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Archive for septembre, 2009

« Erotica universalis » de Gilles Néret

Erotica universalis de Gilles Néret est comme on peut facilement l’attendre des éditions Taschen, un livre d’art mais là érotique.
Ceci est le tome 1 qui retrace l’art pictural ayant une connotation érotique depuis 5000 av J.-C. jusqu’ aux années 1970

C’est un livre d’images qui se feuillette à l’envie, on en fait vite le tour mais à bien y regarder, il y a de quoi s’y intéresser de plus près.

Si av J.-C. on n’hésite pas à dessiner tout ce qui fait envie selon les canons de l’époque sur des vases, on voit que le Moyen-Âge est plus prude.
On reconnaît quelques noms célèbres de la Renaissance dont on n’aurait jamais imaginé qu’ils puissent dessiner de telles scènes.
On retrouve les satyres et aussi des dessins satyriques ^^
Et puis il y a des œuvres d’autres artistes plus contemporains, j’ai été amusée de constater leur imagination sur le sujet du sexe, figure bien sûr l’incontournable « Origine du Monde » pour un tel livre mais on retrouve (pour les plus connus) Toulouse-Lautrec, Picasso, Rodin, Klimt, Grosz, Dali, Dubuffet et même Cocteau! J’en oublie sûrement…

Pas choquant mais étonnant, surprenant, presque 600 pages de reproductions de dessins, objets, peintures… Sachant qu’il y a un tome 2!
C’est aussi instructif et suffisamment généraliste pour donner l’occasion au lecteur/voyeur de s’intéresser à un artiste en particulier et pourquoi pas approfondir une connaissance par la même.
Pas de textes longs, on titre les œuvres, un bref résumé rappelle simplement le contexte par chapitre/période.

Didactique aussi, je pense qu’il est tout à fait possible de s’inspirer de certaines scènes. Bon peut-être pas celui du harem mais il y a là de quoi non pas enflammer l’imagination mais éveiller ou réveiller des idées!

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Le Bondageur, le Dominateur, le Sadique et le Maître

icone-groupeÇa pourrait ressembler à un titre de Western Spaghetti mais, il n’en n’est rien!

Il s’agit simplement des quatre types de personnages sur lesquels peut tomber une soumise.

Chacun a sa particularité et, il est plutôt rare de tomber sur quelqu’un possédant les quatre caractéristiques.

Le Bondageur: aimant à s’amuser et à pratiquer son art, il est possible que il ne vous accorde en réalité aucun crédit si vous êtes à ses côtés en tant que « modèle ». Être un modèle signifie se laisser faire la figure, se laisser admirer, déambuler, poser pour les photos ou la caméra et ensuite se faire enlever le bondage et repartir.

Ainsi il est fort probable que votre pratique avec lui s’arrête à cette simple activité!

Le Dominateur: ce qui lui plaît c’est d’admirer son emprise sur vous. Elle peut être mentale ou physique ainsi il saura se satisfaire d’un mail rédigé sur ordre ou d’une soumise à genoux alors qu’il vient à peine de le demander.

Il aime à constater que sa soumise obéit et en retire une fierté.

Cependant il peut s’en désintéresser si celle-ci n’obéit pas docilement.

Le Dominateur aime à discuter et possède une verve ainsi qu’un style bien particulier, il peut tout à fait rester cérébral.

Le Sadique: en dehors de toute idée protocolaire, il aime à jouer du corps de sa partenaire, qui n’est donc pas obligatoirement sa soumise.

Assouvir son besoin de se mettre en position dominante en infligeant douleurs et tourments.

Découvrir les plaisirs de la vision d’un être torturé entre douleur et excitation, varier les instruments pour varier les sensations.

Il ne peut évidemment s’épanouir qu’en présence d’une masochiste.

Le Maître: il choisit généralement une soumise pour le potentiel qu’elle a et cherchera à la guider dans son sens et celui de ses désirs. Il cherchera ou non à la dominer mais saura avant tout se rendre unique et indispensable aux yeux de sa soumise pour qu’elle n’apprenne que de lui.

Le Maître a la faculté de posséder un individu.

C’est cela qui le motive, avoir une soumise qui lui appartient et qui apprend à le servir à son goût aussi bien concernant la cuisine que les pratiques sexuelles.

Et on retombe sur les mêmes lettres de ce fameux acronyme: B.D.S.M!

Toutes les combinaisons sont donc possibles, un Maître Sadique, un Dominant Bondageur, etc…

Mais la combinaison des 4 à un niveau équivalent dans toutes les disciplines est difficile à trouver quand c’est ce que l’on cherche.

Après ma première expérience, je disais souvent: « Je veux profiter de toutes les lettres qu’offrent le BDSM! », je n’ai pas transigé là-dessus et ai évincé, non sans scrupules, ceux qui n’y correspondaient pas.

  • Le Bondage s’apprend mais, on ne peut pas apprendre l’affinité que l’on a avec cet art.
  • La Domination s’apprend mais, on ne peut pas apprendre l’affinité que l’on a avec cet art.
  • Le Sadisme s’apprend mais, on ne peut pas apprendre l’affinité que l’on a avec cet art.
  • La Maîtrise s’apprend mais, on ne peut pas apprendre l’affinité que l’on a avec cet art.

Oui, je parle « d’art », parce qu’ils en sont lorsque l’on excelle dans ces domaines.

Est-ce que j’ai eue une chance insolente en tombant sur Asdrubael qui joue alternativement ou simultanément sur ces quatre cordes?

C’est ce que je crois du moins et le mélange que cela donne me convient parfaitement!

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De l’importance du safe word!

safewordJ’ai déjà fait une définition du Safe Word ici.

Je croyais connaître son importance et j’ai toujours jugé que c’était parfaitement inutile!

Un après-midi, il n’y a pas si longtemps, j’ai été inconsciente et, depuis, en ai pris conscience.

Debout, nue, tournant le dos à mon Sadique qui avait en main son fouet préféré et qui s’amusait à me faire prendre ce que j’appellerai « un retour de flammes »; les lanières contournant le corps et les extrémités devenant cinglantes sur le devant du corps.

Ce n’était pas désagréable en soi, Asdrubael variait l’intensité et la localisation des coups et moi j’exhalais à peine un râle profond et sourd.

Petit à petit la douleur s’est faite lancinante et je sentais que je n’allais pas tarder à demander grâce ou du moins une pause… Jusqu’à que passe en un éclair une idée parfaitement stupide: ne rien dire et endurer la suite.

J’ai ressenti le coup, celui que je pouvais encore supporter et la perspective du suivant que je savais ne pas pouvoir endurer et, je n’ai rien dit!

Le temps s’est étiré et cet instant où dans ma tête j’ai décidé de moi-même, sans qu’on me l’ait demandé, de me dépasser s’est imposé. Il était hors de question que je fasse arrêter mon Maître, j’accepterai cette douleur croissante et je m’en enorgueillirais!

Le coup supposé insupportable, et donc à dépasser, arriva sur mon sein droit. Subitement, j’ai crié, éclaté en sanglots et je me suis effondrée à terre.

J’ai pleuré comme jamais je n’avais pleuré auparavant, autant par la douleur physique que par l’échec moral que je m’étais infligée.

D’un regard embué de larmes, j’ai lu l’inquiétude dans les yeux d’Asdrubael qui s’était empressé de me rejoindre, de s’enquérir de mon état.

Je ne me souviens plus comment je me suis retrouvée allongée contre lui dans un lit, mais la manière dont il me traitait me rassurait.

Malgré tout, je ne voulais pas quelque chose de froid, je ne voulais pas me faire examiner, je refusais tout ce qu’il proposait alors, il a concédé le fait d’attendre que la douleur se dissipe, ce qui n’arriva en fait pas avant le lendemain.

Une fois mon corset remis en place, je ne sentais plus la douleur et c’est le lendemain que j’ai pu constater un bleu à l’emplacement même de cette si vive douleur.

Mais au-delà ce cela, par orgueil, je nous ai fait vivre une expérience négative, quelque chose dont nous n’avions pas besoin.

Alors que si j’avais dit quelque chose, mon safe word, nous n’en serions pas arrivés là.

Je prends donc conscience de l’intérêt de ce mot, l’intérêt de respecter ses limites, le fait que ce n’est pas à moi de décider de les dépasser ou non…

Je m’en veux, c’est certain…

Un tel comportement est à proscrire mais il fallait bien le vivre pour que je m’en rende compte.

Ce n’est pas tant la douleur ou les larmes mais le souvenir de la détresse dans les yeux de mon Complice qui me sert autant de punition que de rappel; son inquiétude a été à la hauteur de ma stupidité et je crois que j’ai compris que si je n’arrive pas à faire les choses dans mon intérêt, ce sera dans le sien.

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Le sado-masochisme

icone-smJe ne pense pas que pour aborder cette notion il soit possible de dissocier le sadisme du masochisme, ça pourra l’être ultérieurement ceci dit!

Ou tout simplement que je n’ai pas envie de séparer ce duo infernalement complémentaire puisque, dans ma/notre pratique, nous fonctionnons aussi en nous complétant.

Ce serait dans la petite enfance ou l’enfance que se développeraient ces penchants: le sadique parce qu’il refuse et le masochiste parce qu’il accepte. De fait, le sadique domine tandis que le masochiste se soumet.

Il peut exister naturellement les deux aspects chez une même personne, ce qui est mon cas; en fonction de qui se trouve en face de moi, je vais adopter un comportement ou l’autre. Ce n’est pas « ne pas savoir choisir » mais « s’adapter ». Cependant, le masochisme reste la tendance la plus évidente chez moi.

Le but d’une relation sado-masochiste ou SM est la recherche du plaisir lié à la douleur morale ou physique.

Il y a les instruments qui infligent la sensation douloureuse: gifles, fouets, contraintes, etc… Et l’humiliation: des mots, des ordres, des postures, etc…

Peut-on ensuite réellement expliciter l’excitation, le plaisir ressenti lorsque l’on fait souffrir quelqu’un?

Peut-on expliquer l’excitation et le plaisir ressenti chez une personne qui expérimente la douleur?

Dans le premier cas, il est évident que c’est le sentiment de puissance lié à la domination, pouvoir prendre le pas sur autrui, le bien-être inhérent à la maîtrise de l’intensité de la douleur infligée.

Le choix d’alterner entre douceurs et douleurs, varier l’intensité, la fréquence; en fin de compte conduire l’autre à un état larmoyant, l’affranchir de toute honte inhérente à la supplication, aux cris; libérer en somme!

Et c’est toujours éminemment jouissif de libérer, surtout quand il s’agit de son complice de jeux, l’élever en l’aidant… C’est faire preuve il me semble d’un sacré degré de don de soi et d’humanité contrairement à ce qui est généralement dit.

Grandir parce que l’on fait grandir.

Dans le second cas, le mien, ça me paraît plus flou…

Pour certains il s’agirait de pouvoir accéder à une punition salvatrice qui découlerait d’un sentiment de culpabilité conscient ou non.

Pour moi, pour l’instant, il s’agirait de remettre en question tout ce que l’on m’a enseigné de la douleur, remettre en cause son aspect négatif et souvent morbide pour l’explorer objectivement.

C’est, il me semble, une sensation qui est mise au banc car la première réaction est la notion de déplaisir: « ça fait mal ».

Mais au-delà de cela, est-ce que ça ne serait pas comme ces goûts qui sont au début amers et qui ensuite révèlent toutes leurs saveurs?

C’est donc la question que je me pose, si je dépasse la douleur, si mon sadique arrive à me l’apprendre, que vais-je découvrir?

Car là est mon premier challenge, savoir appréhender sans crainte et sans me crisper, la douleur.

Je n’y arrive pas toujours encore… Seulement parfois. je sais que c’est aussi intimement intrinsèque à l’humeur, la fatigue.

Mais ce que j’entrevoie est suffisamment prometteur pour que j’ai envie de repousser les limites de ma tolérance à la douleur.

Je ne saurais décrire exactement cet horizon mais je sais qu’il mène à une pleine conscience et maîtrise de soi, entre les mains d’un autre… Et que ça, c’est quelque chose qui correspond à un idéal pour moi!

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Dans la rue…

icone-collierLe soir-même où j’ai reçu mon collier, il avait été décidé que nous irions au restaurant et sortirions par la suite, profiter des autres plaisirs qu’une ville comme Toulouse peut offrir à deux âmes complices qui viennent de poser les bases d’une relation toute nouvelle.

Il était drôle de voir que tout à chacun avait à cœur de s’apprêter… Pour moi, après cette journée à jouer, à prendre autant de douleur que de plaisir, tout était à refaire; le maquillage, la coiffure et puis auparavant, me rafraîchir un peu.

Je ne sais plus à quel moment Asdrubael me dit: « Tu mets ton collier?! » et moi de répondre « Comme tu veux ».

Afin de ne pas dénoter davantage que cela, j’ai noirci mon maquillage, ébouriffé un peu mes cheveux, j’étais déjà en noir et vue ma tenue composée d’un corset, d’un chemisier de style japonisant, d’un pantalon (eh oui, j’étais prête à assumer les gifles qu’il faudrait pour ce choix!) et de chaussures à lanières aux chevilles, un collier en cuir noir riveté métallisé ne jurerait absolument pas!

D’autant que mes autres bijoux sont en argent.

Dans la voiture c’était facile, bien que la rigidité d’un collier neuf blesse légèrement la peau sans l’entamer ou même la faire rougir. La tête haute par cette contrainte m’oblige même à me tenir droite!

Dans la rue, je n’ai pas cherché le regard des gens, l’examen du trottoir m’absorbait complètement, les femmes se souviendront là que talons et pavés n’ont jamais fait bon ménage!

Au restaurant, tous les regards que j’ai pu croiser étaient souriants mais là non plus, je n’ai pas tellement cherché à voir de réaction préférant plonger mon regard alternativement entre les yeux de mon Maître et mon assiette.

Globalement il me semble que ce collier n’a été perçu par les autres que comme un « bijoux » un peu original.

Par la suite, nous avons retrouvé Mr Vice dans un bar à Chicha.

Là, je me suis vénérée d’avoir tout de même mis un pantalon, s’assoir et se lever presque par terre avec un corset c’est déjà suffisamment compliqué sans avoir en plus à veiller à ne point tout dévoiler jusqu’à sa conscience!

Là non plus le collier n’a pas fait grande impression, regardé à la dérobée mais sans plus.

Il a été considéré comme une originalité probablement. Je pense que personne n’a saisi le véritable sens du port de celui-ci.

Entre deux bars et le retour, deux passants ont tout de même eu un regard insistant. Il n’était pas question d’un regard outré, ni curieux mais je les ai plutôt perçus comme cherchant à détailler la chose.

Est-ce qu’en l’exposant ainsi mon collier a perdu de sa signification?

Non, en fin de compte, pour moi, qu’il soit là ou pas, c’est la même chose. Ça ne reste qu’un symbole, un message disant que je ne m’appartiens plus, qu’il faut en référer à un autre que moi, à celui que j’ai choisi.

En fin de compte, j’aurais aimé qu’il y ait des réactions davantage visibles, j’étais à l’aise moi-même mais, je cherchais tout de même les regards, preuve que moi je n’oubliais pas ce collier.

Mais notre comportement l’un vis à vis de l’autre se passait bien finalement d’un tel signe d’attachement, aucun doute sur la nature d’au moins un des liens qui nous animait.

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« Histoire d’O » de Pauline de Réage

Histoire d’O est très souvent considéré comme un classique de la littérature BDSM.
Écrit par Anne Desclos, connue sous les pseudonymes de Dominique Aury ou encore ici Pauline Réage, ce roman est paru en 1954 et ce n’est qu’en 1994 qu’elle admet en être l’auteur.
Le destinataire de cette lettre d’amour sous forme de livre est son collaborateur, Jean Paulhan dont elle est amoureuse et sera pour ainsi dire mise au défi par quelques mots de son amant: « Les femmes ne peuvent pas écrire de romans érotiques ». C’est lui qui insistera pour que le livre soit publié et visible aux yeux de tous.

Pauline de Réage fera ce que d’autres facettes ne peuvent faire à sa place, n’ayant pour elle que l’écriture afin de tenir en haleine un Jean Paulhan las et qui semble s’éloigner d’elle.

Odile devient alors O, rond parfait de la bouche qui en exhale le son, trou béant d’un organe livré à tous venants, cercle sans commencement ni fin…
Un peu comme le roman!

Lorsque l’on fait la connaissance d’O elle est déjà amoureuse et très attachée à Renée, son amant dominateur, elle est déjà initiée et sait plus ou moins obéir. Il a décidé de franchir une étape, d’éduquer O à recevoir et à être utilisée de tout homme comme s’il s’agissait à chaque fois de charmantes attentions à son égard de la part de son bien-aimé, tout autant des sexes anonymes que le fouet.
Cela se passera dans un lieu nommé Roissy, toute soumise y ayant séjourné reçoit en cadeau à la fin de son apprentissage une bague en fer qui, pour ceux qui en connaissent le sens, leur permettent d’user d’O à leur convenance.

Renée lui présentera ensuite son demi-frère, qu’O n’appellera jamais autrement que Sir Stephen et peu à peu, de soirées en soirées le trio ne sera plus qu’un duo, Renée s’effaçant chaque fois un peu plus.
Sir Stephen est bien plus sévère que l’ancien propriétaire d’O et cela n’est pas pour déplaire à cette dernière mais, elle aime Renée et cela ne se fait pas sans larmes.
Tandis que Sir Stephen éprouvera une affection peu commune pour sa nouvelle soumise, future esclave, qui ne s’en rendra que peu compte.

O travaille comme photographe dans une agence et Renée avant de l’abandonner tout à fait la prie bientôt de trouver une autre fille, qui sera tout comme elle initiée; il s’agit de Jacqueline, un jeune mannequin qui, sans le sou et vivant dans un appartement immonde avec sa famille, habitera un temps avec O.
Jacqueline sortira avec Renée, ce qui enflammera et alimentera toujours la jalousie d’O, avant d’elle-même faire un séjour à Roissy.
Jacqueline a une petite soeur: Nathalie.

Par la suite, O poursuit son perfectionnement avec Sir Stephen, elle lui est quasimment exclusivement réservée hormis lors de son séjour chez Anne-Marie qui forme un petit cheptel de soumises qui lui sont confiées.
A l’exception de la maîtresse des lieux, elles vivent nues et partagent leurs loisirs centrés autour du fouet, et s’occupent en dessinant, lisant, jouant aux cartes, se laissent dorer au soleil et parfois, partagent la couche d’Anne-Marie la nuit venue.
C’est ici qu’O sera, à l’issue de son passage, annelée sur le désir de Sir Stephen, et marquée du chiffre de son Maître. Si se faire percer semblera à O moins difficile que le fouet, se faire marquer au fer rouge la fera tourner de l’oeil. Une douleur foudroyante et peu à peu la perte de la conscience, ses yeux ne voyant, avant un rideau noir, que le visage de son maître inquiet pour son esclave.
Car, tel était le but de ce stage chez Anne-Marie, faire d’O une esclave docile formée telle que la souhaite Sir Stephen.

Les jours sembleront s’écouler de façon heureuse, Sir Stephen fier de posséder O et elle assumant totalement sa condition.
Jusqu’à des retrouvailles, des vancances: Renée et Jacqueline ainsi que Nathalie, Sir Stephen, sa servante et O.
Entre chaleur, nouveautés, jalousies féminines et ombres fraîches, Nathalie admire sans bornes O, elle veut être comme elle mais elle est trop jeune, alors elle suivra O comme son chien et fera sa camériste.

Le triomphe de O se fait lors d’une soirée, la dernière du livre ou sous le masque choisit avec soin par son maître, la chouette O se montrera en tant qu’esclave ayant atteint la perfection de son art, ayant donné sans compter, ayant été au bout de tout ce qu’elle pouvait donner, arrivant à un état de grâce: un objet exemplaire que l’on a plaisir à posséder.

La fin n’est pas figée, elle fait état d’O abandonnée par Sir Stephen, soit retournant à Roissy, soit mourant de la main de son maître.

Histoire d’O, c’est « une destruction dans la joie » d’après son auteur.
Le BDSM y est un paysage, l’abandon de soi absolu en est le sujet.
O est incomplète sans un homme, un maître; se donner est sa raison de vivre, sa façon d’être entière.

La première fois que j’ai lu ce livre, j’étais à l’université, le sujet du semestre était « L’érotisme dans l’art », pour me documenter j’ai acheté quelques livres un peu au hasard, celui-ci en faisait partie.
J’ai été fascinée par tout l’amour dont était capable O et j’ai réalisé que même s’il s’agissait d’un roman, ce genre de vie, d’aventures pouvaient exister.
J’ai été émue aux larmes lorsque Renée l’abandonna, moi-même n’ayant pas alors encore connu de véritable rupture à ce moment là.
C’est pour moi un roman d’amour au sens large, le fouet en accessoire, une façon de mettre un pied léger dans un monde où l’acceptation de soi puis l’engagement que l’on prend a vraiment un sens… Du moins, a eu un écho chez moi.

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Petit jeu virtuel 2

icone-jeuJe me suis aperçue que sur Internet, lors de discussions, on ne jouait pas beaucoup.

J’ai donc l’intention de vous parler de petits jeux à distance que j’ai pratiqué ou « inventé » (on n’invente jamais vraiment!).

Celui-ci est fait pour se découvrir, mais plutôt au niveau du physique.

Cela se joue avec une webcam et se nomme: « Est-ce que tu crois…? »

C’est nécessairement la personne qui connaît le jeu qui commence pour montrer l’exemple.

Exemple:

Question (personne n° 1): Est-ce que tu as un stylo près de ton ordinateur?

Réponse (personne n°2): Oui

Question (personne n° 1): Est-ce que tu crois que j’ai un stylo près de mon ordinateur?

Réponse (personne n°2): Oui
Réponse (personne n°1): Non, râté! (Vérification par webcam des alentours de l’ordinateur). En ce cas tu as un gage, je te propose d’enlever le haut!

Le but est donc aussi de poser des questions pièges par exemple sur un bijou, un tatouage, etc…

Si la personne n°2 avait bien deviné, c’est elle qui aurait donné un gage à la personne n°1.

Les gages peuvent aussi bien être enlever un vêtement que faire un petit quelque chose genre « à genoux ».

Il est évident par exemple qu’une personne qui aura réussi à cerner son interlocuteur ou interlocutrice aura plus de chance d’en voir et de faire faire à l’autre tout ce qui lui fera plaisir.

Pensez-vous avoir l’esprit assez aiguisé?

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Du nouveau!

iconeBCe qu’il y a de nouveau depuis hier soir c’est l’image principale du blog qui a changée: ABDSM.

J’aime les jeux de lettres et à mon sens, c’est maintenant que tout commence…

Ce n’est plus « BDS cherche son Maître » et d’ailleurs vous pouvez voir que cette catégorie a changée, c’est le BDSM et pour ainsi dire Bondless, version Asdrubael.

Nous nous sommes engagés sur une voie et nous verrons bien le résultat.

C’est débuter sans débuter.

Apparition de la section « Asdrubael & Bondless », création du compte Auteur d’Asdrubael sur ce blog, une photo supplémentaire dans le « Bondless Show ».

Et bientôt possibilité de le contacter, ça va de soi!

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Mon collier

icone-collierJe me suis absentée deux jours pour un évènement tout à fait particulier; c’est hier en après-midi que j’ai répondu à une question posée déjà  il y a 15 jours.

Oui, je veux être ta soumise, nous donner ce premier symbole d’engagement que nous pourrons considérer comme un point de départ sur tout ce qu’il y a à apprendre l’un de l’autre.

C’est une promesse que l’on s’est faite; celle qui nous permet de nous rassurer et d’aller de l’avant.

Il est entendu que tout à chacun sera honnête, que le but commun sera de tendre vers une volonté non seulement de faire de notre mieux mais aussi d’apprendre à être « meilleurs »: de plus en plus nous-mêmes! De s’entraider dans cette découverte…

En vérité, il n’a pas fallu beaucoup de mots…

Je savais ce qui m’attendait même si j’ignorais comment cela allait se dérouler exactement.

Assise, nue, j’ai attendu qu’Asdrubael revienne avec dans les mains un coussin sur lequel reposait un collier.

Ce n’est pas un bijou, ce n’est pas un collier de chatte mais un collier de chienne en cuir avec un anneau.

Il n’a fallu que quelque phrases pour qu’il me rappelle tout ce que signifiait d’accepter ce collier et que j’ai consigné dans un carnet que je lui ai remis…

Si au début j’ai pu franchement et intelligiblement prononcer mes « oui » afin  signifier mon consentement en le regardant, au fur et à mesure, ma voix s’est dérobée et j’essayais de reprendre tant bien que mal mes acquiescements d’un mouvement de tête, par la voix.

Non pas que ma volonté était entamée, j’ai juste été submergée par l’émotion et j’étais contente de ne plus avoir rien à dire à part relever mes cheveux et tendre le cou pour qu’Asdrubael l’attache.

Rien à voir avec un collier léger, le cuir était plutôt dur et l’anneau froid au premier contact.

Un peu plus tard, mon collier a été ôté pour un aspect pratique, dès qu’Asdrubael a tourné les yeux, j’ai mordu dans le cuir du collier, de toutes mes forces, à plusieurs reprises… Le mien, à moi, je l’ai marqué de mes dents pour qu’il ne puisse jamais être à personne d’autre.

Avec quelques heures de recul, avoir participé et accompli cet acte, c’ est un soulagement qui m’a valu des larmes, sans bien savoir pourquoi sur l’instant.

Ce n’est plus rêver sa vie mais vivre son rêve…

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Sur les tchats… 5

ritsukaEt parfois en essayant de chercher aussi sur internet son maître ou toute autre chose, on tombe sur des individus très curieux sur les tchats!

En voici une retranscription fidèle, ça s’est passé sur Dress.fr.

Le nom de mon interlocuteur a été changé pour préserver son anonymat.

MaîtreMachin a dit à 17:05 :
BSR VOUS ETES H OU REEL F POUR FANSTAMES SUIVIs?

Bondless a dit à 17:08 :
Ouh là!

Bonsoir, je suis une femme mais pas là pour le fantasme, juste pour le BDSM comme spécifié dans mon profil!

MaîtreMachin a dit à 17:08 :
OUI J AVAIS LU JE SUIS OK MAIS QU ATTENDEZ VOUS EN BDSM EXACTEMENT?

Bondless a dit à 17:09 :
A discuter…!

MaîtreMachin a dit à 17:09 :
Ok et possible echange au tel ?

Bondless a dit à 17:10 :
Non, car ma ligne n’est pas surtaxée!

MaîtreMachin a dit à 17:14 :
ON FAIT COMMENT?

*Clic*

Sur le principe, j’aurai pu me faire de l’argent! ^^

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