Archive for juin, 2010

Le miel et les abeilles

Hier nous sommes allés faire du shopping avec Asdrubael, des chaussures d’été pour lui et moi et, dans le cadre d’un début de soldes, j’ai aussi fait l’acquisition de magnifiques chaussures à talon rouge en vinyle, j’en parlerai davantage dans un autre article car c’était un vieux rêve!

Une petite robe pour moi a aussi été trouvée étant donné que mon séjour chez Asdrubael se prolonge sans avoir été au préalable prévu et que je suis limitée en vêtements… D’autant qu’il fait très chaud à Toulouse comparé à chez moi!

A l’instant même où nous avions fini, projetant d’aller jeter un œil dans un sex-shop toulousain (où nous avons trouvées des tenues vinyles intéressantes), je prends place dans la voiture, côté passager, cela s’entend et je vois une abeille… J’ouvre la fenêtre puis la portière que j’avais fermée à l’instant, l’abeille disparaît et je ressens une vive douleur dans le bas du ventre.

Je ne dis mot et ne m’inquiète pas davantage, l’abeille a disparu, j’ai légèrement mal mais j’oublie cela.

Jusqu’au soir où, Asdrubael dans son envie d’assouplir son nouveau fouet me demande d’ôter tous mes vêtements, je rechigne un peu, je suis fatiguée mais m’exécute tout de même.

Là, il remarque que j’ai 2 points rouges sur le bas ventre qui ont commencé à cicatrisé mais, ce n’est pas joli.

Il me regarde de près, m’interroge et je repense à l’abeille…

Annulation de la petite séance fouet, je dois m’allonger sur le lit et à l’aide d’une pince à épiler je vais être « opérée ».

C’est douloureux, je couine un peu, je suis désinfectée.

Il a fait de son mieux sans être certain que le dard soit complètement extrait.

Mais les 2 piqûres pour une seule abeille sont intrigantes.

Comme quoi, si Asdrubael n’avait pas voulu que je sois entièrement nue, je ne m’en serais pas aperçue!

Résultat maintenant, 2 points rouges disgracieux et légèrement douloureux au contact, plus un bleu qui entoure les deux. On surveille depuis…

Je sais que je ne suis pas allergique mais voilà comment l’été et sa faune peuvent annihiler un gentil moment puisqu’après la pince à épiler, après désinfection finale, ça a été « dodo » sans autre forme de procès!

Prenez garde aux vêtements trop légers et aux bestioles rayées et poilues à ailes!

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Soirée toulousaine

Jeudi 24, nous nous sommes rendus Asdrubael et moi, dans une villa toulousaine appartenant à Maîtresse Shanna.

Nous avons très bien été reçus et quelque peu en avance, nous avons eu droit à des rafraîchissements dans un salon confortable en compagnie d’un premier soumis qui été venu quelques fois auparavant.

Une fois tous les autres invités arrivés, nous sommes passés à table sur la terrasse pour un apéritif dînatoire.

Un feu de la St Jean avait été préparé et, amusement de la soirée: du vinyle a été brûlé!

Après le repas, tout le monde s’est changé sauf nous qui étions déjà en tenue de soirée: chemise, pantalon de cuir et bottes pour Asdubael et low boots, tregging cuir, corset dentelle et veste dentelle pour moi. J’avais bien entendu mon collier et nous étions tous deux chapeautés.

Je ne donnerai pas plus de détails sur le déroulement exact de la soirée que de photos: c’était une soirée privée et, de telles choses seraient à mon sens malvenues!

Le fait est simplement que tout le monde s’est amusé, qu’il y avaient soumis et Maîtresses, soumise et Maître, un maître des fouets et une assistante!

Que nous avons été exceptionnellement bien reçus et que la soirée s’est déroulée d’une façon qui m’a rappelée les soirées de mes débuts… Il y a une dizaine d’années.

Chacun s’est amusé et c’est avec plaisir que nous avons dégusté des gâteaux accompagnés de champagne pour clore la soirée.

Trop tôt pour se dire que nous sommes « amis pour la vie » mais ce fût vraiment agréable de ne pas faire des centaines de kilomètres pour être reçus comme dans une vague boîte de nuit, le glauque en plus, le buffet rassis et rester debout!

Toute ressemblance avec des récits que j’ai pu faire de soirées préalables sont purement fortuites!

Maîtresse Shanna est une hôtesse de premier ordre, telle que l’on n’en fait plus, une maîtresse-femme et une femme-maîtresse dont beaucoup devraient suivre l’exemple… Mesdemoiselles, lorsque vous souhaiterez devenir des Dames…! Dame de cœur et de pique, de fouet et de pinces…

Maîtresse d’elle-même comme de sa « petite troupe », il est très rassurant d’être en sa compagnie puisque l’on a la sensation que tout débordement sera sévèrement réprimandé.

Un « merci » suffit-il?

-Ça me paraît léger, je ne dirais rien…

Un excellent souvenir donc, que je n’ai pu consigner auparavant puisque je suis toujours auprès d’Asdrubael et qu’en sa compagnie, l’article quotidien (ou presque) n’est plus de mise!

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En cette fin de semaine…

En ce milieu de semaine, je vais donc me rendre chez Asdrubael à Toulouse pour 2 choses particulières!

La première pourrait s’assimiler à une occupation « professionnelle », Asdrubael est chef d’entreprise et je vais user de mes dons et autres prédispositions naturelles afin de l’aider ou le seconder dans sa tâche.

Il est amusant de voir notre complémentarité à l’œuvre et ce dans tous les domaines!

Personne ne se marche sur les pieds étant donné que chacun maîtrise son champ et que nous partageons les mêmes idées.

L’impression d’avoir un cerveau complet à deux.

Peut-être collaborerons-nous officiellement plus tard… Pour l’instant, c’est juste un coup de patte de ma part.

Ensuite, jeudi, nous allons participer à une soirée privée toulousaine.

Pour l’instant, je ne mentionnerai rien étant donné que j’ignore si je peux citer des noms ou pas mais il est convenu que nous nous rendions à une adresse où une personne reçoit ses amis dans un endroit complètement aménagé en donjon avec moult décoration et accessoires.

J’ignore encore si je rentre chez moi dimanche soir ou lundi au matin… J’ai oublié d’en discuter!

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On a toujours un plus soumis que soi

Il y a quelques jours, on m’a fait une remarque sur mon Facebook qui disait qu’il ne devait pas être évident pour moi de me rendre compte que je m’étais « trompée de camps ».

Ça me paraît intéressant de discuter cette phrase, ces mots.

D’abord il y a l’histoire des camps, les dominateurs d’un côté, les soumis de l’autre.

Certes…!

Mais il ne s’agit en aucun cas de camps puisque l’un et l’autre se complètent et aucun ne peut exister sans l’autre.

Pas de guerre donc pas de camps; c’est une recherche de duo ou plus si affinités.

Ensuite, c’est une référence au fait que j’ai longtemps dominé avant d’être soumise.

Je n’ai pas à être humiliée ou honteuse d’avoir reconnu et admis que j’avais trouvé plus formidable et merveilleux que moi, une personne telle que j’ai eue envie de me placer sous son égide, de suivre autant l’axe de pensée que de vie.

Je ne me suis pas trompée étant donné qu’à mon sens il existe une hiérarchie naturelle.

Très peu de doms peuvent se targuer d’avoir mon « respect », pour ça, il faut que j’admire un aspect ou un autre. Tous ceux que je ne « respecte » pas en tant que dominateur-qui-sait-exercer-son-art passent automatiquement dans la case « soumis »; des personnes sur lesquelles j’ai un pouvoir notable et dont je pourrais abuser!

Mettre des soi-disant dominateurs à genoux dans leur recherche de me posséder, ça a été un sport fut un temps!

J’ai toujours su que je ne m’épanouissais pas en dominatrice même si, je sais dominer, même si j’ai souvent l’ascendant sur les personnes, je n’en fais plus vraiment usage maintenant. Et puis, ne me maîtrisant pas moi-même, je ne vais pas chercher à maîtriser autrui, ce serait un comble! (Et passablement dangereux).

Je n’ai donc eu de cesse de chercher quelqu’un qui saurait se servir de moi, c’est l’origine de ce blog après tout, et j’en ai eu très vite conscience même si je me suis voilée la face par confort.

Mettez des soumis ensemble, peu importe le sexe, vous verrez une hiérarchie s’établir. Même chose chez les dominateurs!

Et il arrive que des soumis soient bien plus exigeants envers eux-mêmes que des dominateurs, l’inverse est vraie la plupart du temps cependant.

Je pense donc que l’on a toujours plus soumis et plus dominant que soi.

Il est plus ou moins dit dans la sphère BDSM que toute personne soumise doit le respect à toute personne dominante mais, pour ma part, je dois avouer que je n’ai quasiment jamais vouvoyé un dominant, je serre des mains, je tape des bises mais loin de moi l’idée de me mettre à genoux pour embrasser la bague du « pape »; encore faut-il prouver qu’on est digne d’être adoré.

Ça n’empêche pas de respecter. Et si quelqu’un éveille mon respect, il ou elle le saura; pas besoin de faire le paillasson pour le démontrer.

On pourrait dire que je suis mal élevée, je ne le pense pas.

Je pense par contre et ça, c’est ce qui m’empêche de me ridiculiser devant des doms de pacotille.

On dit vite fait que les soumis sont mal élevés mais les dominateurs le sont souvent davantage et il me semble de bon aloi de le leur faire remarquer.

De la décence, de la justesse dans le langage et le comportement, c’est un minimum.

Je connais aussi ma valeur et c’est elle qui me donne un certain orgueil que bon nombre ont tenté de briser, en vain.

Il est hors de question pour moi de m’abaisser à la hauteur de mon maître afin que je sois à sa portée.

C’est à lui d’avoir l’ampleur suffisante!

J’ai demandé énormément, quelqu’un à ma mesure, fait pour moi.

A l’aube de mes 30 ans, dans un mois jour pour jour, je pense avoir vu mon vœux s’exaucer.

Ça ne tombe pas du ciel, la chance, ça se provoque!

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ABDSM: les origines

Je m’aperçois que ça n’a rien d’évident même si j’en parle quelques fois…

L’adresse du site provient d’un pseudo que je me suis composé: Bondless « sans lien », « sans attache », etc… en prenant pour modèle un manga de Yun Koga pour « jeunes filles »: Loveless.

Je ne suis plus tellement une « jeune fille » mais, c’est en le lisant que j’ai su quel type de lien je voulais.

Les icônes que je fais sont d’ailleurs extraites du manga, en référence, pour ne pas oublier mon désir, mon objectif.

ABDSM, c’est un jeu de lettres…

  • A: Asdrubael, dont les initiales sont aussi A.A. dans la vie.
  • B: Bondless, mes initiales sont B.B. dans la vie.
  • Et là je rebondis sur le B pour compléter BDSM.

Ce B de Bondage, c’est le point essentiel qui a fait que l’on s’est rencontrés tous les deux, il compte double c’est pour cela que le jeu de mots peut rebondir.

Voilà donc pourquoi l’image de logo ne reprend plus seulement Bondless comme ça l’était au début, car j’étais seule à ce moment là.

Dès que les choses ont vraiment changées et que je suis devenue soumise à Asdrubael, le logo a changé et est devenu ABDSM.

J’ai pas peur, j’ai un très gros ego et je dis: « je ne mets pas du spirituel que dans l’art à l’instar de Kandinsky »…

-Et là tout le monde rit!

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Malade…

Après Asdrubael, c’est moi qui suis malade.

Quelque chose d’aussi fantastique que cet hiver, le corps douloureux, les yeux humides de fièvre, la poubelle pleine de mouchoirs…

Un vrai conte de fées!

Du coup, j’ai rien à dire, rien à raconter, j’ai la cervelle en compote…

Si ce n’est que je suis assez occupée par un projet d’Asdrubael, ce qui me demande quand même de faire un effort.

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Orage et coupure internet

Je me trouve dans l’Aveyron profond, en bout de ligne électrique et téléphonique.

Au delà, plus personne à part les vaches, les écureuils, les rapaces et autres oiseaux, les renards et les chevreuils.

C’est un petit bout de forêt très tranquille mais on est vite isolé par le moindre caprice de la nature comme une « petite » tempête qui fait tomber des arbres et des branches.

J’y ai survécu, comme à l’accoutumée, luttant avec le compteur pour le faire repartir et tenir plus de 30mn et Internet a disparu sans même que je m’en rende compte.

Et après pour récupérer ça, c’était difficile.

Mais, me voilà de retour!

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Asdrubael & Bondless vont au vernissage de Marc Sainteul

Asdrubael est en w.end prolongé avec moi et en dehors de nos activités courantes nous sommes allés, samedi 5 juin 2010 au vernissage de l’exposition de Marc Sainteul à Rodez: « Fragments ».

C’est un peintre/sculpteur/photographe et bien d’autres qui œuvre en Aveyron et qui est lié à la sphère BDSM.

Autant c’est évident quand on le sait, autant cela peut passer pour « simplement » de l’art. Ce n’est pas commun d’être explicite sans pour autant être complètement démonstratif et c’est là toute la finesse de l’exercice.

Nous l’avions déjà rencontré lors d’un contexte différent cet hiver.

C’est quelqu’un de très ouvert et lisible à la fois, empreint d’une aura de mystère pleine d’idées entendues.

De près de loin, son œuvre est à son image, comme un objet sur lequel on n’arriverait pas à faire le point. On voit, on comprend mais, on sait qu’il y a quelque chose d’insaisissable; comme un secret d’atelier.

C’est aussi quelqu’un qui sait se faire abordable, autant on peut faire l’acquisition d’un tableau pour une belle somme, d’un dessin ou encore d’une œuvre numérique pour trois fois rien; personne n’est oublié car là aussi tout est affaire de pouvoir. Acheter, posséder pleinement ou non.

Intègre jusqu’au bout du cadre!

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On vit ensemble?

La question ne s’est pas posée de cette manière mais des circonstances vont nous amener à habiter ensemble peut-être un peu plus tôt que prévu et que nous l’avions imaginé.

Asdrubael imaginait un délais allant jusqu’à 1 an, moi je voyais à 6 mois se poser la question réellement.

Finalement c’est quelque chose qui pourrait arriver dans 1-2-3-4 mois.

Nous avons la « chance » de pouvoir profiter d’avantages sociaux étant donnés nos revenus actuels (au moins la première année à venir) alors nous allons déposer des dossiers aux mairies de deux villes en Aveyron, pas loin de là où j’habite actuellement, 5-20km aux alentours de Rodez.

Nous sommes donc en train de les constituer ces dossiers, ça va nous prendre quelques jours et puis, si cela ne donne rien dans 1 mois ou 2, nous chercherons un logement par nos propres moyens, l’important étant d’avoir un T3 afin qu’Asdrubael ait un espace de travail pour son entreprise.

Dans la région, les logements ne sont pas exorbitants, c’est ce qui nous permet de faire cette démarche sans même qu’elle soit préparée.

La vie en elle-même est paisible et peu chère, tout ce qu’il nous faut pour bien démarrer l’un comme l’autre puis, ensemble.

Au fond, c’est une façon d’abroger les 150km qui nous  séparent et aborder la relation plus en profondeur.

L’un comme l’autre nous avons la certitude d’être avec la bonne personne et c’est, je crois, ce qui importe le plus alors, tentons le bonheur et vivons ensemble!

-L’impact sur le blog?

Ce sera peut-être transparent ou peut-être pas car il y aura une absence possible…

D’un autre côté, de nos jours, un accès internet, c’est facile à trouver!

C’est déjà le temps pour moi de refaire le tour de ma vie, de mes légères possessions, à mon dernier déménagement, tout tenait en 8 cartons (dont 2 de livres) et une caisse de transport pour le chat.

J’espère arriver à réduire ce nombre de cartons et m’affranchir encore de ce qui n’a aucun intérêt, des vêtements que je ne mets plus ou pas, des objets qui n’ont aucune raison d’être. Faire le tri dans mon matériel d’art.

Car il faudra faire des achats, de meubles, d’électro-ménager et de quoi distraire le chat qui s’était habitué à sortir, un appartement ce sera moins marrant pour lui mais Asdrubael l’a accepté cet animal alors aucune inquiétude de mon côté, c’est l’essentiel!

Sur les achats, mon passé m’a appris qu’on ne peut scier en 2 une cafetière alors il vaut mieux que chacun achète une chose dans son entier pour repartir avec en cas de séparation.

J’ai l’habitude de tout laisser mais c’est très mal car à 29 ans, je ne possède rien ou presque.

Bref, l’heure de l’inventaire et de tous les inventaires a sonnée!

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Torpeur

Je suis prise d’une torpeur qui semble ne pas avoir de fin.

Rien n’est plus comme avant, tout semble différent et mon esprit tourne en rond, improductif au possible.

Atterrée, choquée, je n’ai pas su me remettre. Je ne trouve pas le déclencheur et me voilà donc apathique.

Comme cet article là où je ne prends même pas position.

C’est pas moi ça.

J’ai toujours eue l’impression de vivre dans un rêve, que rien n’était vrai.

Je n’ai jamais été « normale » alors que j’ai toujours cherché à être comme les autres.

Je pense que la vie serait plus simple ainsi plutôt que de se torturer les cellules grises à la recherche de réponses et de vérités. Ce raisonnement est une bêtise car j’avoue sous la contrainte ne pas vouloir être comme ça, spectatrice des évènements, random personne dépersonnalisée.

Mais, je n’assume pas tellement mes différences… Il y en a tant par rapport aux autres personnes.

J’ai toujours échoué à vivre comme tout le monde et j’ai toujours retenté pourtant…

Je ne sais plus…

Je ne sais pas…

Je ne sais rien…

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