise en principe, on peut se détacher d’une emprise, ça ne prend que quelques mois maximum!

J’ai bien aimé ce livre que j’ai lue d’une traite une nuit.

Il va jusqu’au bout, celui qu’on imagine, les extrémités que l’on envisage à intégrer des compagnes de jeux avec dégoût puis avec haine.

je me retrouve tout à fait dans ce personnage féminin, duel et qui défie les convenances, dans cet absolu que je recherche.

Souvent je dis en l’air: « Si tu meurs, si tu m’abandonnes, je t’empaillerais! », le garder près de moi pour toujours.

C’est irréalisable et passablement illégal mais c’est une formule qui dit: « Je t’aime à en faire n’importe quoi, guide-moi! Dis-moi comment te servir et j’en serai heureuse! Je ne vis que pour ça! »

Pour les gens en quête d’absolu ou pour ceux qui se demandent ce que ça signifie!

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« Le lien » de Vanessa Duriès

41jk7AedvWL._SL160_Lorsque j’ai acheté ce livre, les prix étaient encore en francs. C’est un des premiers livres que j’ai lu à connotation BDSM sur conseil d’une personne.

J’ai été fascinée par cette fille qui racontait comment son enfance l’avait conditionnée à être traitée à part, sexualisée et punie; les prémices d’une esclave.

On passe très vite sur les détails dans ce livre, très vite il est question de son maître Pierre de plusieurs années son aîné et l’histoire se déroule à Toulouse où, j’étais à l’époque.

Vanessa aime Pierre, Pierre aime Vanessa, il est sadique, elle est masochiste et tout va très bien sauf lorsqu’il va trop loin.

Son initiation se déroule en compagnie d’un couple chevronné, tout semble s’enchaîner à une vitesse folle.

Entre ses cours à l’université et ses séances et autres week-end, Vanessa semble heureuse mais est bien souvent rétive.

Le livre se termine sur la découverte par ses parents des pratiques de leur fille et, le fait qu’ils rompront tout lien avec elle.

Dans mon exemplaire, il n’y a que « Le lien ».

C’est ensuite la mort accidentelle de l’auteur et son maître qui fera sur un ton tragique la promotion du livre à intervalles régulières.

Aujourd’hui, je trouve cette ébauche de livre décevante et mal écrite, décrivant une relation que je ne souhaiterais à personne.

Pierre est son premier tout, elle n’a aucune autre référent et s’y accroche frénétiquement.

Vanessa ne voit pas ses faiblesses, tout n’est que force à ses yeux ou hostilités d’autrui.

A mon sens, son initiation a même été trop loin…

Quand on arrive à critiquer mon vécu, ma manière de vivre le présent, ces gens-là devraient crucifier Vanessa! Mais à l’inverse on l’encense et on en fait un idéal, une référence, une déesse.

Ce livre n’est pas pour moi « la référence BDSM », c’est un récit brouillon de pratiques désordonnées qui ne semblent même pas tenir compte des limites de Vanessa, et elle-même qui n’a jamais l’impression d’être à la hauteur, qui n’exécute rien parfaitement… Paradoxe pour une esclave! Et comment avoir une bonne opinion de soi dans ces conditions? Comment progresser?

A lire parce que tout le monde en parle mais à prendre pour ce qu’il est: une histoire morcelée, une éducation partiellement menée, des situations fantasmatiques fortes pour les sens mais qui négligent le mental de « l’esclave » Vanessa.

Et même j’irai plus loin en disant « qu’heureusement », cette relation n’a pas perduré, c’est sa perte qu’elle aurait signée!

Ceci dit, cet avis n’engage que moi.

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« Erotica universalis » de Gilles Néret

Erotica universalis de Gilles Néret est comme on peut facilement l’attendre des éditions Taschen, un livre d’art mais là érotique.
Ceci est le tome 1 qui retrace l’art pictural ayant une connotation érotique depuis 5000 av J.-C. jusqu’ aux années 1970

C’est un livre d’images qui se feuillette à l’envie, on en fait vite le tour mais à bien y regarder, il y a de quoi s’y intéresser de plus près.

Si av J.-C. on n’hésite pas à dessiner tout ce qui fait envie selon les canons de l’époque sur des vases, on voit que le Moyen-Âge est plus prude.
On reconnaît quelques noms célèbres de la Renaissance dont on n’aurait jamais imaginé qu’ils puissent dessiner de telles scènes.
On retrouve les satyres et aussi des dessins satyriques ^^
Et puis il y a des œuvres d’autres artistes plus contemporains, j’ai été amusée de constater leur imagination sur le sujet du sexe, figure bien sûr l’incontournable « Origine du Monde » pour un tel livre mais on retrouve (pour les plus connus) Toulouse-Lautrec, Picasso, Rodin, Klimt, Grosz, Dali, Dubuffet et même Cocteau! J’en oublie sûrement…

Pas choquant mais étonnant, surprenant, presque 600 pages de reproductions de dessins, objets, peintures… Sachant qu’il y a un tome 2!
C’est aussi instructif et suffisamment généraliste pour donner l’occasion au lecteur/voyeur de s’intéresser à un artiste en particulier et pourquoi pas approfondir une connaissance par la même.
Pas de textes longs, on titre les œuvres, un bref résumé rappelle simplement le contexte par chapitre/période.

Didactique aussi, je pense qu’il est tout à fait possible de s’inspirer de certaines scènes. Bon peut-être pas celui du harem mais il y a là de quoi non pas enflammer l’imagination mais éveiller ou réveiller des idées!

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« Histoire d’O » de Pauline de Réage

Histoire d’O est très souvent considéré comme un classique de la littérature BDSM.
Écrit par Anne Desclos, connue sous les pseudonymes de Dominique Aury ou encore ici Pauline Réage, ce roman est paru en 1954 et ce n’est qu’en 1994 qu’elle admet en être l’auteur.
Le destinataire de cette lettre d’amour sous forme de livre est son collaborateur, Jean Paulhan dont elle est amoureuse et sera pour ainsi dire mise au défi par quelques mots de son amant: « Les femmes ne peuvent pas écrire de romans érotiques ». C’est lui qui insistera pour que le livre soit publié et visible aux yeux de tous.

Pauline de Réage fera ce que d’autres facettes ne peuvent faire à sa place, n’ayant pour elle que l’écriture afin de tenir en haleine un Jean Paulhan las et qui semble s’éloigner d’elle.

Odile devient alors O, rond parfait de la bouche qui en exhale le son, trou béant d’un organe livré à tous venants, cercle sans commencement ni fin…
Un peu comme le roman!

Lorsque l’on fait la connaissance d’O elle est déjà amoureuse et très attachée à Renée, son amant dominateur, elle est déjà initiée et sait plus ou moins obéir. Il a décidé de franchir une étape, d’éduquer O à recevoir et à être utilisée de tout homme comme s’il s’agissait à chaque fois de charmantes attentions à son égard de la part de son bien-aimé, tout autant des sexes anonymes que le fouet.
Cela se passera dans un lieu nommé Roissy, toute soumise y ayant séjourné reçoit en cadeau à la fin de son apprentissage une bague en fer qui, pour ceux qui en connaissent le sens, leur permettent d’user d’O à leur convenance.

Renée lui présentera ensuite son demi-frère, qu’O n’appellera jamais autrement que Sir Stephen et peu à peu, de soirées en soirées le trio ne sera plus qu’un duo, Renée s’effaçant chaque fois un peu plus.
Sir Stephen est bien plus sévère que l’ancien propriétaire d’O et cela n’est pas pour déplaire à cette dernière mais, elle aime Renée et cela ne se fait pas sans larmes.
Tandis que Sir Stephen éprouvera une affection peu commune pour sa nouvelle soumise, future esclave, qui ne s’en rendra que peu compte.

O travaille comme photographe dans une agence et Renée avant de l’abandonner tout à fait la prie bientôt de trouver une autre fille, qui sera tout comme elle initiée; il s’agit de Jacqueline, un jeune mannequin qui, sans le sou et vivant dans un appartement immonde avec sa famille, habitera un temps avec O.
Jacqueline sortira avec Renée, ce qui enflammera et alimentera toujours la jalousie d’O, avant d’elle-même faire un séjour à Roissy.
Jacqueline a une petite soeur: Nathalie.

Par la suite, O poursuit son perfectionnement avec Sir Stephen, elle lui est quasimment exclusivement réservée hormis lors de son séjour chez Anne-Marie qui forme un petit cheptel de soumises qui lui sont confiées.
A l’exception de la maîtresse des lieux, elles vivent nues et partagent leurs loisirs centrés autour du fouet, et s’occupent en dessinant, lisant, jouant aux cartes, se laissent dorer au soleil et parfois, partagent la couche d’Anne-Marie la nuit venue.
C’est ici qu’O sera, à l’issue de son passage, annelée sur le désir de Sir Stephen, et marquée du chiffre de son Maître. Si se faire percer semblera à O moins difficile que le fouet, se faire marquer au fer rouge la fera tourner de l’oeil. Une douleur foudroyante et peu à peu la perte de la conscience, ses yeux ne voyant, avant un rideau noir, que le visage de son maître inquiet pour son esclave.
Car, tel était le but de ce stage chez Anne-Marie, faire d’O une esclave docile formée telle que la souhaite Sir Stephen.

Les jours sembleront s’écouler de façon heureuse, Sir Stephen fier de posséder O et elle assumant totalement sa condition.
Jusqu’à des retrouvailles, des vancances: Renée et Jacqueline ainsi que Nathalie, Sir Stephen, sa servante et O.
Entre chaleur, nouveautés, jalousies féminines et ombres fraîches, Nathalie admire sans bornes O, elle veut être comme elle mais elle est trop jeune, alors elle suivra O comme son chien et fera sa camériste.

Le triomphe de O se fait lors d’une soirée, la dernière du livre ou sous le masque choisit avec soin par son maître, la chouette O se montrera en tant qu’esclave ayant atteint la perfection de son art, ayant donné sans compter, ayant été au bout de tout ce qu’elle pouvait donner, arrivant à un état de grâce: un objet exemplaire que l’on a plaisir à posséder.

La fin n’est pas figée, elle fait état d’O abandonnée par Sir Stephen, soit retournant à Roissy, soit mourant de la main de son maître.

Histoire d’O, c’est « une destruction dans la joie » d’après son auteur.
Le BDSM y est un paysage, l’abandon de soi absolu en est le sujet.
O est incomplète sans un homme, un maître; se donner est sa raison de vivre, sa façon d’être entière.

La première fois que j’ai lu ce livre, j’étais à l’université, le sujet du semestre était « L’érotisme dans l’art », pour me documenter j’ai acheté quelques livres un peu au hasard, celui-ci en faisait partie.
J’ai été fascinée par tout l’amour dont était capable O et j’ai réalisé que même s’il s’agissait d’un roman, ce genre de vie, d’aventures pouvaient exister.
J’ai été émue aux larmes lorsque Renée l’abandonna, moi-même n’ayant pas alors encore connu de véritable rupture à ce moment là.
C’est pour moi un roman d’amour au sens large, le fouet en accessoire, une façon de mettre un pied léger dans un monde où l’acceptation de soi puis l’engagement que l’on prend a vraiment un sens… Du moins, a eu un écho chez moi.

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« Le fouet » de Martine Roffinella

livre-lefouet« Le fouet » de Martine Roffinella est un roman, une fantaisie teintée de vrai et de connu de tous.
Tout commence par la généalogie et voilà que nous apprenons la généalogie sexuelle du personnage principal.
Ses premiers émois, ses découvertes, le tout ponctué d’un fil conducteur: une jeune femme de 30 ans entre dans une petite quincaillerie aux odeurs désuètes et achète un fouet.
Le récit s’emballe et ce fouet prend une place toute personnelle, un prolongement du corps et de la personne. Instrument de plaisir, de pouvoir puis peu à peu de vengeance.
La vengeance contre ceux qui mettent un caractère obscène sur ce qu’est une petite fille, vengeance sur le silence parental, vengeance même sur la mort.

125 pages d’écriture fluide qui transportent jusque dans la peau de ce personnage principal féminin dont j’ai oublié le nom…
Mais peu importent les noms puisqu’ils sont souvent tronqués ou seulement évoqués une fois ou deux au gré des pages.

Ce sont les impressions, la soumission sous-jacente qui l’espace d’un instant devient domination par un seul accessoire.
D’abord l’état des lieux, les définitions et leur passé, ensuite les proies qui se succèdent face à ce fouet irascible et enfin, une fin, véritable mais qui laisse un sourire goguenard au visage et de quoi consoler toutes les petites filles qui sommeillent dans un même idéal.

Nul doute que j’ai apprécié ce livre, pour ce qu’il y a de divertissant et d’amusant dans un retournement de situation, ce qu’il y a de drôle de voir que le héros du livre n’est qu’un objet, autant de convoitises et de frissons qu’il suscite.

La scène qui m’a laissée le plus rêveuse si je peux dire, c’est celle qui prend place dans une brasserie avec la fille n°3, et débute page 67.
J’ai retrouvé la description parfaite de ce qui s’impose parfois à moi, une vision suivie d’une kyrielle de détails où il n’y a ni perfection, ni imperfection mais, désir et une précision acérée… Cet instinct prédateur!
Un verre offert à la fille n°3, une bataille rangée, cachée sous le sceau de la politesse et la peur de créer un scandale, qui plie avec une facilité déconcertante, tout semble si facile!
Le lieux sera les toilettes de la brasserie, et non pas sa maison ou un hôtel, où les cris de jouissance de la fille n°3, prise sans vergogne par le fouet, se répercuteront en échos sur les murs carrelés et où elle restera pantelante, le billet laissé sur un coin du lavabo par celle qui, plus conquérante que jamais, paie son dû.

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