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Archive for août, 2009

Sur les tchats…

ritsukaEt parfois en essayant de chercher aussi sur internet son maître, on tombe sur des individus très curieux sur les tchats!

En voici une retranscription fidèle, ça s’est passé sur Dress.fr.

Le nom de mon interlocuteur a été changé pour préserver son anonymat.

Maitremachin a dit à 23:22 :
Bonjour je derange??

Bondless a dit à 23:23 :
Bonsoir, non

Maitremachin a dit à 23:24 :
Et mon age te derange t il??
ke recherch etu exactement?

Bondless a dit à 23:26 :
Non… ce que ej recherche? Ici, plus grand chose…

Maitremachin a dit à 23:27 :
Je recherhce une soumise sa t edit?

Bondless a dit à 23:29 :
Euh non pas là

Maitremachin a dit à 23:29 :
Sur msn?

*Clic!*

Oui « Clic », moi je ferme la fenêtre je ne dis même pas bonne nuit parce que là, c’est la consternation qui me saisi et ne me lâche plus. Fin de soirée, désillusion la plus totale…

Je finis en état de choc… Ou morte de rire… Au choix!

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Bondless s’intéresse au bondage

icone-bondagedParfois ça tient à pas grand chose, une discussion, un vieux souvenir et un désir se réveille: apprendre le bondage!

Aussi loin que je me souvienne, je n’ai jamais attaché qu’avec ce qui me tombait sous la main et il n’y avait là qu’un aspect pratique, aucune technique et aucun art.

Aussi loin que je me souvienne, je n’ai jamais été attachée et il va bien falloir expérimenter pour comprendre!

Il paraît que quand on essaie, on y prend goût, je verrai bien!

J’ignore même comment je vais pouvoir réagir, je devrai le savoir bientôt.

Internet regorge de ressources sur le sujet et lorsque j’aurai fait le tri, je vous détaillerai mes trouvailles.

Internet permet aussi de trouver des complices et dans mon cas un.

Cette découverte sera donc liée à la notion de plaisir ou de déplaisir que je pourrai y trouver avec cette personne et elle va sans aucun doute prendre une place à part.

Stay tuned!

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« Putain » de Nelly Arcan

livre-putainJ’ai mis longtemps à terminer ce livre, j’ai eu du mal à le poursuivre parce que je le trouvais cru et peut-être un peu trop à ressasser, l’impression de lire 3 fois la même histoire racontée avec de plus en plus d’acharnement.
Putain raconte donc quelques bribes de la vie d’une prostituée, de comment et pourquoi elle a voulu ce métier; peut-être pour cracher son venin à la face de ses parents, au sien, à celui de son psy.

Le jour, elle est étudiante en littérature, elle préfère étudier le jour garder ce semblant d’existence et avoir sa seconde facette après ses cours.
L’agence dont elle fait partie lui met à disposition une chambre d’hôtel, elle ne doit pas dégrader la chambre et doit au moins vider la poubelle en partant; ce qu’elle ne fait pas toujours, elle aime à contempler le souvenir des hommes passés au fond d’une poubelle, là où finit la jouissance.
Elle passe son temps à feuilleter des magazines féminins en attendant ses clients, se compare, jauge les filles sur papier glacé et réfléchit.
Elle pense à son père très religieux et cherche à démonter ses croyances et son raisonnement, elle pense à sa mère qui « larve » dans son lit à demi-morte, selon ses dires. Elle pense à sa sœur dont elle a fait une putain en prenant son prénom comme pseudonyme, elle pense à son psy rageant qu’il ne se conduise pas comme les hommes qui viennent lui rendre visite.

Est-ce qu’elle est ce qu’on peut appeler une « pute de luxe »?
Toujours est-il qu’elle voyage parfois, qu’elle compte son argent, ne manque de rien et que ce n’est pas dans n’importe quel hôtel qu’elle a une chambre.
Elle brosse aussi le portrait de ses clients qui ne se résume plus qu’à une infinité de sexes en érection, décrit comment elle leur ment en poussant des cris de jouissance à l’extrême, comment elle aime à les humilier s’ils viennent à constater qu’ils ne sont pas les seuls, retrouvant ça et là des poils.

La lecture n’est pas compliquée en soi mais l’auteur fait des retours en arrière, des bonds en avant et toujours considérant âprement le présent.
Pourtant moi qui suis d’ordinaire si négative, cette lecture m’a troublée.
On peut voir les choses comme elles sont ou comme on a envie de les voir.
Cette putain choisit de voir en son psy l’homme qu’elle n’aura jamais puisqu’elle n’a pas droit au bonheur et que, selon ses dires, ça ne lui arrive jamais, jamais elle n’a ce qu’elle veut.
Elle choisit d’incarner sa sœur, décédée sans quoi elle n’aurait jamais existé.
Elle voudrait se trouver face à face avec son père lors d’un rendez-vous et elle rejette sa mère tout en l’incarnant dans son immobilisme et sa dépression.

Je me demande si tout ça n’a pas été écrit pour mettre mal à l’aise les hommes qui louent les services des prostituées… Punir le lecteur pour ne pas s’en prendre au client qu’elle semble pourtant mépriser ou du moins remettre à sa place de client après le passage duquel elle pourrait crier, comme Brel: « Au suivant! ».

Qu’est-ce que j’ai appris dans ce livre?
Qu’il y a résolument plus négatif que moi, elle ne s’attaque pas directement mais attaque ses parents et elle à travers, je trouve cela insidieux.
A la fin, après avoir lu le livre, on espère juste que les choses vont s’arranger!

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BDS cherche son Maître

ritsukaAvez-vous constaté le jeu de mots?

BDS cherche son Maître (formant avec les majuscules l’acronyme BDSM)

Vous l’aviez vu? C’est déjà une bonne chose!

Voilà donc en partie pourquoi ce pseudo et pas un autre! Mais là n’est pas le sujet!

A ce jour, ma recherche est très simple: il s’agit de de trouver mon Maître avec sa majuscule, celui à moi fait pour moi.

Chercher la personne qui de son charisme m’incitera à me taire et rendra la chatte attentive, qui d’une main ferme saura faire conserver sa place à cette même chatte, qui de sa tendresse et sa douceur saura tout obtenir de la chienne, qui de son intelligence saura ne pas écraser un côté ou l’autre.

Il me laissera l’admirer à la dérobée ou au grand jour, sera juste sans être sévère, me laissera faire de lui ma raison de vivre, m’adoptera pour finalement, au moment propice, me laisser vivre à ses côtés.

Dans ces conditions il n’y a pas vraiment de limites et j’en demande déjà suffisamment pour ne pas avoir de critères physiques.

Voilà donc ma recherche… L’idéal dans les grandes lignes!

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Le cou: haut-lieu fantasmatique du BDSM

icone-collierParce que j’ai traité du collier, il me semble essentiel de parler de ce qui est en son centre, à savoir le cou/ la nuque.

N’avez-vous jamais constaté à quel point votre Maître caresse, embrasse cet endroit, y laisse nonchalamment la main et à quel point il lui est plaisant de l’orner d’un collier et le cas échéant d’y accrocher une laisse; prolongement de l’emprise qu’il a sur cette partie de votre physique.
Telle l’alliance au doigt de l’épousée, le symbole est très fort, donnant priorité à ce qui est au centre du cercle.

Biologiquement parlant, le cou est l’élément qui permet de relier la tête au corps. (Bien mademoiselle de La Palisse!).
Grossièrement: muscles permettant de bouger et de maintenir la tête, système vasculaire pour l’afflux du sang, système nerveux.

C’est un lieu de vie et de mort. Une main sur la gorge peut tout aussi bien effectuer un effleurement, une pression agréable ou mortelle et cela se voit dans certains jeux lié au contrôle de la respiration.
Quelqu’un qui porte la main à votre gorge détient alors ce pouvoir.

Sa symbolique fait aussi état de la communication de l’âme (tête) avec le terrestre (corps).
Une tribu d’indiens du Brésil considèrerait que le cou est le siège de l’âme animale de l’homme, toute la faune y passe d’ailleurs!
S’agirait-il alors de dompter l’animal en chacun sous cet angle?!

C’est dans la poésie que le cou trouve sa sensualité, sa beauté, et nombre d’écrivains l’ont célébré.
Le cou, c’est la proximité de la gorge désignant en vérité la poitrine et ce que l’on peut y entrevoir comme merveilles.
Sa teinte, l’aspect de la peau, permettent de deviner et imaginer les seins et la demoiselle qui rejette la tête en arrière que ce soit dans une rire ou un soupir, offre ainsi son cou, dans le but de charmer son amant, et c’est comme si elle offrait son buste où se trouve son cœur et donc son corps.

Je sais bien que les choses sont rarement faites au hasard mais l’inconscient veille au grain…
Un geste si simple vers un cou, c’est une prise de pouvoir d’un côté pile, et un abandon du côté face.
Refuser ce geste, quelle que soit l’intention, c’est refuser de s’offrir.

Et voilà comment de petits comportements orientent inexorablement une relation BDSM!

Sources:

Wikipedia,

Le dictionnaire des symboles de J. Chevalier et A. Gheerbrant,

Mes souvenirs poétiques,personnels et mes constatations.

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Le collier

icone-collierComposante importante dans le folklore BDSM, le collier est un cadeau du/de la Dominant(e) au/à la dominé(e); du Maître à sa soumise.
Son but est de signifier de manière visible ou non l’appartenance de la soumise à son Maître et c’est donc elle qui en porte la marque, qui est ainsi « attachée » à son Dominant.
Ce dernier ne porte que peu souvent un signe distinctif puisque le signe le plus visible est la soumise qui se tient près de lui.

Bien entendu, libre à chacun de se créer ses propres codes. Ainsi le collier peut prendre la forme d’un bracelet, d’une bague, d’une chaîne de cheville ou tout autre ornement du corps.

Certains colliers sont des chaînes fines associées à un pendentif, sur lequel on peut faire graver le nom de la soumise, le nom du Maître, un numéro de téléphone ou toute identification que le Dominant trouvera utile d’y faire figurer ou encore un petit tube en métal qui se dévisse, contenant ces informations.

Nous avons donc là un parallèle avec les colliers que l’on peut mettre sur nos animaux.
Une propriété ainsi visible aux yeux de tous et qui veut aussi dire: « Ne me prenez pas, j’appartiens à quelqu’un! », qui informe par la même tout autre Dominant que cette soumise appartient à un Maître, qu’elle doit le lui désigner si le nouveau venu le souhaite.
Ce principe du médaillon/pendentif peut être adapté sur les bracelets et autre bijoux qui entourent une partie du corps.
Car, l’idée est là: être lié.

D’autres colliers sont de cuir ou en métal rigide et bien plus solide qu’une chaîne fine. Ils ont aussi une utilité autre que le symbole de possession et ont un design proche des colliers pour animaux. Un anneau à l’opposé de la fermeture est riveté afin de pouvoir y accrocher une laisse, un maillon ou mousqueton pour attacher la soumise par ce collier à tout ce que l’on peut imaginer.

C’est de cette manière que la personne soumise donne dans une attitude et une symbolique forte, sa liberté, qu’elle se confie entre les mains de celui qu’elle a choisi.

Le collier peut donc tout aussi bien être un accessoire de jeu qu’une image symbolisant l’appartenance de la soumise à son Maître.

Il est très souvent dit d’une personne soumise et sans Maître ou Maîtresse qu’il/elle est un(e) chien(ne) sans collier.
Le collier définit donc par essence le fait d’être engagé dans une relation particulière, à l’image d’une alliance au doigt des époux, c’est aussi l’idée du cercle qui est à retenir, la soumise se trouvant ainsi au centre de celui-ci, ni commencement ni fin, c’est un symbole éternel et stable.
Sans parler du parallèle à la sexualité qui est évident et fait référence aux organes.

Certains auront à cœur de très vite se lier à leur propriété et le collier rentrera vite en ligne de compte, une fois les premiers accords sur les activités BDSM définis ou encore à la signature d’un contrat.
Pour d’autres c’est quelque chose qui ne viendra qu’à la fin d’une éducation, comme récompense.
Pour d’autres encore, cela viendra à un moment fort de la relation, pour valider un pallier mais non pas encore un résultat définitif.
C’est donc à la discrétion de chacun, il n’y a pas de règles dans le domaine.

D’un côté c’est très rassurant, savoir que l’on appartient à quelqu’un, qu’il y a un objet qui signifie ce qui n’était alors dit uniquement par des mots.
De l’autre côté, c’est un peu inquiétant car il y aura la responsabilité inhérente à l’acceptation dudit collier: toujours lui faire honneur.

Il est à mon sens incontestable que la présence d’un tel objet sur soi a un pouvoir, celui de savoir se rappeler à notre bon souvenir à chaque mouvement.
Et c’est là le dernier point: le collier est là pour rappeler à la soumise sa promesse, sa position, sa place et c’est la réciproque pour le Maître qui le contemple.

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Entre chienne et chatte

icone-chatte-chienneS’il y a moins d’un mois je me considérais comme chienne uniquement, une nouvelle formulation m’est apparue en tête: entre chienne et chatte!

A savoir ce que cela signifie…

Le coté chienne, c’est la docilité, la fidélité, Lassie chienne fidèle, j’ai longtemps été admirative devant elle!

C’est aussi celle qui n’a honte de rien, qui s’oublie entre les mains de son maître, celle qui éprouve de la fierté à obéir et à se trouver aux pieds de celui qu’elle a choisit.

Elle n’a pas peur de grand chose et elle fait une confiance aveugle.

Et puis il y a la chatte, un peu plus indépendante autant dans les activités que dans le besoin éternel de contact et de caresses. Si la chatte en a assez, elle va faire autre chose avant de revenir, si son maître n’a pas bougé.

Elle est donc dépendante jusqu’à un certain point.

Sait mordre et griffer si elle s’estime en danger.

Est un peu plus raffinée que la chienne, elle aime à faire attention à son apparence.

J’ai mon coté chatte qui ressort très fortement maintenant alors que le coté chienne est moins présent.

J’ai souffert, je suis plus alerte maintenant, je peux faire des entrechats qui me permettent de retomber sur mes pattes!

Et c’est probablement pour cette raison que je deviens un peu chatte, chapardeuse et coquine, il n’y a de faute que si je suis prise sur le fait.

La punition, j’essaierai davantage de l’esquiver par malice plutôt que de m’y soumettre docilement.

Être chatte c’est être un peu rebelle,  pour ainsi dire, remettre en question les choses sur la forme mais pas nécessairement sur leur fond.

Je reste soumise mais une soumise avertie, j’en vaux donc 2: chatte et chienne!

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Les degrés de soumission

icone-reflexionIl est souvent de bon ton de dire qu’il y a 9 niveaux de soumission. Cette idée provient du livre de Diane Vera « The Lesbian S/M safety manual » publié en 1988.

C’est donc le nombre de référence que l’on peut trouver dans les sites/blogs et assimilés et reconnu dans les différentes communautés existantes.

En fait ces 9 degrés sont regroupés sous 3 grandes catégories:
1. Le (la) pseudo soumis(e)
2. Le (la) vrai(e) soumis(e)
3. L’esclave

(Et après on vient se demander: « Comment ça se fait qu’il y ait une distinction vrai/faux? »!)

1. a. Définit un penchant pour adopter un zeste de piment dans la sexualité.
- « Et si on jouait avec des glaçons? »

1. b. Définit un penchant pour les jeux de rôles jusqu’à, parfois, l’humiliation.
- »Oui Professeur, j’ai été une vilaine fille, je n’ai pas de culotte sous ma jupe! »

1. c. Définit un penchant pour jouer à l’esclave.
- »On dirait que tu m’aurais achetée et maintenant tu aurais décidé d’inspecter dans les moindres détails ta nouvelle acquisition alors que je te sers à boire ».

2. a. Définit un penchant à laisser de façon temporaire (et limitée dans les grandes lignes) le contrôle à son partenaire dans une recherche de plaisir personnel.
- »Je te donne rendez-vous au parking, je serai nue sous mon manteau, tu pourras faire tout ce qui te passe par la tête et qui me plaît sur le siège arrière de la voiture! »

2. b. Définit un penchant à servir autrui pour sa satisfaction personnelle, donnant le contrôle temporaire et limité dans les grandes lignes à son partenaire.
- »Ce soir, je suis ta soubrette, à tes ordres, je te servirai le dîner que j’ai cuisiné et puis tu me prendras dans la salle à manger pendant le service ».

2. c. Définit un penchant à servir autrui pour sa satisfaction personnelle, donnant le contrôle temporaire (jusqu’à ce que l’esclave en ai assez) à son partenaire.
- »Non, il n’est pas question que je passe sous la table pendant que tu manges ton dessert, je refuse et puis, maintenant, j’ai plus envie de jouer, tu m’as tout coupé, je vais me coucher! »

3. a. Définit un penchant à se placer sous l’égide d’un Maître/une Maîtresse, en le ou la favorisant, de préférence.
- »Je suis à toi, je t’ai obéit, j’ai bien été chercher tes affaires au pressing, je vais boire un verre avec mes collègues demain après le boulot, ça t’ennuie pas? »

3. b. Définit un penchant à se placer sous l’égide d’un Maître/une Maîtresse en tant que raison de vivre, en le ou la favorisant absolument.
- »Je suis à toi, non, la journée n’a pas été longue à la maison, t’attendre est un plaisir qui me rapproche sans cesse de l’heure où tu rentres, j’ai obéis et fait tout ce que tu m’as ordonné! »

3. c. Définit un penchant à se placer sous l’égide d’un Maître/une Maîtresse en tant que raison de vivre et loi, en le ou la favorisant absolument. (Utopie selon Diane Vera).
- »Je suis à toi, je t’obéis et je ferai n’importe quoi pour toi, tu es ma loi: n’est illégal que ce que tu décides! »

J’ai fait de mon mieux pour illustrer les degrés afin d’éviter un copier/coller, j’espère que cela se comprendra sans efforts puisque, la façon dont c’est définit dans le livre, je trouve ça plus qu’obscure!

Je suis davantage portée à croire qu’il y a 3 niveaux dont la gradation est: soumise, chienne, esclave.
La soumise: se prête volontiers aux différents jeux qu’on lui propose, les étudie et en fin de compte choisit ce à quoi elle souhaite adhérer. Reste indépendante dans ses choix professionnels, la gestion de ses finances, sa famille, etc… même si elle peut être conseillée par son Maître. Bénéficie de toutes ses possessions.

La chienne: il ne s’agit pas tout à fait d’une animalisation, un Homme reste un Homme, un animal reste un animal même s’il peut y avoir des similitudes. La chienne choisit son Maître et le reconnaît en tant que tel. Cela suggère ensuite une dépendance à beaucoup de niveaux voire tous puisqu’il peut imposer et décider. L’assentiment de la chienne est tout de même de préférence recherché. A des possessions limitées.

L’esclave: en version moderne, dépend complètement de son Maître, une fois que les règles sont définies, ne peut plus refuser. Son rôle est de se conformer et d’exécuter pour le bien être exclusif de son Maître, aucune négociation possible, perte du dialogue après coup. N’a aucune possession. Cela suggère évidemment une connaissance parfaite de l’autre.

Les deux définitions ont des similitudes, l’idée est que plus la soumission est importante, moins on s’appartient.
Certains préfèreront l’une ou l’autre ou encore progresser pas à pas.

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« Le fouet » de Martine Roffinella

livre-lefouet« Le fouet » de Martine Roffinella est un roman, une fantaisie teintée de vrai et de connu de tous.
Tout commence par la généalogie et voilà que nous apprenons la généalogie sexuelle du personnage principal.
Ses premiers émois, ses découvertes, le tout ponctué d’un fil conducteur: une jeune femme de 30 ans entre dans une petite quincaillerie aux odeurs désuètes et achète un fouet.
Le récit s’emballe et ce fouet prend une place toute personnelle, un prolongement du corps et de la personne. Instrument de plaisir, de pouvoir puis peu à peu de vengeance.
La vengeance contre ceux qui mettent un caractère obscène sur ce qu’est une petite fille, vengeance sur le silence parental, vengeance même sur la mort.

125 pages d’écriture fluide qui transportent jusque dans la peau de ce personnage principal féminin dont j’ai oublié le nom…
Mais peu importent les noms puisqu’ils sont souvent tronqués ou seulement évoqués une fois ou deux au gré des pages.

Ce sont les impressions, la soumission sous-jacente qui l’espace d’un instant devient domination par un seul accessoire.
D’abord l’état des lieux, les définitions et leur passé, ensuite les proies qui se succèdent face à ce fouet irascible et enfin, une fin, véritable mais qui laisse un sourire goguenard au visage et de quoi consoler toutes les petites filles qui sommeillent dans un même idéal.

Nul doute que j’ai apprécié ce livre, pour ce qu’il y a de divertissant et d’amusant dans un retournement de situation, ce qu’il y a de drôle de voir que le héros du livre n’est qu’un objet, autant de convoitises et de frissons qu’il suscite.

La scène qui m’a laissée le plus rêveuse si je peux dire, c’est celle qui prend place dans une brasserie avec la fille n°3, et débute page 67.
J’ai retrouvé la description parfaite de ce qui s’impose parfois à moi, une vision suivie d’une kyrielle de détails où il n’y a ni perfection, ni imperfection mais, désir et une précision acérée… Cet instinct prédateur!
Un verre offert à la fille n°3, une bataille rangée, cachée sous le sceau de la politesse et la peur de créer un scandale, qui plie avec une facilité déconcertante, tout semble si facile!
Le lieux sera les toilettes de la brasserie, et non pas sa maison ou un hôtel, où les cris de jouissance de la fille n°3, prise sans vergogne par le fouet, se répercuteront en échos sur les murs carrelés et où elle restera pantelante, le billet laissé sur un coin du lavabo par celle qui, plus conquérante que jamais, paie son dû.

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Qui suis-je?

b-de-bondlessJe suis une jeune femme de 29 ans dont le prénom commence par un B.

J’ai eue une enfance pas si mal et une belle adolescence, j’ai toujours été le centre d’intérêt de tous et j’ai été habituée à avoir tout ce que je voulais. Non pas que cela me tombait du ciel mais je faisais ce qu’il fallait pour l’obtenir.

C’est comme ça que j’ai pu faire des études artistiques!

Tout compilé j’ai dominé 5 ans des hommes et ma plus belle réussite fût un travesti, Sabrina, dont je n’ai plus de nouvelles depuis longtemps… Depuis que j’ai essayé de me ranger dans un couple dans lequel j’ai malgré tout essayé de dominer mais en ayant perdu de ma superbe.

Une fois cette folie passée, je suis tombée sur quelqu’un de tout à fait particulier qui a su me soumettre. Il m’a nommée L et toute ma vie a tournée autour de ça jusqu’à ce que, je veuille rendre mon collier en même temps qu’on me l’a arraché.

Quelques heures après j’ai tenté de tout réparer mais à croire que j’étais déjà raisonnée car, j’avais déjà réussi à quitter mes avatars pour prendre celui qui a été avant cette relation qui a été ma première soumission: Bondless, « sans lien » et en fait sans collier.

A la fois fière et triste de me retrouver seule car repoussée, n’appartenant qu’à moi, je me redécouvre là où je m’étais perdue et je reprends tout, comme s’il n’y avait eu qu’une parenthèse:

Bondless: BDS cherchant son Maître, entre chatte et chienne!

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