Archive for mars, 2010

7 mois de réflexion

Asdrubael et moi, ça fait un peu plus de 7 mois que ça dure maintenant.

Plus qu’une aventure BDSM, c’est devenu une aventure humaine; plus qu’une romance, une histoire d’amour.

Et ces derniers temps, nous avons beaucoup consolidé les bases.

Il y a beaucoup moins de coups de tête, chacun commence à saisir l’autre et on ne se heurte plus trop l’un à l’autre.

Ça arrivera encore, prétendre connaître quelqu’un se fait souvent en années et on régresse parfois mais, je suis contente de notre histoire.

Elle n’est ni moche ni tâchée, ça a été difficile à certains moments mais maintenant ça ne me paraît plus rien.

Le corps et l’âme s’épanouissent, la confiance gagne du terrain, Asdrubael fait beaucoup pour moi.

Parfois j’aurais préféré qu’il agisse de force mais je m’aperçois que ce n’est pas ainsi qu’on ancre les choses… De la patience et une ineffable douceur sont les maître mots. Cela fonctionne beaucoup mieux ainsi avec moi.

Ce n’est probablement pas valable pour tout monde, c’est sûr!

Mais, pour moi, il me fallait quelqu’un de bien particulier pour obtenir plus que quelqu’un de tourmenté.

Il me faut accepter l’aide que l’on m’offre et puis me démontrer que cela fonctionne. J’ai conscience de demander beaucoup de preuves mais croire est quelque chose que j’avais abandonné.

Toujours sur le qui-vive, je survivais.

J’ai la sensation que je vais pouvoir commencer à vivre…

Share

Le BDSM, un monde plus ouvert?

On pense bien souvent quand on vient de l’extérieur que le BDSM et la population qui habite ce pays sont des gens très ouverts.

Eux-mêmes ont tendance à le penser et à songer au fait que c’est dû à une intelligence supérieure à la moyenne.

Mais à le fréquenter, on se rend non seulement compte que les imbéciles sont en proportion égale à toute sphère et que, les gens n’y sont pas plus intelligents.

Peut-être plus intellectuels, peut-être plus raffinés, peut-être ayant un certain niveau d’éducation mais en aucun cas plus tolérants.

Pas la peine d’imaginer le BDSM comme un cercle libre, il est fermé et codifié par chacun et tout le monde pense détenir la vérité, la bonne façon de penser et de faire.

Ce qu’il y a de plus dans le BDSM et sa population c’est la crânerie, l’égoïsme et la mauvaise foi… J’en oublie sûrement!

Si l’on possède un avis différent, c’est que l’on n’a absolument rien compris.

Si l’on n’a pas de fétiche vynil-cuir-latex, c’est qu’on n’est pas une personne qui pratique le BDSM.

Si l’on ne se comporte pas en paillasson, on n’est pas une soumise… J’en passe et des meilleures!

Sachez bien que la bêtise n’a ni limites, ni frontières et sa langue est universelle.

Et tout ce qui peut être ouvert dans le BDSM ce sont en fait les divers orifices dilatés.

Suis-je mieux pour autant?

Certainement pas!

Écrire tout cela ne témoigne pas d’une ouverture d’esprit puisque je suis régulièrement consternée par la bêtise que je n’accepte absolument pas.

Enfin bon, il suffit de réfléchir 2 minutes au lieu d’admirer béatement 200 ans!

Chaque BDSMeur est acteur et participe à l’image qui est véhiculée auprès des profanes et il est scandaleux de constater que cette façon différente de vivre en a l’air d’être plus ouverte mais n’en n’a pas la chanson.

Il est plus que temps d’ouvrir ses yeux et ses horizons!

Share

On a dit de nous…

C’est sur La part de l’ombre que l’on a dit ça du blog, plutôt sympa, non?

Share

Attachée

Être attachée  n’est pas, généralement, quelque chose de commun.

J’avais déjà évoqué ce ressenti mais maintenant que j’ai un peu plus de plomb dans l’aile, je vais tâcher de voir si je peux l’expliciter davantage.

Je l’ignore pour le Bondage anglo-saxon mais pour le japonais, étant donné qu’il n’y a pas de nœuds, la toile de cordes qui nous recouvre vibre et vit.

A chaque mouvement, à chaque respiration la corde se tend et se détend en des points stratégiques. Il y en a de volontairement stimulés et puis, il y a cette liberté que l’on peut prendre de bouger plus ou moins, de tendre un muscle, faire un pas de côté, se baisser, etc…

C’est la liberté dans le ligotage.

Ce n’est pas assez serré pour être plus que contraignant et dans mon cas, mes poignets, mes mains, font qu’en rentrant le pouce complètement à l’intérieur de la main, je peux les libérer et me libérer par la même.

Mais être attachée, ce n’est pas tellement fait pour jouer les Houdini.

On est non seulement sous l’emprise de l’attacheur et celle de la pression qui est exercée lors de passage de cordes.

Ces dernières ne font pas qu’habiller le corps, elles le sculptent et lui donnent la forme voulue et c’est bien pour cela qu’il y a des figures codifiées; pour obtenir un effet des cordes et du corps jugé esthétique.

Il n’y a donc pas que le travail de l’attacheur mais l’effet qui est donné sur le corps.

Souvent on oublie l’un ou l’autre lorsque l’on regarde un « show » ou une photo.

C’est une grave erreur à mon sens.

Qu’y-a-t’il dans la tête de l’attacheur?

Je l’ignore…

Dans la mienne à ce moment là, il n’y a plus rien.

C’est apaisant d’être maintenue, sécurisée dans un amas de cordes qui vous soutient.

Je n’ai pas pour ma part de sentiment de vulnérabilité, ce doit être parce que je fais confiance à Asdrubael. Tout ce qui pourrait suivre une figure ne serait certainement pas quelque chose que je refuse et d’ailleurs puisque nous en sommes à travailler l’Ushiro Takate Kote, souvent, la figure est défaite pour être refaite dans la foulée.

Parfois, je me sens étrange…

Parfois je me sens mal et il doit se hâter de défaire la figure à moins que je m’allonge quelques minutes avant qu’il me détache.

J’ai la chance de me connaître et lui d’avoir les signes avant-coureurs d’un malaise passager. Il a donc le temps de terminer la figure si ce n’est pas fait.

J’ai aussi eue l’opportunité récemment de tester les ciseaux de sécurité qu’il a pour couper les cordes sur un bout « en trop », je sais que ça coupe très bien même si je m’en voudrai d’arriver à une telle extrémité. Mais, c’est rassurant ça aussi, de vérifier par soi-même.

Parce qu’on ne dirait pas comme ça!

Share

Un autre w.end s’est terminé

Un autre w.end s’est terminé pour Asdrubael et moi.

A part un peu de Kinbaku, ce fût quelque chose de tout à fait courant mais pas anodin.

Nous tâchons de consolider nos acquis qui ont souffert par ma perception négative de moi-même et le fait que je n’arrive pas à passer outre parce que je suis à un moment de faiblesse psychologique, à un tournant où j’avais d’autres choses en tête qu’une histoire de kilos, qu’une histoire de paraître.

Je pensais à l’être, à ce que nous pouvions devenir, à ce que nous pourrions devenir, à la prochaine étape qui allait jalonner notre vie.

Tournée vers nous, je n’ai pas vu ce qui arrivait derrière, je n’ai pas douté un instant de ce qui pouvait se tramer, ni que je ne saurai y faire face.

Mon physique a subi des détériorations lorsque l’homme que je croyais être pour moi a jugé que j’étais trop maigre.

Jamais comme il faut au bon moment!

Ce sont des instants peu évidents à gérer en définitive, des petites crises, des réticences, des cauchemars dont il paraît qu’ils sont visibles par mon comportement nocturne.

Très intenses en émotions et épuisants…

Ça ne nous tue pas alors ça doit nous rendre plus forts!

Share

L’image de Bondless

On a tous une image, une facette…

L’image que l’on donne de soi au travail, en famille, dans les situations sociales, entre amis ou connaissances.

Inconsciemment, on cherche toujours à donner une image de soi, de la personne qu’on souhaite être.

On peut mettre un tailleur en dessous du genoux et montrer un aspect strict.

On peut se mécher les cheveux des couleurs de l’arc-en-ciel pour être original.

On peut enfiler une tenue en vynil pour montrer qu’on aime cette matière, évoquer un fétichisme.

Je pourrais faire toutes ces choses, tout ce qu’on peut dire en premier de moi c’est: grosse.

La première fois que j’ai vu Asdrubael et il parlait d’un « boudin », je lui ai demandé ce que c’était pour lui, il a répondu: « Comme toi mais, sans charme ».

Pour son prof de Kinbaku, je n’ai pas la bonne corpulence pour cette pratique.

Ce soir Asdrubael est de sortie avec un de ses anciens modèles de bondage. Une fille qu’on qualifierait de magnifique, bien fichue.

Pour sa famille je ne suis qu’une grosse qui n’a aucun avenir et qui va le contaminer.

Pour mon ancien « maître », j’avais un physique répugnant.

Personne ne se demande pourquoi je suis comme ça.

Personne ne se doute que ça ne me fait aucun plaisir d’être un gros tas qui veille à ne jamais rien manger en dehors de chez elle pour ne pas être jugé à l’emporte-pièce d’un « Elle bouffe, c’est pour ça qu’elle est grosse ».

Personne ne se doute que la douleur de l’âme puisse à ce point affecter le corps.

Quand je commence un peu à m’accepter, à assumer parce que mon image de moi-même est biaisée par la perte déjà de 30kg, il faut qu’on me remette sous le nez cette soupe à la grimace dans le dos.

Quand la grosse vache aura fini de pleurer, que sa graisse ne sera plus secouée de sanglots, elle pourra peut-être reprendre du courage et tâcher de ne haïr personne pour le mal qu’on lui fait.

Vous savez, elle sait très bien qu’elle est énorme et je dois le prendre à la première personne: je sais très bien que je suis énorme, que je ne suis pas belle.

Dois-je pour autant être une cible?

C’est sûr, vue la taille de la bête, difficile de pas me rater!!

J’écoute, j’essaie de comprendre au mieux les gens, j’essaie de passer outre ce qu’on me dit… Mais là, le vase déborde. Je retombe au plus grave de ma pathologie; ne plus mettre le pied dehors hormis pour le vital pour ne pas être jugée, me soustraire aux regards.

J’en suis malade, les gens m’ont utilisée, abîmée et ça m’a rendue malade…

Ça doit être la perspective du printemps, de l’été et ses maillots de bains, j’en ai pas de toutes façons, il est hors de question d’offrir un tel spectacle à la vue de gens qui n’ont rien demandé.

Constamment au régime et à faire attention, je n’étais pas comme ça avant.

Avant j’étais juste avec des seins et des fesses et c’était déjà un problème de faire 60 kg quand on sait que je mesure 1m63.

Maintenant c’est juste l’horreur… Et je suis le monstre du film de ma vie.

Share

Comment une soumise peut passer son temps et ses nerfs

C’est connu, une soumise ça s’ennuie vite sans son Dominant…

Ça laisse des messages, ça écrit des mails ou des lettres de 3 mètres de long, ça fait des blogs, ça papote, etc…

Mais, ça a toujours très souvent du temps à tuer.

En parlant de tuer, une alternative intéressante peut être de faire jouer votre soumise à un jeu en ligne ou MMORPG.

Qu’il soit gratuit ou payant, vous pouvez imposer un style de personnage, une profession, un objectif à atteindre dans le jeu afin qu’elle cesse de vous casser les pieds.

Il faut qu’elle soit joueuse et qu’elle apprécie sur quoi vous la mettez, si vous ne jouez pas avec elle, il faudra veiller à la mettre dans un groupe de joueurs où elle sera en sécurité.

En fin de compte c’est juste une idée en passant parce que, depuis 3-4 ans, je joue à un jeu en ligne.

Dès que ça va pas, dès que je suis énervée en ce moment, je bash du monstre ou du joueur.

J’ai sous-estimé le pouvoir d’un tel jeu ces derniers temps, mais j’ai compris à nouveau que m’immerger dedans me faisait oublier les tracas et relativiser.

Ça détend le massacre en massivement multi-joueurs!

Je suis addict, il faut l’avouer, 2 ruptures et le jeu lui n’a pas changé! Oui, 3-4 ans de ma vie… Dans les 3000h de jeu genre 4h par soir. Parfois plus, parfois moins.

En ce moment, plus, depuis quelques jours.

Asdrubael ne me met aucun objectif, je gère mes personnages et même s’il possède le jeu, il n’y a pas autant joué que moi.

Mais le résultat est là, à la moindre contrariété, une fois la nuit tombée, je lance le jeu et j’oublie tout, souvent je tue, parfois je soigne, parfois je joue l’histoire d’autres fois je combats des joueurs et après avoir été fatiguée de réfléchir, de réagir, d’élaborer des stratégies et des combinaisons de combat, je me sens mieux!

Les choses reprennent leur place et ne me parasitent plus. Je me suis détendue, amusée et prête à sombrer dans le sommeil l’esprit tranquille!

Share

Shibari you can use: japanese rope bondage and erotic macrame

Shibari you can use: japanese rope bondage and erotic macrame est un livre en anglais de Lee « Bridget » Harrington qui traite de bondage et parfois plus particulièrement de Shibari.

Il n’a pas pour prétention de vous apprendre les subtilités et les règles qui régissent par exemple le Kinbaku et ne se veut pas entrer dans le débat des puristes mais, il vous montre, en s’inspirant d’origines diverses comment en toute sécurité et simplement vous pouvez vous amuser en attachant votre partenaire.

Sous forme de tutorial, chaque figure est explicitée par des photos noir et blanc d’une qualité plutôt médiocre, on croirait une photocopie mais, c’est suffisant pour comprendre à l’aide des explications!

Le livre est souple et se prête bien à une manipulation.

En dehors des règles élémentaires de sécurité, on vous explique ce que vous avez à savoir dans les grandes lignes et puis on se lance dans une figure.

Il ne s’agit que de figures au sol et il n’est pas question de suspensions.

Les modèles sont très hétéroclites dans leur physique, leur look et le livre véhicule donc une image non-élitiste du bondage.

C’est au final un ouvrage très intime, qu’on peut mettre dans les mains de débutants complets en bondage et qui souhaitent essayer… A condition de comprendre un minimum l’anglais!

Certains diront que telle ou telle figure ne se fait pas de cette manière, qu’il est dangereux de jouer à la femme girafe avec des cordes, etc… Oui, mais il s’agit d’amusement pur et il est bien précisé quand quelque chose peut s’avérer dangereux de ne pas trop serrer ou d’éviter telle ou telle chose.

Cet ouvrage fait fit des guerres de clochers pour livrer un contenu dédié à une pratique érotique de la corde pour votre plaisir!

Share

Le w.end est fini…

C’est toujours un peu triste est fatiguant mais le week-en avec Asdrubael est fini et il est reparti vers une nouvelle semaine avant notre prochain w.end.

Le menu était bien celui que j’avais deviné, beaucoup de discussions, d’échanges et de Kinbaku puisqu’il ne maîtrise pas encore l’Ushiro Takate Kote.

Mes douleurs m’ont laissée tranquille sauf aux deux dernières figures mais on a pu travailler correctement, dans le calme, avec différentes cordes et plusieurs heures au final.

Nous sommes donc très contents (ça se voir pas à ma tête, je sais ^^ ) de ce w.end qui nous a permis de revenir aux sources et de se dire, vivre ce qu’il faut pour continuer à avancer, à évoluer.

Je pense que cette fois-ci on va basculer dans le « tous les w.ends », ce serait trop difficile de revenir en arrière et tellement facile de le faire.

Enfin le temps nous le dira!

Share

Ce w.end!

L’avant dernier w.end prévu avait été annulé et le dernier avait été houleux.

Le w.end qui arrive signe celui de la réconciliation. Nous allons nous retrouver et sceller par là ce qui a été dit.

Le noter dans notre carnet noir.

Et puis se parler, beaucoup, se réapproprier…

Ensuite, il y aura un travail le plus intensif possible du Kinbaku.

J’ai prévu le coup, anti-inflammatoires, anti-douleurs, pommade chauffante, je ne me laisserai pas abattre par la douleur, nous allons apprendre à la gérer sans qu’elle nous oblige à transiger dans l’apprentissage et la bonne exécution.

J’ai un mental qui me permet de me dépasser ou de me sublimer, il suffit d’y faire appel.

La douleur de ce nerf n’est qu’un signal, il ne sera que cela.

Le fait qu’il soit douloureux ne changera rien au mal, me crisper n’y changera rien non plus.

Détente et maîtrise de soi, j’en suis capable seule, j’apprendrai à Asdrubael comment le gérer chez moi.

Il ne peut pas deviner, et à vrai dire aucune personne que j’ai croisée dans ma vie n’a su me décrypter dans les méandres de mon mental. Il me faut l’expliciter et en donner les limites.

Elles sont très simples, bien plus qu’on ne pourrait l’imaginer.

Je ne suis pas vraiment quelqu’un de compliqué, je suis juste unique, comme tout le monde!

Share