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« Le fouet » de Martine Roffinella

livre-lefouet« Le fouet » de Martine Roffinella est un roman, une fantaisie teintée de vrai et de connu de tous.
Tout commence par la généalogie et voilà que nous apprenons la généalogie sexuelle du personnage principal.
Ses premiers émois, ses découvertes, le tout ponctué d’un fil conducteur: une jeune femme de 30 ans entre dans une petite quincaillerie aux odeurs désuètes et achète un fouet.
Le récit s’emballe et ce fouet prend une place toute personnelle, un prolongement du corps et de la personne. Instrument de plaisir, de pouvoir puis peu à peu de vengeance.
La vengeance contre ceux qui mettent un caractère obscène sur ce qu’est une petite fille, vengeance sur le silence parental, vengeance même sur la mort.

125 pages d’écriture fluide qui transportent jusque dans la peau de ce personnage principal féminin dont j’ai oublié le nom…
Mais peu importent les noms puisqu’ils sont souvent tronqués ou seulement évoqués une fois ou deux au gré des pages.

Ce sont les impressions, la soumission sous-jacente qui l’espace d’un instant devient domination par un seul accessoire.
D’abord l’état des lieux, les définitions et leur passé, ensuite les proies qui se succèdent face à ce fouet irascible et enfin, une fin, véritable mais qui laisse un sourire goguenard au visage et de quoi consoler toutes les petites filles qui sommeillent dans un même idéal.

Nul doute que j’ai apprécié ce livre, pour ce qu’il y a de divertissant et d’amusant dans un retournement de situation, ce qu’il y a de drôle de voir que le héros du livre n’est qu’un objet, autant de convoitises et de frissons qu’il suscite.

La scène qui m’a laissée le plus rêveuse si je peux dire, c’est celle qui prend place dans une brasserie avec la fille n°3, et débute page 67.
J’ai retrouvé la description parfaite de ce qui s’impose parfois à moi, une vision suivie d’une kyrielle de détails où il n’y a ni perfection, ni imperfection mais, désir et une précision acérée… Cet instinct prédateur!
Un verre offert à la fille n°3, une bataille rangée, cachée sous le sceau de la politesse et la peur de créer un scandale, qui plie avec une facilité déconcertante, tout semble si facile!
Le lieux sera les toilettes de la brasserie, et non pas sa maison ou un hôtel, où les cris de jouissance de la fille n°3, prise sans vergogne par le fouet, se répercuteront en échos sur les murs carrelés et où elle restera pantelante, le billet laissé sur un coin du lavabo par celle qui, plus conquérante que jamais, paie son dû.

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7 Réponses à “« Le fouet » de Martine Roffinella”

  1. Roffi dit :

    Merci infiniment pour cette si belle lecture de mon livre.
    Bien à vous,
    Martine.

  2. Bondless dit :

    Je ne sais si je vais oser croire qu’il s’agit bien de l’auteur d’un livre qui m’a tant plut qui m’a écrit là?

    Merci mais, toutes mes excuses pour n’avoir pas su à mon sens retranscrire véritablement le plaisir que j’ai eu à lire « Le fouet ».

  3. Roffi dit :

    Mais oui, c’est bien moi ! Une amie m’a informée de votre article, alors je suis venue visiter votre site, que je ne connaissais pas.
    Vous avez très bien lu cet ouvrage, qui a été publié pour la première fois en 2000 chez Phébus. L’édition en poche m’a permis – et ce fut une joie – de toucher un nouveau lectorat.
    Merci encore.
    Bien à vous,
    Martine.

  4. Bondless dit :

    C’est vrai que c’est tout récent par ici!

    Je déambulais dans la plus grande et unique librairie de ma ville à la recherche de tout ouvrage à connotation BDSM, aucun titre en tête, juste l’espoir de tomber par hasard sur quelque chose de sympa…
    « Le fouet »… C’est sûr qu’avec sa couverture rose flashy, je l’ai vu, à peine feuilleté et directement acheté.

    Je lis généralement 6 à 7 livres en même temps mais celui-ci, je ne l’ai pas lâché avant de l’avoir terminé.

    Merci pour cet ouvrage qui dit si bien ce que plus jeune je n’arrivais même pas à formuler dans ma tête!

  5. Roffi dit :

    Points-Seuil a depuis sorti une autre version poche du Fouet (N° P2077) – la couve est assez sympa, et en quatrième il y a une petite photo de ma pomme. Ils se sont juste trompés sur ma date de naissance – je suis de 1961 (donc une très vieille peau !).
    En ce moment je travaille sur un nouveau roman, qui tente d’aborder le rapport domination/soumission sous un angle inédit. Vaste défi !!!!! Le titre provisoire est « Camisole-moi ». Mais chut…
    Amicalement à vous,
    M.

  6. Bondless dit :

    La photo! La photo!
    (J’aime les photos ^^)

    « Très vieille peau »? Je ne crois pas qu’il y ait ce genre de considérations dans le BDSM, de fait, je ne m’y accroche plus.

    Eh bien, le temps que vous travailliez sur votre nouveau roman, que je ne manquerais pas d’acheter vu que le sujet m’intéresse hautement, j’aurais le temps de lire les autres livres que vous avez publié!

  7. Roffi dit :

    Je vois que vous m’avez googuélisée… Vous découvrirez donc des photos sur les différents sites qui causent de mes bouquins. Et puis il y a Pivot, en 1988…
    C’est vrai que je suis une vieille dame de la littérature…
    Amitiés,
    M.

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