La roue

La_roue

Il est une quête, une recherche plastique qui se veut ornementale.

A la fois infinie et sans cesse renouvelée.

Selon sa définition, la quête est une recherche dans tous les sens du terme.

Elle peut être tant spirituelle que matérielle elle n’est en tout cas pas soumise à une notion de temps. Ainsi, on peut perpétuellement chercher, trouver, perdre et chercher à nouveau.

L’ornement, lui est un élément décoratif qui peut être enlevé sans porter atteinte au dispositif, à son intention principale ; ici la corde.

Peut-on dire que la corde en tant qu’ornement est l’instrument d’une quête perpétuelle de perfection subjective ?

Il convient donc d’étudier dans un premier temps l’intéraction active entre la corde et le sujet, dans un deuxième temps la quête perpétuelle de perfection engendrée par la cor

de et enfin, la subjectivité de la quête de l’ornement.

Il existe un dialogue entre le modèle et la corde.

La corde, rouge porteuse de vie, en tant qu’ornement modèle, forme et reforme le sujet de manière à apporter la beauté ou du moins à rendre le sujet plus esthétique après la manipulation de la corde et du corps par celle-ci. De plus, il s’agit d’un ornement sous contrainte : contrainte du corps, contraintes techniques, contraintes physiques.

Tout ceci induit un échange, un dialogue entre l’ornement et son sujet, mais aussi entre le sujet et l’ornementaliste.

La roue figurée par la corde en tant qu’ornement représente la quête perpétuelle de perfection et d’esthétique qui jamais n’est atteinte. En effet, l’ornement et la quête sont ici intimement liés tant sur la symbolique de la roue, que sur le plan sensible où la corde fait du corps, de la même manière un ornement.

Ainsi, les deux plans, intelligible et sensible sont reliés au travers de la symbolique de la corde-ornement.

Cependant, la quête de l’ornement, et donc de l’esthétique, reste pour le moins subjective du fait du regard divergent, du jugement de goût que peuvent porter tant le créateur ou l’ornementaliste que le spectateur, qui lui reste passif dans l’ornement ; il ne lui reste que la faculté de juger.

En conclusion, il existe un dialogue d’une part entre la corde et le corps et d’autre part entre deux mondes, intelligible et sensible du fait de la quête perpétuelle de l’esthétique induite par l’ornement. La corde tant symbole que contrainte sert de fil conducteur pour les dialogues ainsi instaurés.

Quoique subjectif, l’ornement quel qu’il soit n’en reste pas moins défendable.

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