Archive for the ‘☆ Sous mes yeux’ Category

JPFGallery ★ Jean-Paul Four

jpfgallery

J’ai décidé d’inaugurer une nouvelle rubrique: ☆ Sur la toile avec le site internet de Jean-Paul Four.

Photographe français œuvrant à Lyon, pluridisciplinaire, sa recherche est dans l’artistique du corps féminin nu.

Juste au niveau du cadrage, de l’éclairage, de la notion de cadre il explore les limites aussi dans l’esthétique BDSM.

Beaucoup à voir sur son site et sur sa revue en ligne Luxure.

Plusieurs livres de photos sont aussi disponibles chez votre libraire préféré, c’est du nu artistique, pas la peine de le cacher sous votre lit, et il y a possibilité de faire tirer ses photos favorites sur papier grand luxe!

 

Personnellement, j’aime bien. On se retrouve dans une esthétique BDSM chic feutrée, il y a de la mise en scène mais, ce n’est pas surjoué et pour des clichés plus sincère, Jean-Paul Four travaille maintenant avec des modèles non professionnels.

J’aime bien ce genre de démarche car, il est évident que les gens beaux font les beaux livres mais plus que la beauté physique, il est question d’émotion, de ce qui passe par le miroir de l’âme. On ne peut pas simuler ce qu’il se passe par exemple dans le regard d’une soumise, il faut que ce soit quelque chose de ressenti et c’est là où le photographe doit travailler plus fort.

C’est joli, ça inspire, c’est vrai. Que demander de plus?!

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Osada Steve does Madame Butterfly

En quelques mots…
Osada Steve est un kinbakushi passé maître dans l’art des cordes qui a appris auprès de Osada Eikichi. D’origine berlinoise, il vit depuis bientôt 35 ans au Japon.

Osada Steve.com

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« Jeux interdits à l’université » de Laura Reese

C’est sur le conseil d’Asdrubael que j’ai pris ce livre à la bibliothèque alors que nous flânions dans les rayonnages.

C’est l’histoire d’une jeune femme dont la sœur a été retrouvée morte dans son appartement, ligotée et scarifiée.

Nora est sa grande sœur et elle décide après lecture du journal intime de Frannie de courir après son meurtrier. Elle soupçonne un certain « M »…

Cet homme, a initiée Frannie au BDSM qu’elle n’appréciait apparemment pas mais acceptait par amour, ce qui rendait M d’autant plus sadique car lui, n’éprouvait aucun sentiment envers elle. En cherchant à se détacher d’elle, il devient suspect.

Nora à son tour décide de tout plaquer et de fréquenter M, qui l’initie au BDSM. C’est l’escalade des premiers jeux jusqu’au moment où il aménage chez lui un donjon dans une ancienne chambre.

Le livre mêle donc intrigue policière et étalage du BDSM version littéraire.

J’ignore si l’auteur pratique mais ça ne manque parfois pas d’imagination même si l’histoire est un peu molle et que la grande sœur semble parfois avoir pour excuse de trouver le meurtrier de sa sœur afin d’assouvir ses pulsions et fantasmes.

C’est un livre qui a ses longueurs jusqu’à la fin qui accélère tout.

Je ne peux malheureusement en dire davantage à moins de tout spoiler…

Mais, je n’ai pas vraiment aimé ce livre… Il y a des aspects moches du BDSM, et il y sont présents, je pense davantage aux relations qu’aux pratiques, cela s’entend!

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Asdrubael & Bondless vont au vernissage de Marc Sainteul

Asdrubael est en w.end prolongé avec moi et en dehors de nos activités courantes nous sommes allés, samedi 5 juin 2010 au vernissage de l’exposition de Marc Sainteul à Rodez: « Fragments ».

C’est un peintre/sculpteur/photographe et bien d’autres qui œuvre en Aveyron et qui est lié à la sphère BDSM.

Autant c’est évident quand on le sait, autant cela peut passer pour « simplement » de l’art. Ce n’est pas commun d’être explicite sans pour autant être complètement démonstratif et c’est là toute la finesse de l’exercice.

Nous l’avions déjà rencontré lors d’un contexte différent cet hiver.

C’est quelqu’un de très ouvert et lisible à la fois, empreint d’une aura de mystère pleine d’idées entendues.

De près de loin, son œuvre est à son image, comme un objet sur lequel on n’arriverait pas à faire le point. On voit, on comprend mais, on sait qu’il y a quelque chose d’insaisissable; comme un secret d’atelier.

C’est aussi quelqu’un qui sait se faire abordable, autant on peut faire l’acquisition d’un tableau pour une belle somme, d’un dessin ou encore d’une œuvre numérique pour trois fois rien; personne n’est oublié car là aussi tout est affaire de pouvoir. Acheter, posséder pleinement ou non.

Intègre jusqu’au bout du cadre!

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Cordes et savoir

Il est parfois difficile d’apprendre de nouvelles choses sur le Shibari.

C’est en japonais et si on ne le lit pas ou si on n’y comprend rien, c’est vraiment difficile!

Mais parfois il y a des gens qui prennent le temps de partager leurs traductions, qui prennent le temps de le faire.

Ainsi, sur Fetlife, il existent des groupes comme « Kinbaku », « Hojojutsu » et si ça vous intéresse davantage, des tas de groupes sur le Bondage. Juste, c’est en anglais… Là c’est rédhibitoire, ça se discute dans cette langue.

Des gens que l’on retrouve sur Fetlife ont décidé de traduire le SMpedia du japonais en anglais et ça donne: le NawaPedia.

A lire et à parcourir, je trouve cela très intéressant et très bien cette volonté de rendre les choses accessibles!

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Shibari you can use: japanese rope bondage and erotic macrame

Shibari you can use: japanese rope bondage and erotic macrame est un livre en anglais de Lee « Bridget » Harrington qui traite de bondage et parfois plus particulièrement de Shibari.

Il n’a pas pour prétention de vous apprendre les subtilités et les règles qui régissent par exemple le Kinbaku et ne se veut pas entrer dans le débat des puristes mais, il vous montre, en s’inspirant d’origines diverses comment en toute sécurité et simplement vous pouvez vous amuser en attachant votre partenaire.

Sous forme de tutorial, chaque figure est explicitée par des photos noir et blanc d’une qualité plutôt médiocre, on croirait une photocopie mais, c’est suffisant pour comprendre à l’aide des explications!

Le livre est souple et se prête bien à une manipulation.

En dehors des règles élémentaires de sécurité, on vous explique ce que vous avez à savoir dans les grandes lignes et puis on se lance dans une figure.

Il ne s’agit que de figures au sol et il n’est pas question de suspensions.

Les modèles sont très hétéroclites dans leur physique, leur look et le livre véhicule donc une image non-élitiste du bondage.

C’est au final un ouvrage très intime, qu’on peut mettre dans les mains de débutants complets en bondage et qui souhaitent essayer… A condition de comprendre un minimum l’anglais!

Certains diront que telle ou telle figure ne se fait pas de cette manière, qu’il est dangereux de jouer à la femme girafe avec des cordes, etc… Oui, mais il s’agit d’amusement pur et il est bien précisé quand quelque chose peut s’avérer dangereux de ne pas trop serrer ou d’éviter telle ou telle chose.

Cet ouvrage fait fit des guerres de clochers pour livrer un contenu dédié à une pratique érotique de la corde pour votre plaisir!

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« Soumise » de Salomé

Récemment, j’ai fait l’acquisition de ce livre et puisque j’ai décidé de lire un peu des ouvrages à connotation BDSM, il fallait lire à mon sens celui-ci.

C’est l’histoire de Salomé et Mastermind depuis le début jusque dans les années 2000 racontée sous forme de lettres que les deux amants s’envoient.

Rencontrés sur minitel, ils ont une première relation qui échoue et dès qu’ils se placent sous l’égide du BDSM, la relation perdure.

Une relation où il y a une différence d’âge, où Salomé a des difficultés à se placer professionnellement, où un enfant naît, où Salomé a quantité de reproches et critiques à faire à Mastermind et d’autant plus qu’il commence à collectionner les soumises pour pimenter leurs jeux.

Au fil des pages ils essaient de définir leurs relations: Maître/soumise et famille, couple.

Salomé y apparaît comme une râleuse patentée qu’on aurait envie de corriger, très exigeante, Mastermind paraît passer de nombreuses fois à côté de la plaque.

Jusqu’au moment où il estime que cela suffit, elle perd les signes de son appartenance et de sa soumission.

Désemparée elle songe à mourir, partir avec leur enfant et puis, elle se ressaisit et comme par magie, leur histoire repart de plus belle, de façon plus cadrée.

C’est à peu près là-dessus que ça se « termine »…

Leur histoire n’est peut-être pas terminée à ce jour d’ailleurs… Le site est à moitié fonctionnel et j’avoue, je n’ai pas spécialement l’intention de leur écrire à une adresse mail qui n’aboutira peut-être pas pour savoir ce qu’ils sont devenus.

Un livre à lire à mon sens pour voir comment une relation peut tourner au vinaigre et s’arranger, comment verrouiller une soumise intelligente et lui faire garder sa place.

Je me suis un peu fait violence pour terminer ce livre après les 30 premières pages qui sont lentes et propices à l’ennui. La suite est plus fluide et plus facilement lisible.

Un exemple de couple BDSM mais pas nécessairement une référence; chacun a ses idées et sa façon de mener sa barque!

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« Frappe-moi » de Mélanie Muller

41-tbSYEPuL._SL160_C’est l’histoire d’une soumise, une de celles qui travaillent, ont un appartement puis rencontrent leur maître qui se met à tout bouleverser.

D’abord elle ne connaît que sa voix, qui l’a conquise et lors de la rencontre, le physique ne compte plus; c’est le maître, celui qui commande et fait jouir, celui qui surprend et frappe.

Il a les clefs de son appartement et si au début cela n’a pas vraiment d’importance, elle finira par ne plus sortir de chez elle pour être disponible et ne jamais le rater.

Entre attente interminable et visites surprises, la soumise ne peut plus travailler; elle est arrêtée pour cause de dépression.

Elle a quand même à cœur de réaliser tous les fantasmes de son maître. Elle essaie de prendre le pouvoir et le surprendre pour son plaisir.

Elle devient double, tierce…

Et puis, elle le veut tout à elle, le séquestre trois jours.

Lui, ils lui fait comprendre qu’il aurait pu se libérer à n’importe quel moment, il a joué le jeu mais elle le veut tellement à elle que l’ultime nuit qu’il lui accorde après deux ans à jouer au chat et à la souris, cette nuit de rupture, elle l’étrangle avec cette ceinture qui l’a tant corrigée.

« Frappe-moi » est un roman de Mélanie Muller, une artiste précise-t’on.

Pour moi, c’est un genre « d’Empire des sens » moderne, dans le cas où l’homme n’aurait pas joué le jeu, ne donnant pas le pouvoir.

« Frappe-moi », c’est ce qui se passe dans la tête des soumises frustrées soit disant contrôlées à qui on n’accorde pas assez d’attention.

Délaissée, la soumise se terre pour ne rater aucune visite. Rupture sociale, rupture avec son emploi et c’est le tourbillon de la dépression qui crée les crises de larmes, les défis, les dédoublements de personnalité.

Toute à chacune, on a forcément pensé l’espace d’un instant: « Abandonne-moi et j’en mourrai » ou encore « Abandonne-moi et je te tue ».

Je ne crois pas qu’il y ait de réalisation de ces fantasmes destructeurs qui soulagent les angoisses et celle que son maître se désintéresse de soi.

Et puis, quand la rupture arrive, on ne meurt pas et on ne tue personne!

On relativise en principe, on peut se détacher d’une emprise, ça ne prend que quelques mois maximum!

J’ai bien aimé ce livre que j’ai lue d’une traite une nuit.

Il va jusqu’au bout, celui qu’on imagine, les extrémités que l’on envisage à intégrer des compagnes de jeux avec dégoût puis avec haine.

je me retrouve tout à fait dans ce personnage féminin, duel et qui défie les convenances, dans cet absolu que je recherche.

Souvent je dis en l’air: « Si tu meurs, si tu m’abandonnes, je t’empaillerais! », le garder près de moi pour toujours.

C’est irréalisable et passablement illégal mais c’est une formule qui dit: « Je t’aime à en faire n’importe quoi, guide-moi! Dis-moi comment te servir et j’en serai heureuse! Je ne vis que pour ça! »

Pour les gens en quête d’absolu ou pour ceux qui se demandent ce que ça signifie!

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« Le lien » de Vanessa Duriès

41jk7AedvWL._SL160_Lorsque j’ai acheté ce livre, les prix étaient encore en francs. C’est un des premiers livres que j’ai lu à connotation BDSM sur conseil d’une personne.

J’ai été fascinée par cette fille qui racontait comment son enfance l’avait conditionnée à être traitée à part, sexualisée et punie; les prémices d’une esclave.

On passe très vite sur les détails dans ce livre, très vite il est question de son maître Pierre de plusieurs années son aîné et l’histoire se déroule à Toulouse où, j’étais à l’époque.

Vanessa aime Pierre, Pierre aime Vanessa, il est sadique, elle est masochiste et tout va très bien sauf lorsqu’il va trop loin.

Son initiation se déroule en compagnie d’un couple chevronné, tout semble s’enchaîner à une vitesse folle.

Entre ses cours à l’université et ses séances et autres week-end, Vanessa semble heureuse mais est bien souvent rétive.

Le livre se termine sur la découverte par ses parents des pratiques de leur fille et, le fait qu’ils rompront tout lien avec elle.

Dans mon exemplaire, il n’y a que « Le lien ».

C’est ensuite la mort accidentelle de l’auteur et son maître qui fera sur un ton tragique la promotion du livre à intervalles régulières.

Aujourd’hui, je trouve cette ébauche de livre décevante et mal écrite, décrivant une relation que je ne souhaiterais à personne.

Pierre est son premier tout, elle n’a aucune autre référent et s’y accroche frénétiquement.

Vanessa ne voit pas ses faiblesses, tout n’est que force à ses yeux ou hostilités d’autrui.

A mon sens, son initiation a même été trop loin…

Quand on arrive à critiquer mon vécu, ma manière de vivre le présent, ces gens-là devraient crucifier Vanessa! Mais à l’inverse on l’encense et on en fait un idéal, une référence, une déesse.

Ce livre n’est pas pour moi « la référence BDSM », c’est un récit brouillon de pratiques désordonnées qui ne semblent même pas tenir compte des limites de Vanessa, et elle-même qui n’a jamais l’impression d’être à la hauteur, qui n’exécute rien parfaitement… Paradoxe pour une esclave! Et comment avoir une bonne opinion de soi dans ces conditions? Comment progresser?

A lire parce que tout le monde en parle mais à prendre pour ce qu’il est: une histoire morcelée, une éducation partiellement menée, des situations fantasmatiques fortes pour les sens mais qui négligent le mental de « l’esclave » Vanessa.

Et même j’irai plus loin en disant « qu’heureusement », cette relation n’a pas perduré, c’est sa perte qu’elle aurait signée!

Ceci dit, cet avis n’engage que moi.

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« Erotica universalis » de Gilles Néret

Erotica universalis de Gilles Néret est comme on peut facilement l’attendre des éditions Taschen, un livre d’art mais là érotique.
Ceci est le tome 1 qui retrace l’art pictural ayant une connotation érotique depuis 5000 av J.-C. jusqu’ aux années 1970

C’est un livre d’images qui se feuillette à l’envie, on en fait vite le tour mais à bien y regarder, il y a de quoi s’y intéresser de plus près.

Si av J.-C. on n’hésite pas à dessiner tout ce qui fait envie selon les canons de l’époque sur des vases, on voit que le Moyen-Âge est plus prude.
On reconnaît quelques noms célèbres de la Renaissance dont on n’aurait jamais imaginé qu’ils puissent dessiner de telles scènes.
On retrouve les satyres et aussi des dessins satyriques ^^
Et puis il y a des œuvres d’autres artistes plus contemporains, j’ai été amusée de constater leur imagination sur le sujet du sexe, figure bien sûr l’incontournable « Origine du Monde » pour un tel livre mais on retrouve (pour les plus connus) Toulouse-Lautrec, Picasso, Rodin, Klimt, Grosz, Dali, Dubuffet et même Cocteau! J’en oublie sûrement…

Pas choquant mais étonnant, surprenant, presque 600 pages de reproductions de dessins, objets, peintures… Sachant qu’il y a un tome 2!
C’est aussi instructif et suffisamment généraliste pour donner l’occasion au lecteur/voyeur de s’intéresser à un artiste en particulier et pourquoi pas approfondir une connaissance par la même.
Pas de textes longs, on titre les œuvres, un bref résumé rappelle simplement le contexte par chapitre/période.

Didactique aussi, je pense qu’il est tout à fait possible de s’inspirer de certaines scènes. Bon peut-être pas celui du harem mais il y a là de quoi non pas enflammer l’imagination mais éveiller ou réveiller des idées!

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