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Le lien dominant/dominée

C’est insidieux mais plus la relation avance dans le temps, plus les expériences se multiplient, plus se crée un lien invisible et ténu qui se manifeste d’un façon étrange.

On a une sensation de sécurité, la relation ne volera pas en éclats du jour au lendemain, pas de quoi s’inquiéter à tout va.

On a l’assurance de toujours progresser et s’améliorer, c’est rare d’en être persuadé, rare de le constater; la relation est équilibrée.

Et malgré la distance, l’autre est toujours présent dans sa tête, dans son corps, son cœur et son âme.

On peut alors assister à des scènes particulières…

Par exemple, hier soir, Asdrubael prenait le train pour Paris, il est logé par sa famille, il a son téléphone, son ordinateur portable.

Lorsque nous avons raccroché pour qu’il parte, une bouffée d’angoisse m’a submergée, je me suis levée et ai erré dans toutes les pièces comme un papillon aveuglé par la lumière, les larmes au yeux.

Pourtant, nous ne vivons pas ensemble mais la seule pensée que notre mode de communication pourrait être bouleversé (pas les mêmes horaires ou la même manière), de savoir qu’Asdrubael n’était pas chez lui m’a littéralement balayée.

Après ma petite crise de larmes, j’ai chauffée une bouillotte pour mes cervicales et me suis fait un chocolat. Ce chocolat, je l’avais acheté à Llivia lors de notre semaine au chalet pour le nouvel an, quand nous étions dans cette pâtisserie… Un souvenir…

Le boire m’a requinquée, je n’ai plus pleuré et me suis sentie beaucoup mieux.

J’avais peur que le lien se modifie, je m’aperçois que ce n’est pas le cas.

Ce lien si fort…

Les souvenirs sont importants, ils aident les soumises en cas de coup dur… A se souvenir de la solidité de ce lien.

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Le collier

icone-collierComposante importante dans le folklore BDSM, le collier est un cadeau du/de la Dominant(e) au/à la dominé(e); du Maître à sa soumise.
Son but est de signifier de manière visible ou non l’appartenance de la soumise à son Maître et c’est donc elle qui en porte la marque, qui est ainsi « attachée » à son Dominant.
Ce dernier ne porte que peu souvent un signe distinctif puisque le signe le plus visible est la soumise qui se tient près de lui.

Bien entendu, libre à chacun de se créer ses propres codes. Ainsi le collier peut prendre la forme d’un bracelet, d’une bague, d’une chaîne de cheville ou tout autre ornement du corps.

Certains colliers sont des chaînes fines associées à un pendentif, sur lequel on peut faire graver le nom de la soumise, le nom du Maître, un numéro de téléphone ou toute identification que le Dominant trouvera utile d’y faire figurer ou encore un petit tube en métal qui se dévisse, contenant ces informations.

Nous avons donc là un parallèle avec les colliers que l’on peut mettre sur nos animaux.
Une propriété ainsi visible aux yeux de tous et qui veut aussi dire: « Ne me prenez pas, j’appartiens à quelqu’un! », qui informe par la même tout autre Dominant que cette soumise appartient à un Maître, qu’elle doit le lui désigner si le nouveau venu le souhaite.
Ce principe du médaillon/pendentif peut être adapté sur les bracelets et autre bijoux qui entourent une partie du corps.
Car, l’idée est là: être lié.

D’autres colliers sont de cuir ou en métal rigide et bien plus solide qu’une chaîne fine. Ils ont aussi une utilité autre que le symbole de possession et ont un design proche des colliers pour animaux. Un anneau à l’opposé de la fermeture est riveté afin de pouvoir y accrocher une laisse, un maillon ou mousqueton pour attacher la soumise par ce collier à tout ce que l’on peut imaginer.

C’est de cette manière que la personne soumise donne dans une attitude et une symbolique forte, sa liberté, qu’elle se confie entre les mains de celui qu’elle a choisi.

Le collier peut donc tout aussi bien être un accessoire de jeu qu’une image symbolisant l’appartenance de la soumise à son Maître.

Il est très souvent dit d’une personne soumise et sans Maître ou Maîtresse qu’il/elle est un(e) chien(ne) sans collier.
Le collier définit donc par essence le fait d’être engagé dans une relation particulière, à l’image d’une alliance au doigt des époux, c’est aussi l’idée du cercle qui est à retenir, la soumise se trouvant ainsi au centre de celui-ci, ni commencement ni fin, c’est un symbole éternel et stable.
Sans parler du parallèle à la sexualité qui est évident et fait référence aux organes.

Certains auront à cœur de très vite se lier à leur propriété et le collier rentrera vite en ligne de compte, une fois les premiers accords sur les activités BDSM définis ou encore à la signature d’un contrat.
Pour d’autres c’est quelque chose qui ne viendra qu’à la fin d’une éducation, comme récompense.
Pour d’autres encore, cela viendra à un moment fort de la relation, pour valider un pallier mais non pas encore un résultat définitif.
C’est donc à la discrétion de chacun, il n’y a pas de règles dans le domaine.

D’un côté c’est très rassurant, savoir que l’on appartient à quelqu’un, qu’il y a un objet qui signifie ce qui n’était alors dit uniquement par des mots.
De l’autre côté, c’est un peu inquiétant car il y aura la responsabilité inhérente à l’acceptation dudit collier: toujours lui faire honneur.

Il est à mon sens incontestable que la présence d’un tel objet sur soi a un pouvoir, celui de savoir se rappeler à notre bon souvenir à chaque mouvement.
Et c’est là le dernier point: le collier est là pour rappeler à la soumise sa promesse, sa position, sa place et c’est la réciproque pour le Maître qui le contemple.

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