Archive for janvier, 2010

Aléas

Le w.end s’est tout à fait bien passé avec Asdrubael, des nouvelles choses à dire, des nouvelles photos… Mais, il y a des choses qui se passent à côté…

Ainsi mon parrain-qui-n’avait-qu’un-mois-à-vivre depuis 7 mois a lâché prise et cela n’est pas sans m’affecter même si l’issue était connue, même s’il a longtemps lutté.

Je ne me sens donc pas tout à fait à même de faire des récits, de montrer toutes les nouvelles choses maintenant…

Endeuillée depuis ce midi seulement, j’ai la tête ailleurs et ça a été un grand réconfort de pouvoir la reposer sur l’épaule d’Asdrubael.

Les mots qu’il faut, l’attention nécessaire, je mesure la chance d’être avec lui autant par rapport aux joies qu’aux drames de la vie.

Ce mot donc pour dire que j’ignore quand je me sentirais de reprendre le cours des choses sur ce blog, pas aujourd’hui enfin ce soir c’est certain…

Juste un petit moment…

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Préparation pour un petit w.end!

C’est très facile pour une soumise de se préparer à passer un w.end chez son maître!

Vérification de l’épilation, éventuels raccords, je prends mes affaires d’exercice de Kinbaku (un haut et un legging), un ensemble de vêtements faits pour sortir, mes affaires de toilette, de maquillage (ma petite trousse noire à paillettes), mon kimono de satin et mon collier, celui en cuir.

Tout ça dans un petit sac!

Ensuite je choisis des vêtements à la fois jolis et pratiques pour les 2h de train et la journée parce que parfois on déjeune en ville ou on fait exactement ce que font les gens un samedi après-midi.

Mon manteau, mon écharpe douce et mes gants, mon sac à main et, le tour est joué!

Pour les chaussures, on verra suivant le temps, il neige ici!

C’est la première fois qu’on laissera une semaine seulement se passer entre 2 w.end ensemble… C’est pas rien je crois!

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Apprendre le bondage

A force de voir des photos, vous avez vous aussi envie de vous y mettre!

Il va falloir déterminer quel est le type de bondage (ligotage) qui vous plaît le plus.

Il y a une différence entre le Bondage (ligotage anglo-saxon) et le Shibari (ligotage asiatique).

Selon votre préférence vous allez pouvoir vous orienter sur des sites internet tels que Encordées et je vous renvoie à leur sélection de liens.

Mais tout ça ne vaut pas une rencontre avec un bondageur ou shibariste, que ce soit le voir en action dans son art ou discuter avec lui.

Selon ce que vous aimez, il saura vous aiguiller vers des personnes qui font des DvD, donnent des cours, etc…

Je tiens à dire que quelques ouvrages sont trouvables en librairie mais, ne vous croyez pas le maître du monde si vous terminez avec brio toutes les figures proposées; c’est de la vulgarisation!

Et comme toute vulgarisation, c’est simplifié au possible et pas toujours très heureux. Vous pouvez en rester là si vous ne souhaitez que profiter du corps de votre partenaire ligoté dans votre chambre à coucher.

Mais pour aller plus loin, un contact suivi avec des professionnels (et pas des ficeleurs auto-proclamés « Master of… ») vous permettra d’apprendre réellement.

Le chemin est dégrossi à présent, la clef c’est de sortir un peu de chez soi pour rencontrer des gens!

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La relation à distance

Parce qu’il y a internet, parce qu’il y a la recherche de quelqu’un de bien particulier, on fait fi des distances et des lieux.

Cependant, on s’expose vivement au manque, à la volonté de passer toujours plus de temps ensemble, se revoir toujours plus vite, …

Je ne crois pas qu’on puisse faire de généralités mais ça incite à se rejoindre plus vite dans la même ville ou voire emménager plus vite ensemble qu’on ne l’aurait fait en temps normal.

A vrai dire après un w.end qui a duré du vendredi soir au dimanche soir, ça a un goût de « encore »…

Moi, je ne suis pas raisonnable, je ne suis pas patiente, ça donne envie de tout plaquer et de mettre dans un pétrin monstrueux pour assouvir ce besoin: être ensemble.

Moralité?

Ça me fait déprimer là… Les autres fois c’était pas pareil…

Je ne peux que constater, impuissante, à ce sentiment de manque et qu’il n’y a rien d’autre à faire que d’attendre.

Attendre et vivre normalement, pour soi.

Mais lorsque l’on n’en n’a pas vraiment envie…

C’est pas facile…

Allez petite déprime, va-t’en!

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Sur quoi peut se fonder une relation BDSM?

Dans un article précédent, je faisais état de la possibilité de pratiquer le BDSM à la carte entre adultes consentants mais, il y a aussi le menu!

Plus nous cheminons ensemble, plus j’ai la sensation qu’une relation BDSM ne peut se fonder que dans un climat particulier de confiance et donc d’amour.

Ça va faire très fleur bleue mais, il ne suffit pas d’aimer une personne pour ses qualités, ça tout le monde peut le faire, c’est facile!

Aimer aussi pour les défauts qui sont gérables ou complémentaires, en plus des qualités, est à mon sens aimer; éprouver pleinement un sentiment amoureux.

La réciprocité est nécessaire il me semble… On dit qu’une soumise doit toujours autant accorder de temps que son partenaire lui donne. Est-ce un garde-fou face au caractère passionné inhérent à la soumise?

Ou simplement une règle qui dit qu’on doit aussi être aimée en retour?…

On rencontre facilement des soumises qui invoquent tout un tas d’excuses pour leur maître en se plaignant de leur solitude et là un mot s’inscrit dans ma tête: « délaissée ».

Je l’ai ressenti autrefois…

La soumise peut supporter à elle seule la relation BDSM et lui prêter des sentiments, elle est assez forte pour cela tant que cela se rapproche un temps soit peu de son idéal. Mais il faut aussi savoir être lucide…

Que ce soit parce que la relation est définie comme telle ou parce que chacun des protagonistes tombe amoureux l’un de l’autre, ce rapport est tout à fait différent d’un rapport traditionnel.

Pas de manigances, pas de surveillance internet, pas de boîtes mails fouillées… Si on parle de s’aimer, on parle de confiance et si on a du mal, ça se travaille!

De mon vécu, il m’est très difficile de faire confiance mais petit à petit, ça se fait et plus je fais confiance, plus j’ai envie de faire confiance et plus je me sens libre, plus mes sentiments s’expriment et donc, plus la relation s’approfondit.

D’un petit pas à l’autre!

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Propositions de lecture

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Les séances BDSM

Il y a autant de façons de pratiquer le BDSM que d’adeptes aussi, une des manières de vivre une relation comme celle-ci est de le programmer à la séance.

Je ne parle pas d’un couple qui va à un moment donné jouer mais d’un duo composé de personnes qui, alors qu’elles n’ont aucun lien sentimental, vont subir et faire subir des pratiques que chacun apprécie.

Ainsi un verseur de cire pourra faire une « séance chandelier » à une personne qui aime à sentir la brûlure de la cire et la carapce que cela forme sans parler du moyen de l’enlever.

Dans ce cas, je parle donc de « duo »; des personnes majeures qui se retrouvent sous les mêmes préférences et dont tout est cadré, réglé comme du papier à musique.

Cela ressemble donc simplement à des rendez-vous qui malgré la proximité physique n’ont pas toujours un but sexuel.

Personnellement, je n’ai jamais pu ne pas me lier à mon partenaire, ce genre de rencontre n’est donc pas fait pour moi mais, je sais qu’il y a des adeptes.

Que ce soit par manque de temps ou simplement en dehors de leur couple traditionnel, cette forme de rendez-vous correspond bien à notre société de consommation à mon sens… Celle du « sans engagement ».

Je comprends tout à fait l’existence de tels rendez-vous, cela ajoute même du piment mais je n’adhère pas à l’adultère pour autant, « à cause du BDSM ».

Cependant, chacun fait comme il veut/peut!

Enfin, les règles sont les mêmes pour le premier rendez-vous que dans n’importe quel cas:

  • prévenir une personne que vous aurez mise dans la confidence et envoyez-lui un ou des messages pour la (et vous) rassurer.
  • rencontrez dans un lieux public type bar, restaurant.
  • prenez le temps de discuter et de bien expliquer ce que vous souhaitez: pas de précipitation!
  • La première séance dans un lieu neutre si possible (hôtel).

Amusez-vous bien!

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« Soumise » de Salomé

Récemment, j’ai fait l’acquisition de ce livre et puisque j’ai décidé de lire un peu des ouvrages à connotation BDSM, il fallait lire à mon sens celui-ci.

C’est l’histoire de Salomé et Mastermind depuis le début jusque dans les années 2000 racontée sous forme de lettres que les deux amants s’envoient.

Rencontrés sur minitel, ils ont une première relation qui échoue et dès qu’ils se placent sous l’égide du BDSM, la relation perdure.

Une relation où il y a une différence d’âge, où Salomé a des difficultés à se placer professionnellement, où un enfant naît, où Salomé a quantité de reproches et critiques à faire à Mastermind et d’autant plus qu’il commence à collectionner les soumises pour pimenter leurs jeux.

Au fil des pages ils essaient de définir leurs relations: Maître/soumise et famille, couple.

Salomé y apparaît comme une râleuse patentée qu’on aurait envie de corriger, très exigeante, Mastermind paraît passer de nombreuses fois à côté de la plaque.

Jusqu’au moment où il estime que cela suffit, elle perd les signes de son appartenance et de sa soumission.

Désemparée elle songe à mourir, partir avec leur enfant et puis, elle se ressaisit et comme par magie, leur histoire repart de plus belle, de façon plus cadrée.

C’est à peu près là-dessus que ça se « termine »…

Leur histoire n’est peut-être pas terminée à ce jour d’ailleurs… Le site est à moitié fonctionnel et j’avoue, je n’ai pas spécialement l’intention de leur écrire à une adresse mail qui n’aboutira peut-être pas pour savoir ce qu’ils sont devenus.

Un livre à lire à mon sens pour voir comment une relation peut tourner au vinaigre et s’arranger, comment verrouiller une soumise intelligente et lui faire garder sa place.

Je me suis un peu fait violence pour terminer ce livre après les 30 premières pages qui sont lentes et propices à l’ennui. La suite est plus fluide et plus facilement lisible.

Un exemple de couple BDSM mais pas nécessairement une référence; chacun a ses idées et sa façon de mener sa barque!

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Ma bague d’O

C’est le 11 décembre 2009, alors que nous nous promenions dans une boutique à saveur BDSM, qu’Asdrubael m’appelle, m’arrachant à la contemplation de je ne sais plus quoi.

Je le rejoins afin de m’enquérir de ce qu’il souhaite et il me montre une vitrine.

A l’intérieur des bagues d’O.

Je me penche afin de regarder un peu mieux qu’Asdrubael a déjà hélé un vendeur pour qu’il ouvre la vitrine, et je dois ôter mes gants afin d’essayer ce qu’on me présente car, non, je ne connais pas mon tour de doigt, l’annulaire droit fait les essayages.

La première bague en métal argentée ne me va pas, qu’à cela ne tienne, Asdrubael insiste et dans celles en argent, une me va.

Je secoue la main, elle se décale un peu mais ne s’échappe pas.

Je l’enlève, le vendeur interroge Asdrubael parce que de l’une à l’autre ce n’est pas le même prix. Il répond que ça n’a pas d’importance.

Sur l’instant, je n’ai pas trop réalisé ce qui se passait… Comme si ce qui avait été acheté sous mon nez, à ma taille, ne me concernait pas.

D’ailleurs à la caisse, je me laisse distraire par une paire de gants qu’Asdrubael ne me laissera pas payer, malgré leur coût modique.

Moralité?

J’ignore le prix de la bague d’O qu’il m’a offerte mais c’est entre les rayons et la sortie qu’Asdrubael m’a faite me retourner, la bague dans la main.

- »Quelle main? » je demande…

Ce sera la droite.

Je la tends et il me la met donc à l’annulaire droit. S’en est suivi un baiser puis, un remerciement de ma part…

Un collier tel que le mien ne peux se porter au quotidien, cette bague, je dois la porter tout le temps, c’est ce que j’ai accepté.

Je me souviens de la remarque de ma Nanny, comme quoi Asdrubael aurait pu choisir un autre endroit, un autre moment qu’entre les rayons et la porte d’une boutique…

Ça n’avait aucune importance le lieu, le moment parce qu’à ce moment là, il n’y avait plus que nous deux, dans un espace indéfinissable.

Je n’aurais pas voulu d’une remise de bague au restaurant, ou lors d’une soirée… Ce moment nous l’avons vécu l’un tout près de l’autre et c’était bien.

Asdrubael n’avait pas prémédité son geste, c’était une envie, un désir à assouvissement immédiat et j’aime ses impulsions. On pourrait dire en effet que cela manque de formes mais… Pour moi c’est pas ça qui compte.

Je n’ai jamais porté de bague plus d’une soirée pour agrémenter une tenue…

Personne ne m’en a jamais offert et je n’en n’ai jamais achetée qu’une que je n’ai mise que quelques heures.

L’accepter c’était valider une étape et enfoncer le clou de manière inédite.

Cependant j’ai eu énormément de mal à m’y faire…

Lorsque l’on vous sert la main, c’est douloureux, lorsque l’on tient un stylo, il y a une pression, c’est gênant.

Le petit anneau est mobile et fait un petit bruit métallique lorsque j’agite la main.

Le support de l’anneau mobile, la petite boule, ne m’a jamais blessée mais j’ai rapidement saisi qu’on pouvait, en faisant pivoter la bague, s’en servir lors de caresses dans un jeu de température et de sensations.

Aujourd’hui, je la fais glisser sur mon doigt lorsque je suis nerveuse.

Si je dois l’enlever pour quelque chose de particulièrement salissant, elle me manque et j’ai peur de ne pas me souvenir où je l’ai posée.

Mais, je n’arrive pas à l’oublier… J’ignore si c’est tout à fait habituel.

Porter une bague est vraiment une curieuse sensation!

La bague d’O est censée être une réplique de celle décrite dans le roman de Pauline de Réage: « Histoire d’O ». La bague d’O est en fer et symbolise pour ceux qui la reconnaissent qu’elle est soumise et disponible à tous les usages que ces gens-là voudront bien en faire.

Ce n’est pas le même sens ici, dans notre histoire.

C’est un détournement d’un objet afin de sceller une étape et ne plus revenir en arrière.

Je ne révèlerai pas la signification exacte qui est mentionnée dans notre carnet noir mais, je peux dire que si je viens à rendre ma bague à Asdrubael, il a de quoi s’inquiéter car il n’y a plus de sécurité: si la situation empire c’est ensuite le collier que je rends.

La réciproque peut aussi être possible, s’il me demande de la lui rendre cette bague par exemple…

C’est jouer avec les codes, se les approprier pour se créer son cheminement, son histoire…

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Nous lier: bannières et forum?

Un ajout dans le blog: la possibilité de prendre des images toutes faites par mes soins afin d’illustrer un éventuel lien que vous souhaiteriez faire vers notre blog.

Nous sommes ouverts à l’échange de liens mais toute proposition sera étudiée, nous avons pour but de rassembler des liens utiles ou particulièrement bien traités, de l’informatif, du quotidien, etc… Mais pas de sites commerciaux, pour le moment, même si cela viendra sûrement un peu plus tard.

J’ai fait un sondage afin de savoir si vous aimeriez qu’un forum soit intégré au blog afin de discuter du BDSM, un endroit pour les Bondless (sans liens) afin qu’ils puissent signaler leur présence, et puis… Et puis pour le reste, je ne sais pas, ça se fera au fur et à mesure!

Un forum à la Bondless ce serait quoi?

  • Un coin où on parle de choses plus ou moins sérieuses.
  • Un endroit où vous présenter .
  • Une section pour échanger des idées, des expériences, poser des question tout en sachant qu’on ne sera pas jugé (enfin je l’espère).
  • Un forum excluant toute forme d’annonces commerciales, bien sûr vous pourriez mettre ce que vous cherchez mais à la façon « Bondless » se présenter en long en large et en travers et se faire aider pour y arriver.
  • Une place… je sais pas vous mais moi j’ai du mal à traîner sur des forums existants… Un je ne sais quoi qui donne l’impression de ne pas être lu, écouté…

J’ai l’intention de l’intégrer ce forum, un jour ou l’autre mais si personne ne vient le fréquenter, il ne servira à rien, j’ai donc besoin de votre avis!

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