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La petite histoire de la grande suspension

Asdrubael et moi avons franchi le pas la semaine dernière et appris de façon autodidacte la suspension.

De nombreuses sources existent et, entre ce qu’il sait, ce qu’il a pu voir et les lois de la physique, nous nous sommes lancés après avoir pris de nombreux paramètres en compte.

La première séance a atteint le temps record d’une heure. Depuis le harnais à base de l’Ushiro Takate Kote, jusqu’au détachement.

Ce fut pénible et douloureux.

Asdrubael prenait son temps, le mien étant limité par ma douleur. Mes bras dans le dos ne sont pas du tout serrés ce qui fait que j’ai pu facilement soulager mon bras droit en le désengageant.

C’est grâce à une poutre du garage d’Asdrubael que nous avons pu tenter la chose, le dispositif a été placé, l’anneau, il m’a d’abord attachée l’épaule et puis la cuisse.

Etant donné que je suis très loin de faire 40kg, nous avons du faire face à une première difficulté, la corde autour de ma cuisse me faisait trop mal pour la suspendre.

2 essais plus tard et après avoir compris qu’il suffisait de faire davantage de tours de cordes autour de ma cuisse, vint un petit effet de vertige de ma part. A vrai dire j’avais une appréhension à me savoir suspendue.

Pour tromper l’ennemi, un tabouret m’a permis de faire la transition et enfin la cheville.

C’était réellement épique!

Le Deuxième essai de suspension s’est fait le lendemain. Nous avons pris 2 fois moins de temps et le résultat vous pouvez le voir dans la galerie « Bondage » grâce à un ami de passage qui a pris les photos!

Aah, on a bien un petit pincement au cœur en sachant que, on se trompe peut-être dans la manière de suspendre, qu’on peut faire des erreurs, qu’on ne le fait peut-être pas de façon traditionnelle, que cela pourrait être jugé dangereux… Ceci dit, ça tient et je ne souffre pas. Nous nous connaissons suffisamment nous et dans nos limites, je sais par exemple que j’en supporte bien plus que pas mal de modèles sans bouger, ni rien dire.

Je n’ai pas été suspendue à 5m du sol mais simplement de ma hauteur. A savoir que les jambes sont élevées mais pas le reste du corps. Adultes consentants et sûrs de nous, nous avons essayé avec succès!

La première fois, nous étions extatiques, presque étonnés et moi qui me disais: « Même les cochons peuvent voler! »

Je pensais alors à celui qui avait conseillé cet hiver à Asdrubael de prendre un modèle avec une morphologie davantage « comme sa femme » à lui… Je pense à ceux qui refusent de suspendre au-delà de 60kg…

Et je me dis qu’on a eu raison de faire bloc, de rester solidaires tous deux, de faire ensemble cette expérience, de ne pas céder aux sirènes de la facilité.

Nous allons nous améliorer, c’est certain…! Bientôt 1 an depuis notre premier bondage et nous voilà déjà là!

Où en serons-nous dans un an encore?!

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Le Bondageur, le Dominateur, le Sadique et le Maître

icone-groupeÇa pourrait ressembler à un titre de Western Spaghetti mais, il n’en n’est rien!

Il s’agit simplement des quatre types de personnages sur lesquels peut tomber une soumise.

Chacun a sa particularité et, il est plutôt rare de tomber sur quelqu’un possédant les quatre caractéristiques.

Le Bondageur: aimant à s’amuser et à pratiquer son art, il est possible que il ne vous accorde en réalité aucun crédit si vous êtes à ses côtés en tant que « modèle ». Être un modèle signifie se laisser faire la figure, se laisser admirer, déambuler, poser pour les photos ou la caméra et ensuite se faire enlever le bondage et repartir.

Ainsi il est fort probable que votre pratique avec lui s’arrête à cette simple activité!

Le Dominateur: ce qui lui plaît c’est d’admirer son emprise sur vous. Elle peut être mentale ou physique ainsi il saura se satisfaire d’un mail rédigé sur ordre ou d’une soumise à genoux alors qu’il vient à peine de le demander.

Il aime à constater que sa soumise obéit et en retire une fierté.

Cependant il peut s’en désintéresser si celle-ci n’obéit pas docilement.

Le Dominateur aime à discuter et possède une verve ainsi qu’un style bien particulier, il peut tout à fait rester cérébral.

Le Sadique: en dehors de toute idée protocolaire, il aime à jouer du corps de sa partenaire, qui n’est donc pas obligatoirement sa soumise.

Assouvir son besoin de se mettre en position dominante en infligeant douleurs et tourments.

Découvrir les plaisirs de la vision d’un être torturé entre douleur et excitation, varier les instruments pour varier les sensations.

Il ne peut évidemment s’épanouir qu’en présence d’une masochiste.

Le Maître: il choisit généralement une soumise pour le potentiel qu’elle a et cherchera à la guider dans son sens et celui de ses désirs. Il cherchera ou non à la dominer mais saura avant tout se rendre unique et indispensable aux yeux de sa soumise pour qu’elle n’apprenne que de lui.

Le Maître a la faculté de posséder un individu.

C’est cela qui le motive, avoir une soumise qui lui appartient et qui apprend à le servir à son goût aussi bien concernant la cuisine que les pratiques sexuelles.

Et on retombe sur les mêmes lettres de ce fameux acronyme: B.D.S.M!

Toutes les combinaisons sont donc possibles, un Maître Sadique, un Dominant Bondageur, etc…

Mais la combinaison des 4 à un niveau équivalent dans toutes les disciplines est difficile à trouver quand c’est ce que l’on cherche.

Après ma première expérience, je disais souvent: « Je veux profiter de toutes les lettres qu’offrent le BDSM! », je n’ai pas transigé là-dessus et ai évincé, non sans scrupules, ceux qui n’y correspondaient pas.

  • Le Bondage s’apprend mais, on ne peut pas apprendre l’affinité que l’on a avec cet art.
  • La Domination s’apprend mais, on ne peut pas apprendre l’affinité que l’on a avec cet art.
  • Le Sadisme s’apprend mais, on ne peut pas apprendre l’affinité que l’on a avec cet art.
  • La Maîtrise s’apprend mais, on ne peut pas apprendre l’affinité que l’on a avec cet art.

Oui, je parle « d’art », parce qu’ils en sont lorsque l’on excelle dans ces domaines.

Est-ce que j’ai eue une chance insolente en tombant sur Asdrubael qui joue alternativement ou simultanément sur ces quatre cordes?

C’est ce que je crois du moins et le mélange que cela donne me convient parfaitement!

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