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Posts Tagged ‘BDSM’

Un w.end entre amoureux

Un w.end gentil et tranquille, entre repos, câlins, Kinbaku et discussions.

Quelque chose de calme, de rassurant, ce dont j’avais tout à fait besoin, l’assurance qu’Asdrubael est là pour moi… Le sourire aux lèvres de voir que cela est vrai.

C’est important je trouve, fonder en profondeur une confiance totale par ce biais, par un ralenti dans la trépidante vie, une parenthèse, une bulle.

Je sais aussi maintenant qu’Asdrubael est un Maître, enfin le mien à moi car il sait obtenir de moi ce qu’il veut. Pas par ruse ni rien d’obséquieux mais, juste parce que c’est lui, juste parce que c’est moi.

Je sais aussi ce qu’il attend de moi, que je lui offre un objet bien particulier. une bague qui aura une signification particulière pour nous deux.

Je sais où je dois aller pour la faire fabriquer, je sais aussi que je veux faire modifier le modèle original et y apporter ma patte.

Je sais à peu près le budget que je devrai y consacrer.

Mais, je ne sais pas à quel moment je dois la donner.

Le plus vite possible?

A notre anniversaire? Lequel? 25/08 ou la date du 09/09?

A une autre occasion?

Je dois réfléchir…

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Être ami avec Bondless…

… N’est pas une sinécure!

Aujourd’hui, je ne crois pas avoir d’ami(e)s.

Je n’appelle personne en dehors d’Asdrubael, pas de soirées resto/ciné entre amis, pas de shopping, pas de rires, etc …

Et lorsque j’ai fait des tentatives pour avoir des amis, cela s’est soldé par un échec: soit ils n’étaient pas disponibles, soit le but était de s’envoyer en l’air avec moi, ce qui soit dit en passant, ne m’intéresse absolument pas!

Quelque part, je suis fautive, j’ai très peu d’intérêt pour les gens; Asdrubael constitue de 80 à 100% de mes pensées et il n’y a pas de place pour d’autres personnes.

Si on me parle, je réponds toujours cependant.

Parfois je suis polie, parfois je suis littéralement imbuvable.

Je regrette mais, il m’est difficile de me lier avec les gens, je le suis avec Asdrubael et je n’ai rien d’un réseau de câbles et de fils.

Une personne pour une personne.

Alors si quelqu’un part dans l’idée que je serais là tous les soirs et qu’il y aura une large place pour cette personne, elle se fourvoie. Cette place privilégiée est déjà occupée!

On m’a dit quelques fois que j’étais plus sympa en blog qu’en messagerie instantanée, c’est sûrement vrai puisqu’ici je parle du sujet qui m’intéresse le plus.

Peu de choses viennent de moi et je n’aime pas parler d’un sujet en particulier comme les voyages, les films ou je ne sais quoi. Mon intérêt est limité.

Mais il me semble que tout à chacun devrait pouvoir être en mesure de comprendre que je veuille me dédier à une personne si particulière et qu’un manque d’intérêt envers autrui n’est pas du mépris.

Agitez la ba-balle favorite de votre animal de compagnie et vous le verrez fou de joie, montrez-lui autre chose et il n’y accordera peut-être même pas d’intérêt.

En voulez-vous pour autant à votre animal de compagnie?!

Eh bien ici, c’est la même chose…

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Quand Bondless fait une bêtise

Généralement, je me comporte bien.

Du moins, je suis naturellement telle qu’Asdrubael m’aime et aime à voir évoluer.

Mais, parfois ou plutôt souvent, je ne suis pas loin de marcher sur le fil en face à face.

Pour une petite chose, c’est une gifle que je reçois.

Il n’y a pas de punition éternelle, c’est immédiat et immédiatement, on passe à autre chose.

Moi je comprends ce qu’il ne fallait pas faire ou dire et, suivant si j’ai envie de défier je fais/dis et je connais le barème.

J’accepte donc les conséquences de mes actes.

Une gifle ou plusieurs pour moi, ce n’est rien. Je le supporte très bien sauf si comme c’est arrivé une fois une gifle a été imprécise et c’est mon oreille qui a pris. Là, je n’ai plus joué, j’ai eu vraiment mal à l’intérieur, le tympan peut-être, j’ai pleuré cette fois-là, agenouillée dans la cuisine.

Il m’a suffit de le dire et Asdrubael a su s’occuper de moi, vérifier qu’il n’y a pas de séquelles.

Tout allait bien après quelques minutes mais ça m’a dissuadée un moment.

Ensuite, si je dis ou fais quelque chose de plus « grave », je suis pincée.

Mais pas n’importe où: les seins.

Ça c’est un supplice pour moi; je ne joue plus dans ces conditions et je cède immédiatement! Ça fait vraiment trop mal.

Pas tant que ça physiquement mais allez savoir pourquoi, je me sens très humiliée quand Asdrubael fait ça.

Touchée de plein fouet dans mon orgueil, c’est une punition immédiate qui a énormément de sens pour moi et une grande portée.

Je fais tout pour l’éviter et parfois j’arrive à défendre mon cas. Mais, pas toujours…

Je cherche pourquoi ce geste a autant d’impact sur moi… Je ne comprends pas bien… Je cherche!

Le fouet ou tout autre chose du genre n’est jamais utilisé pou punir, ce sont des accessoires de jeu et la distinction est bien claire.

Pas banal paraît-il!

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Mes devoirs de soumise

La vie d’une soumise est souvent régit par son maître.

C’est à dire qu’elle remet entre ses mains son existence et accepte par la même que son maître est mieux placée qu’elle pour savoir ce dont elle a besoin, comment elle doit vivre, ce qu’elle doit faire.

Comparée à des soumises qui doivent aller cul nu ou se masturber 40 fois par jour, ne porter que des jupes, j’ai une chance folle!

  • J’ai un devoir concernant l’épilation totale, que je tiens relativement bien.
  • Je dois écrire un article par jour sur ce blog (pas toujours bien suivi).
  • Je dois faire un dessin par jour (idem)
  • Je dois accorder une heure de mon temps à la préparation du code pour le permis de conduire (plutôt bien suivi).
  • Un devoir de fidélité (très bien tenu).

En dehors de ces obligations, je ne suis tenue à rien d’autre.

Voyez que je ne les suis pas toujours à la lettre, cependant, je ne suis pas punie pour cela.

Chaque jour ou soir ou presque, Asdrubael me demande si j’ai bien satisfait à ces devoirs, j’ai le droit de m’expliquer et étant donné que ce n’est pas effrontément que je ne fais pas une chose ou l’autre, il est tolérant.

Il sait comme moi que ces règles sont des guides, que parfois on ne peut pas.

Avant, j’avais des choses plus complexes comme pas de pantalons, pas de sous-vêtements mais il faut avouer qu’à distance, n’étant pas ensemble la semaine, c’est quelque chose qui n’a aucun sens.

Sans être dit, mes écarts ont été tolérés puis admis.

Je considère que ça ne vaut plus vraiment.

Mes devoirs sont légers mais c’est aussi que je n’ai pas besoin de crouler sous les exigences pour « être », « exister ».

J’ai « juste » besoin de savoir que je suis la personne la plus importante à ses yeux.

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Et ce w.end…

Et ce w.end, nous nous sommes retrouvés.

Alternativement malades et/ou préoccupés, les 3 w.end précédents nous les vivions de manière beaucoup plus classiques qu’à l’accoutumée.

Pas de plaintes ou de reproches à ce sujet car cela permet aussi de se découvrir autrement, pas seulement quand tout le monde va bien mais aussi quand ça ne va pas!

Nous ne sommes définitivement pas une juxtaposition de personnes pratiquant le BDSM mais un couple avec cette saveur particulière qui parfois n’est pas de mise, malgré le comportement naturel de chacun.

Mais ce w.end, on a joué, comme on n’avait pas joué depuis longtemps il me semble!

Et ça nous a fait un bien fou. C’est cette sensation que tout n’est qu’amusant et qu’on peut faire tout ce qui nous passe par la tête!

Longtemps que l’on n’avait pas rit, le cœur léger, avec rien d’autre en tête que nous, chacun de nous.

La sensation d’être soi, que le monde se résume à nous deux.

La liberté dans l’entrave, la sécurité dans la surprise.

Je pense qu’arrivés là, il est difficile de revenir en arrière… heureusement que l’envie ne nous en prend pas!

Des jeux de cordes, des jeux de pouvoir, des jeux de mots et de regards… Voilà comment je résumerais ce w.end qui comme d’habitude file à une vitesse incroyable!

Mais bientôt, les choses vont être un peu modifiées, nos moments ne seront plus forcément le w.end, nous verrons cela quand nous y serons!

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Un autre regard sur la sphère BDSM

La communauté BDSM qu’elle soit française ou internationale est pleine de visages et de pseudos que parfois l’on est amenés à rencontrer.

Il y a l’image sur le net et l’image dans la réalité et, c’est souvent très différent.

Certains sont érigés en modèles, d’autres proprement lapidés, bref, comme partout, il y a les idoles et les moutons noirs.

Ce qu’il y a d’ennuyeux pour eux c’est que tout est sujet à polémique et qu’ils n’ont même parfois plus droit de cité à moins qu’ils soient quémandés partout.

Comme je le disais ici, ce n’est pas un monde différent de tous les autres, il est même strictement le même avec ses guerres intestines, ses pressions, ses chantages, etc…

Je crois qu’on oublie fondamentalement le fait que nous sommes simplement humains et que même si le BDSM rend tout plus intense, les aléas des BDSMeurs ne doivent pas nous étonner outre mesure.

Les vies et expériences rendues publiques, écrites, photographiées les rendent éternelles mais, comme dit plus haut, on est bien souvent loin de la réalité.

Combien de relations sont fantasmées plus que vécues?!

Et si on considère les relations réellement vécues, il n’y a rien de plus que des histoires d’amour ou de fesse très ordinaires.

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De par le passé…

Je suis quelqu’un de nostalgique.

Parfois, je repense au passé.

Dans ce passé il y a une lettre: M.

Le blog que j’avais écrit à l’époque existe toujours. Dans une boîte chinoise, j’y ai toujours le bijoux/collier qu’il m’avait offert ainsi qu’à son insu, 3 cheveux dans un papier de soie.

A l’époque, je croyais vivre quelque chose de grand avec un type qui me parlait tous les 2 ou 3 jours et qui se révélait impuissant à se servir de moi et à m’aider.

Il a tout fait pour que je lui fasse confiance.

Je ne sais plus tellement combien de temps à duré ce jeu-là mais en fouinant là où je n’aurais pas dû, j’ai découvert de bien vilaines choses.

Sous des gentillesses et une assurance de soi telles que j’ai cédé, il y avait pour lui un double voire un triple jeu.

Tout le monde m’assurait que c’était un « Maître » avec la majuscule mais après coup, il est plutôt minuscule.

Au point de m’envoyer un sms des mois après à une date qui avait peut-être pour but de faire écho, sans qu’on ne se soit plus jamais adressé la parole auparavant.

J’ignore en quels termes il peut penser à moi puisqu’il a dit avoir des pensées pour moi.

Moi, quand j’y pense, je me demande à quel point j’ai pu être aussi stupide.

A quel point j’ai fantasmée plus que vécue cette relation, qui n’en mérite peut-être même pas le nom.

Il n’a rien fait de ce qu’il a dit et encore moins son histoire de préavis, d’explication.

Possédée telle que je l’étais, cela a été terrible même si quelque part, j’ai bien cherché à mettre un terme à cette histoire. Je me suis excusée, il ne les a pas acceptées, fin de l’histoire avec des mots très moches de sa part au milieu.

Il y a bien longtemps que j’ai fait un déicide à son encontre mais cela me laisse un arrière goût de… glauque.

Méfiez-vous des contrefaçons et demandez toujours des preuves de ce que vous avancent les gens!

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Mon Sadique, ce poète…

J’ai une chance extraordinaire, à savoir un Sadique poète!

De temps en temps, j’ai le plaisir de recevoir un poème dont je suis le centre.

Et je suis très contente de stimuler ainsi sa verve, son art.

Il y avait bien longtemps qu’Asdrubael n’avait rien écrit et, il le fait pour moi… Ça touche au plus profond de l’âme.

Non, vous n’aurez pas d’extrait!

Je ne lui ai pas demandé et puis, j’ai envie de les garder pour moi ces poèmes.

A moi, pour moi! Me voilà petite égoïste.

En échange, Asdrubael me stimule au niveau artistique et me demande de dessiner.

J’ai perdue la main, c’est une catastrophe mais, ça ne durera pas.

J’espère un jour lui faire un tableau digne de ce qu’il m’écrit.

Comme quoi une relation BDSM, ce n’est pas que des coups et des douleurs, c’est aussi s’élever l’un l’autre, s’améliorer ensemble.

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7 mois de réflexion

Asdrubael et moi, ça fait un peu plus de 7 mois que ça dure maintenant.

Plus qu’une aventure BDSM, c’est devenu une aventure humaine; plus qu’une romance, une histoire d’amour.

Et ces derniers temps, nous avons beaucoup consolidé les bases.

Il y a beaucoup moins de coups de tête, chacun commence à saisir l’autre et on ne se heurte plus trop l’un à l’autre.

Ça arrivera encore, prétendre connaître quelqu’un se fait souvent en années et on régresse parfois mais, je suis contente de notre histoire.

Elle n’est ni moche ni tâchée, ça a été difficile à certains moments mais maintenant ça ne me paraît plus rien.

Le corps et l’âme s’épanouissent, la confiance gagne du terrain, Asdrubael fait beaucoup pour moi.

Parfois j’aurais préféré qu’il agisse de force mais je m’aperçois que ce n’est pas ainsi qu’on ancre les choses… De la patience et une ineffable douceur sont les maître mots. Cela fonctionne beaucoup mieux ainsi avec moi.

Ce n’est probablement pas valable pour tout monde, c’est sûr!

Mais, pour moi, il me fallait quelqu’un de bien particulier pour obtenir plus que quelqu’un de tourmenté.

Il me faut accepter l’aide que l’on m’offre et puis me démontrer que cela fonctionne. J’ai conscience de demander beaucoup de preuves mais croire est quelque chose que j’avais abandonné.

Toujours sur le qui-vive, je survivais.

J’ai la sensation que je vais pouvoir commencer à vivre…

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Le BDSM, un monde plus ouvert?

On pense bien souvent quand on vient de l’extérieur que le BDSM et la population qui habite ce pays sont des gens très ouverts.

Eux-mêmes ont tendance à le penser et à songer au fait que c’est dû à une intelligence supérieure à la moyenne.

Mais à le fréquenter, on se rend non seulement compte que les imbéciles sont en proportion égale à toute sphère et que, les gens n’y sont pas plus intelligents.

Peut-être plus intellectuels, peut-être plus raffinés, peut-être ayant un certain niveau d’éducation mais en aucun cas plus tolérants.

Pas la peine d’imaginer le BDSM comme un cercle libre, il est fermé et codifié par chacun et tout le monde pense détenir la vérité, la bonne façon de penser et de faire.

Ce qu’il y a de plus dans le BDSM et sa population c’est la crânerie, l’égoïsme et la mauvaise foi… J’en oublie sûrement!

Si l’on possède un avis différent, c’est que l’on n’a absolument rien compris.

Si l’on n’a pas de fétiche vynil-cuir-latex, c’est qu’on n’est pas une personne qui pratique le BDSM.

Si l’on ne se comporte pas en paillasson, on n’est pas une soumise… J’en passe et des meilleures!

Sachez bien que la bêtise n’a ni limites, ni frontières et sa langue est universelle.

Et tout ce qui peut être ouvert dans le BDSM ce sont en fait les divers orifices dilatés.

Suis-je mieux pour autant?

Certainement pas!

Écrire tout cela ne témoigne pas d’une ouverture d’esprit puisque je suis régulièrement consternée par la bêtise que je n’accepte absolument pas.

Enfin bon, il suffit de réfléchir 2 minutes au lieu d’admirer béatement 200 ans!

Chaque BDSMeur est acteur et participe à l’image qui est véhiculée auprès des profanes et il est scandaleux de constater que cette façon différente de vivre en a l’air d’être plus ouverte mais n’en n’a pas la chanson.

Il est plus que temps d’ouvrir ses yeux et ses horizons!

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