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Archive for the ‘☆ Jouons avec les mots’ Category

Sur les tchats… 6

Et parfois en essayant de chercher aussi sur internet son maître ou toute autre chose, chercher à discuter, on tombe sur des individus très curieux sur les tchats!

En voici une retranscription fidèle, ça s’est passé sur Dress.fr.

Le nom de mon interlocuteur a été changé pour préserver son anonymat.

MaîtreMachin a dit: Bjr toi

Bondless a dit: Bonsoir

MaîtreMachin a dit: Tu vas bien

Bondless a dit: Ça peut aller, merci et toi?

MaîtreMachin a dit: Ca va tu es seule la

Bondless a dit: Oui

MaîtreMachin a dit: Tu aimes etre dirigee

Bondless a dit: Oui

MaîtreMachin a dit: Tu es vetue commen tla

Bondless a dit: Toi, tu n’as pas lu mon profil!

MaîtreMachin a dit: Et alors…

Bondless a dit: Je suis chasse gardée

MaîtreMachin a dit: Ha

Fin de la conversation! LOL

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On sort?

Cet hiver, Asdrubael et moi avions fait le tour des soirées du moment à Paris (Croisière élastique, Cosy Party, Soirée Dèmonia)  et vers Saintes.

Nous nous sommes forgé un avis et réitèrerons selon nos disponibilités la Cosy Party et la Croisière élastique que nous avons trouvées pas mal (mais pas les buffets, je vous conseille de vous restaurer avant, seuls les fruits présentaient un intérêt à mon goût ^^).

Mais des voyages à Paris pour nous qui sommes en région Midi-Pyrénées, c’est quand même des frais et de l’organisation.

Récemment, j’ai trouvé une annonce pour une soirée fetish à Toulouse (lieu de résidence d’Asdrubael) et avons entendu parler de quelques évènements en Europe.

Pour l’instant, rien de décidé mais je crois que nous allons de nouveau tester quelques soirées!

Ça va être le moment pour moi de trouver une nouvelle base de tenues à décliner afin d’être toujours la même mais jamais tout à fait une autre…

Tout en tenant compte d’éventuels Dress Codes.

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Un autre regard sur la sphère BDSM

La communauté BDSM qu’elle soit française ou internationale est pleine de visages et de pseudos que parfois l’on est amenés à rencontrer.

Il y a l’image sur le net et l’image dans la réalité et, c’est souvent très différent.

Certains sont érigés en modèles, d’autres proprement lapidés, bref, comme partout, il y a les idoles et les moutons noirs.

Ce qu’il y a d’ennuyeux pour eux c’est que tout est sujet à polémique et qu’ils n’ont même parfois plus droit de cité à moins qu’ils soient quémandés partout.

Comme je le disais ici, ce n’est pas un monde différent de tous les autres, il est même strictement le même avec ses guerres intestines, ses pressions, ses chantages, etc…

Je crois qu’on oublie fondamentalement le fait que nous sommes simplement humains et que même si le BDSM rend tout plus intense, les aléas des BDSMeurs ne doivent pas nous étonner outre mesure.

Les vies et expériences rendues publiques, écrites, photographiées les rendent éternelles mais, comme dit plus haut, on est bien souvent loin de la réalité.

Combien de relations sont fantasmées plus que vécues?!

Et si on considère les relations réellement vécues, il n’y a rien de plus que des histoires d’amour ou de fesse très ordinaires.

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Le BDSM, un monde plus ouvert?

On pense bien souvent quand on vient de l’extérieur que le BDSM et la population qui habite ce pays sont des gens très ouverts.

Eux-mêmes ont tendance à le penser et à songer au fait que c’est dû à une intelligence supérieure à la moyenne.

Mais à le fréquenter, on se rend non seulement compte que les imbéciles sont en proportion égale à toute sphère et que, les gens n’y sont pas plus intelligents.

Peut-être plus intellectuels, peut-être plus raffinés, peut-être ayant un certain niveau d’éducation mais en aucun cas plus tolérants.

Pas la peine d’imaginer le BDSM comme un cercle libre, il est fermé et codifié par chacun et tout le monde pense détenir la vérité, la bonne façon de penser et de faire.

Ce qu’il y a de plus dans le BDSM et sa population c’est la crânerie, l’égoïsme et la mauvaise foi… J’en oublie sûrement!

Si l’on possède un avis différent, c’est que l’on n’a absolument rien compris.

Si l’on n’a pas de fétiche vynil-cuir-latex, c’est qu’on n’est pas une personne qui pratique le BDSM.

Si l’on ne se comporte pas en paillasson, on n’est pas une soumise… J’en passe et des meilleures!

Sachez bien que la bêtise n’a ni limites, ni frontières et sa langue est universelle.

Et tout ce qui peut être ouvert dans le BDSM ce sont en fait les divers orifices dilatés.

Suis-je mieux pour autant?

Certainement pas!

Écrire tout cela ne témoigne pas d’une ouverture d’esprit puisque je suis régulièrement consternée par la bêtise que je n’accepte absolument pas.

Enfin bon, il suffit de réfléchir 2 minutes au lieu d’admirer béatement 200 ans!

Chaque BDSMeur est acteur et participe à l’image qui est véhiculée auprès des profanes et il est scandaleux de constater que cette façon différente de vivre en a l’air d’être plus ouverte mais n’en n’a pas la chanson.

Il est plus que temps d’ouvrir ses yeux et ses horizons!

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Attachée

Être attachée  n’est pas, généralement, quelque chose de commun.

J’avais déjà évoqué ce ressenti mais maintenant que j’ai un peu plus de plomb dans l’aile, je vais tâcher de voir si je peux l’expliciter davantage.

Je l’ignore pour le Bondage anglo-saxon mais pour le japonais, étant donné qu’il n’y a pas de nœuds, la toile de cordes qui nous recouvre vibre et vit.

A chaque mouvement, à chaque respiration la corde se tend et se détend en des points stratégiques. Il y en a de volontairement stimulés et puis, il y a cette liberté que l’on peut prendre de bouger plus ou moins, de tendre un muscle, faire un pas de côté, se baisser, etc…

C’est la liberté dans le ligotage.

Ce n’est pas assez serré pour être plus que contraignant et dans mon cas, mes poignets, mes mains, font qu’en rentrant le pouce complètement à l’intérieur de la main, je peux les libérer et me libérer par la même.

Mais être attachée, ce n’est pas tellement fait pour jouer les Houdini.

On est non seulement sous l’emprise de l’attacheur et celle de la pression qui est exercée lors de passage de cordes.

Ces dernières ne font pas qu’habiller le corps, elles le sculptent et lui donnent la forme voulue et c’est bien pour cela qu’il y a des figures codifiées; pour obtenir un effet des cordes et du corps jugé esthétique.

Il n’y a donc pas que le travail de l’attacheur mais l’effet qui est donné sur le corps.

Souvent on oublie l’un ou l’autre lorsque l’on regarde un « show » ou une photo.

C’est une grave erreur à mon sens.

Qu’y-a-t’il dans la tête de l’attacheur?

Je l’ignore…

Dans la mienne à ce moment là, il n’y a plus rien.

C’est apaisant d’être maintenue, sécurisée dans un amas de cordes qui vous soutient.

Je n’ai pas pour ma part de sentiment de vulnérabilité, ce doit être parce que je fais confiance à Asdrubael. Tout ce qui pourrait suivre une figure ne serait certainement pas quelque chose que je refuse et d’ailleurs puisque nous en sommes à travailler l’Ushiro Takate Kote, souvent, la figure est défaite pour être refaite dans la foulée.

Parfois, je me sens étrange…

Parfois je me sens mal et il doit se hâter de défaire la figure à moins que je m’allonge quelques minutes avant qu’il me détache.

J’ai la chance de me connaître et lui d’avoir les signes avant-coureurs d’un malaise passager. Il a donc le temps de terminer la figure si ce n’est pas fait.

J’ai aussi eue l’opportunité récemment de tester les ciseaux de sécurité qu’il a pour couper les cordes sur un bout « en trop », je sais que ça coupe très bien même si je m’en voudrai d’arriver à une telle extrémité. Mais, c’est rassurant ça aussi, de vérifier par soi-même.

Parce qu’on ne dirait pas comme ça!

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Le lien dominant/dominée

C’est insidieux mais plus la relation avance dans le temps, plus les expériences se multiplient, plus se crée un lien invisible et ténu qui se manifeste d’un façon étrange.

On a une sensation de sécurité, la relation ne volera pas en éclats du jour au lendemain, pas de quoi s’inquiéter à tout va.

On a l’assurance de toujours progresser et s’améliorer, c’est rare d’en être persuadé, rare de le constater; la relation est équilibrée.

Et malgré la distance, l’autre est toujours présent dans sa tête, dans son corps, son cœur et son âme.

On peut alors assister à des scènes particulières…

Par exemple, hier soir, Asdrubael prenait le train pour Paris, il est logé par sa famille, il a son téléphone, son ordinateur portable.

Lorsque nous avons raccroché pour qu’il parte, une bouffée d’angoisse m’a submergée, je me suis levée et ai erré dans toutes les pièces comme un papillon aveuglé par la lumière, les larmes au yeux.

Pourtant, nous ne vivons pas ensemble mais la seule pensée que notre mode de communication pourrait être bouleversé (pas les mêmes horaires ou la même manière), de savoir qu’Asdrubael n’était pas chez lui m’a littéralement balayée.

Après ma petite crise de larmes, j’ai chauffée une bouillotte pour mes cervicales et me suis fait un chocolat. Ce chocolat, je l’avais acheté à Llivia lors de notre semaine au chalet pour le nouvel an, quand nous étions dans cette pâtisserie… Un souvenir…

Le boire m’a requinquée, je n’ai plus pleuré et me suis sentie beaucoup mieux.

J’avais peur que le lien se modifie, je m’aperçois que ce n’est pas le cas.

Ce lien si fort…

Les souvenirs sont importants, ils aident les soumises en cas de coup dur… A se souvenir de la solidité de ce lien.

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Apprendre le bondage

A force de voir des photos, vous avez vous aussi envie de vous y mettre!

Il va falloir déterminer quel est le type de bondage (ligotage) qui vous plaît le plus.

Il y a une différence entre le Bondage (ligotage anglo-saxon) et le Shibari (ligotage asiatique).

Selon votre préférence vous allez pouvoir vous orienter sur des sites internet tels que Encordées et je vous renvoie à leur sélection de liens qui est très appropriée.

Mais tout ça ne vaut pas une rencontre avec un bondageur ou shibariste, que ce soit le voir en action dans son art ou discuter avec lui.

Selon ce que vous aimez, il saura vous aiguiller vers des personnes qui font des DvD, donnent des cours, etc…

Je tiens à dire que quelques ouvrages sont trouvables en librairie mais, ne vous croyez pas le maître du monde si vous terminez avec brio toutes les figures proposées; c’est de la vulgarisation!

Et comme toute vulgarisation, c’est simplifié au possible et pas toujours très heureux. Vous pouvez en rester là si vous ne souhaitez que profiter du corps de votre partenaire ligoté dans votre chambre à coucher.

Mais pour aller plus loin, un contact suivi avec des professionnels (et pas des ficeleurs auto-proclamés « Master of… ») vous permettra d’apprendre réellement.

Le chemin est dégrossi à présent, la clef c’est de sortir un peu de chez soi pour rencontrer des gens!

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Sur quoi peut se fonder une relation BDSM?

Dans un article précédent, je faisais état de la possibilité de pratiquer le BDSM à la carte entre adultes consentants mais, il y a aussi le menu!

Plus nous cheminons ensemble, plus j’ai la sensation qu’une relation BDSM ne peut se fonder que dans un climat particulier de confiance et donc d’amour.

Ça va faire très fleur bleue mais, il ne suffit pas d’aimer une personne pour ses qualités, ça tout le monde peut le faire, c’est facile!

Aimer aussi pour les défauts qui sont gérables ou complémentaires, en plus des qualités, est à mon sens aimer; éprouver pleinement un sentiment amoureux.

La réciprocité est nécessaire il me semble… On dit qu’une soumise doit toujours autant accorder de temps que son partenaire lui donne. Est-ce un garde-fou face au caractère passionné inhérent à la soumise?

Ou simplement une règle qui dit qu’on doit aussi être aimée en retour?…

On rencontre facilement des soumises qui invoquent tout un tas d’excuses pour leur maître en se plaignant de leur solitude et là un mot s’inscrit dans ma tête: « délaissée ».

Je l’ai ressenti autrefois…

La soumise peut supporter à elle seule la relation BDSM et lui prêter des sentiments, elle est assez forte pour cela tant que cela se rapproche un temps soit peu de son idéal. Mais il faut aussi savoir être lucide…

Que ce soit parce que la relation est définie comme telle ou parce que chacun des protagonistes tombe amoureux l’un de l’autre, ce rapport est tout à fait différent d’un rapport traditionnel.

Pas de manigances, pas de surveillance internet, pas de boîtes mails fouillées… Si on parle de s’aimer, on parle de confiance et si on a du mal, ça se travaille!

De mon vécu, il m’est très difficile de faire confiance mais petit à petit, ça se fait et plus je fais confiance, plus j’ai envie de faire confiance et plus je me sens libre, plus mes sentiments s’expriment et donc, plus la relation s’approfondit.

D’un petit pas à l’autre!

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Les séances BDSM

Il y a autant de façons de pratiquer le BDSM que d’adeptes aussi, une des manières de vivre une relation comme celle-ci est de le programmer à la séance.

Je ne parle pas d’un couple qui va à un moment donné jouer mais d’un duo composé de personnes qui, alors qu’elles n’ont aucun lien sentimental, vont subir et faire subir des pratiques que chacun apprécie.

Ainsi un verseur de cire pourra faire une « séance chandelier » à une personne qui aime à sentir la brûlure de la cire et la carapce que cela forme sans parler du moyen de l’enlever.

Dans ce cas, je parle donc de « duo »; des personnes majeures qui se retrouvent sous les mêmes préférences et dont tout est cadré, réglé comme du papier à musique.

Cela ressemble donc simplement à des rendez-vous qui malgré la proximité physique n’ont pas toujours un but sexuel.

Personnellement, je n’ai jamais pu ne pas me lier à mon partenaire, ce genre de rencontre n’est donc pas fait pour moi mais, je sais qu’il y a des adeptes.

Que ce soit par manque de temps ou simplement en dehors de leur couple traditionnel, cette forme de rendez-vous correspond bien à notre société de consommation à mon sens… Celle du « sans engagement ».

Je comprends tout à fait l’existence de tels rendez-vous, cela ajoute même du piment mais je n’adhère pas à l’adultère pour autant, « à cause du BDSM ».

Cependant, chacun fait comme il veut/peut!

Enfin, les règles sont les mêmes pour le premier rendez-vous que dans n’importe quel cas:

  • prévenir une personne que vous aurez mise dans la confidence et envoyez-lui un ou des messages pour la (et vous) rassurer.
  • rencontrez dans un lieux public type bar, restaurant.
  • prenez le temps de discuter et de bien expliquer ce que vous souhaitez: pas de précipitation!
  • La première séance dans un lieu neutre si possible (hôtel).

Amusez-vous bien!

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BDSM et famille

Avec les fêtes et toutes ces choses de fin d’année, vous avez pu être confrontés, comme Asdrubael et moi à une chose bien particulière…

L’existence de notre relation BDSM à proximité de la famille, qui n’est pas toujours la sienne, rend cette première difficile et ardue à expliquer.

Comment survivre sans pouvoir expliciter dans son entier ce qui a fondé la relation, où on s’est rencontrés, qu’est-ce qui fait qu’un lien déjà ténu nous lie…

Ben on s’en sort pas, on se met la famille à dos! Tout au plus on arrive à maintenir un climat lourd en souriant.

Les personnes ne sont jamais aussi ouvertes d’esprit qu’elles l’affirment… Et il faut savoir se protéger tout en ménageant les susceptibilités.

C’est un exercice auquel nous ne nous étions pas préparés, cela a donc été vécu plutôt mal sur l’instant.

Perturbant et déstabilisant…

Mais c’est curieux, pour nous, il n’a pas été question un seul instant de choisir la voie de la facilité, l’épreuve est surmontée même s’il reste quelques traces…

Le temps a aussi son œuvre à faire…

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